

Guide NBA 2025-2026 : Miami Heat


Le Heat refroidit
Nouvelle saison pour rien à South Beach ! Pour la troisième année consécutive, le Heat a dû passer par le Play-In pour valider son ticket en Playoffs. Et pour la deuxième année de suite, la postseason s’est stoppé nette dès le premier tour. Balayés par Cleveland, les finalistes 2023 ont en plus dû composer sans leur leader historique !
En conflit avec la direction floridienne depuis quelques temps, Jimmy Butler a plié bagage à la deadline pour rejoindre la baie de San Francisco. En échange, Miami a récupéré Kyle Anderson, parti depuis à Utah, et Andrew Wiggins.
Avec tous ces changements, la saison du Heat fut assez tumultueuse. Malgré l’apport intéressant de Davion Mitchell et la progression affichée par un Tyler Herro auréolé de sa première étoile de All-star, le bilan comptable des Heatles au terme de la saison régulière reste nettement en dessous des attentes. Point culminant de cette campagne morose : la franchise a enchainé dix défaites consécutives, une première sous l’ère Spoelstra !
Le tournoi de Play-In fut géré sans trop d’encombres, le Heat s’étant défait de Chicago et Atlanta. Mais face à l’ogre de l’Ohio, meilleur bilan de la conférence, l’affaire fut vite plié. 4 petits matchs, un coup de balai cinglant et une déculottée record lors de la quatrième manche (138-83, +55). Un exercice à oublier pour les fans floridiens, peu habitués à pareilles déconvenues ces dernières années…
Miami n’attire plus ?
Lorsqu’une équipe promet des changements radicaux pour redevenir compétitive, mais ne les opère pas, c’est problématique. Et ça l’est encore plus quand cette même franchise choisit de ne pas maintenir le cap annoncé.
Selon plusieurs sources, Miami se serait en effet assis sur plusieurs possibilités de trades concernant Giannis Antetokounmpo et Kevin Durant faute de daigner y inclure Jaime Jaquez Jr., Nikola Jovic, Haywood Highsmith et un choix de Draft. Autant d’opportunités inespérées de renforcer l’effectif sans sacrifier Tyler Herro, Bam Adebayo ou le jeune Kel’el Ware restées lettre morte cet été.
Du reste, tout n’est pas à jeter non plus. La prolongation low-cost de Davion Mitchell, ainsi que l’arrivée de Norman Powell – auteur de la meilleure saison de sa carrière sous les couleurs des Clippers en 2024-2025 – devrait garantir un niveau plancher suffisant pour ne pas couler au sein d’une conférence est toujours très ouverte.
Surtout, les deux arrières devraient s’avérer extrêmement précieux dans un domaine dans lequel Miami a péché la saison passée : La défense au périmètre ! Powell et Mitchell rendront le backcourt bien plus physique et plus agressif et pourraient ainsi générer des pertes de balle qui alimenteront le jeu en transition.
Sur attaque placée, les deux hommes peuvent créer leurs propres shoots ou servir leurs partenaires, mais leur grande force sera de tirer parti du spacing crée par Tyler Herro. Si ce trio extérieur parvient à s’accorder, Miami pourrait redevenir dangereux. La Heat culture n’est peut-être pas morte.
Qu’attendre de ce Heat ?
La majorité des spécialistes s’attend à ce que le Heat vise une qualification directe en Playoffs, ce qui serait une première depuis 2022. Pourquoi pas, après tout l’équipe s’est renforcée à l’intersaison alors que, dans le même temps, d’autres écuries comme les Celtics où les Pacers ont fait un pas en arrière.
Pour parvenir à ses fins, Miami va devoir continuer son travail de sape en défense. Septième équipe au nombre de points encaissés en moyenne par match l’an dernier, le Heat pourrait même faire mieux en 2025-2026 sous l’impulsion de Kel’el Ware, susceptible de transfigurer la raquette floridienne aux côtés de Bam Adebayo, et du stoppeur Davion Mitchell sur les lignes arrières.
Mais le salut des protégés d’Erik Spoelstra viendra surtout de leur capacité à marquer des points. 24ème au scoring l’an dernier avec seulement 110,6 points inscrits par rencontre, Miami va devoir retrouver de l’allant offensivement pour grimper dans la hiérarchie de la conférence Est. Et se montrer plus agressif aussi pour se faciliter la tâche.
Avec 20,2 petits lancer-francs tentés seulement en 2024-2025 (27èmes), les hommes de South Beach devront se montrer plus conquérants pour récupérer des points faciles et alimenter la marque. A défaut, il sera bien compliqué pour les Floridiens d’espérer mieux que le Play In au printemps prochain.
Kel’el Ware
À 21 ans, le sophomore est la véritable révélation du dernier exercice du Heat. Retenu en 15e position à la draft 2024, le natif de l’Arkansas avait terminé 6ᵉ dans la course au titre de meilleur rookie, compilant notamment un quasi double-double de moyenne sur sa seconde moitié de campagne avec 10,7 points et 9,7 rebonds par match.
S’il a déçu en Playoffs, le big man a montré de très belles choses lors de la présaison. Et prouvé qu’il faudrait compter sur lui cette année. Avec 17,8 points et 11,5 rebonds en moins de 24 minutes par rencontre, Kel’el Ware a régalé. Et fait fantasmer les fans floridiens sur son véritable potentiel avec une adresse derrière l’arc insoupçonnée (38,1% en 6 matchs de préparation).
A condition de garder le cap lors de la saison régulière, l’ancien d’Indiana pourrait bien être le facteur X de Miami en 2025-2026.

ATLANTA HAWKS 












WASHINGTON WIZARDS 



































