

Guide NBA 2025-2026 : Washington Wizards


Des jeunes et des défaites
D’un point de vue sportif, nul n’attendait grand chose de la saison 2024-2025 de Washington. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Wizards n’ont déçu personne. La franchise a terminé bonne dernière de la conférence Est avec un 18 petites victoires pour 64 défaites, soit le cinquième plus mauvais bilan de son histoire. La lutte à distance avec le Jazz pour le titre honorifique de lanterne rouge de la ligue, brillamment remporté par Utah, ne restera pas dans les mémoires.
Sur le plan statistique, il n’y a pas grand chose à sauver non plus. Dernière écurie NBA à l’Offensive Rating, 27ème au Defensive Rating, pire Net rating de la saison (-12,4), les hommes de la capitale étasunienne n’ont pas fait les choses à moitié.
Un contexte dramatique au premier abord, qui s’explique par le fait que les sorciers ont axé leur saison autour du développement de leurs jeunes talents plutôt que sur la compétitivité. Ainsi, les jeunes pousses que sont Alex Sarr, Bilal Coulibaly, Bub Carrington et Kyshawn George ont eu tout loisir de s’exprimer. Et de montrer leur potentiel !
Parmi eux, le rookie tricolore Alex Sarr s’est distingué. Pour sa première saison en NBA, le 2nd choix de la Draft NBA 2024 a compilé 13,0 points, 6,5 rebonds et 2,4 passes décisives de moyenne. De quoi ravir le trophée du meilleur débutant du mois de décembre, et terminer au sein de la All-Rookie First Team.
Autres rookie ayant bénéficié à plein du contexte des Wiz, Bub Carrington et Kyshawn George ont flirté avec la barre des 10 points l’essentiel de l’année malgré quelques approximations à la finition (40,1% au tir pour le premier, 37,2% pour le second). Plus inspiré offensivement, Bilal Coulibaly a lui franchi un nouveau cap.
Plus prolifique que lors du précédent exercice (12,3 unités la saison dernière, contre 8,4 en 2023-2024), plus créatif (3,4 assists contre 1,7) et impliqué au rebond (5,0 contre 4,1), l’ancien des Metropolitans a montré de beaux progrès sans toutefois être épargné par les blessures (59 matchs disputés seulement). De bon augure pour la suite.
Réduire les finances pour l’avenir
L’objectif des Wizards pour cet été était clair : assouplir la masse salariale en vue de futurs mouvements plus ambitieux. Une stratégie qui a poussé la franchise, outre Marcus Smart et Richaun Holmes, à bazarder Jordan Poole et ses 64 millions de dollars sur deux ans, échangés contre C.J. McCollum (Pelicans).
Si ce transfert ne correspond pas forcément à l’ADN jeune et athlétique de Washington, il apporte en revanche de l’expérience et du leadership au sein du groupe, tout en libérant du cap. Le front office a en revanche parfaitement manoeuvré en s’attachant les services de l’ex-star de Villanova, Cam Whitmore. Freak athlétique avec un penchant pour l’attaque, l’ancien des Rockets, barré par Amen Thompson et TariEason dans le Texas, a tout pour exploser à Washington. Et constituer l’une des pierres angulaires du projet des Wizards à moyen terme.
Enfin les Wiz ont mis la main sur le meneur Will Riley et, surtout, l’explosif arrière Tre Johnson lors de la Draft. Capable de cartons au scoring, ce dernier devrait rapidement faire parler de lui. Au point que certains observateurs n’hésitent pas à en faire leur favori pour le titre de Rookie de l’Année.
Grâce à ces ajustements, les Wizards disposent désormais d’une flexibilité salariale estimée à 58,6 millions de dollars pour la saison 2026-27 ! Avec un groupe jeune et talentueux, la franchise pourra donc se pencher sur le cas des gros free agents à venir l’été prochain (LeBron James, Trae Young, Zach LaVine…) pour redevenir compétitive.
Roulez jeunesse !
L’objectif principal de cette saison 2025-2026 sera de capitaliser sur le jeune noyau formé notamment par Alex Sarr, Keyonte George, Bilal Coulibaly et Tre Johnson. Et les résultats de l’équipe risquent par conséquent d’être étroitement liés aux performances individuelles des joueurs précités.
Et au vu de la qualité annoncée de la prochaine cuvée de rookies (A.J. Dybantsa, Cameron Boozer, Darryn Peterson…), il serait pour le moins surprenant de voir Washington jouer autre chose qu’une belle place à la lottery.
Dans la lignée des dernières saisons (14ème à l’Est en 2024, 15ème en 2025), les Wizards squatteront donc les bas-fonds de l’Est en 2025-2026. Avec l’espoir de rafler un meilleur pick de Draft tout de même. Avant-dernier bilan de la ligue au printemps dernier, les protégés de Brian Keefe avaient dû se satisfaire du 6ème choix seulement (Tre Johnson) lors de la grand messe.
Alex Sarr : le pivot du futur
Choisi en deuxième position de la Draft NBA 2024 derrière son compatriote Zaccharie Risacher, Alex Sarr est considéré comme le futur des Wizards. À seulement 20 ans et au sortir d’une belle première campagne (13,0 points, 6,5 rebonds, 2,4 passes et 1,5 contre en 67 matchs), le Bordelais de naissance présente un énorme potentiel, grâce notamment à sa capacité à (trop) s’écarter. Défensivement, il impressionne déjà par son timing et ses qualités athlétiques, qui en font tout bonnement l’un des meilleurs protecteurs de cercle de la ligue (1,5 block de moyenne).
A condition de polir son jeu offensif (39,5% d’adresse générale), de régler sa mécanique de tir (67,9% aux lancers) et de revoir sa sélection de tirs (5,1 tirs à trois points par match), l’ancien du Real Madrid pourrait prendre une toute nouvelle dimension cette année à Washington, où la concurrence à l’intérieur reste très limitée.
Une perspective qui pourrait rapidement placer Alex Sarr au centre du projet des Wizards en vue de retrouver rapidement les Playoffs. Un tournoi final auquel les joueurs de la capitale américaine n’ont plus participé depuis 2021. Un beau challenge pour notre frenchy !

ATLANTA HAWKS 












WASHINGTON WIZARDS 





































