

Guide NBA 2025-2026 : Phoenix Suns


La grande désillusion des Suns
Il n’est pas exagéré d’affirmer que la saison 2024-25 des Phoenix Suns fut la plus décevante de toute la NBA. L’équipe possédait la masse salariale la plus élevée de la ligue et alignait un trio de stars composé de Kevin Durant, Devin Booker et Bradley Beal, avec l’ambition claire de jouer le titre. Mais la réalité fut toute autre dans l’Arizona.
Sous la houlette de Mike Budenholzer, recruté à l’intersaison, les choses avaient pourtant bien commencé. Les protégés de Matt Ishbia signaient 9 succès en 11 matchs pour lancer leur saison avant de rentrer dans le rang puis de s’effondrer après le break du All-Star Game.
Avec 24 revers sur les 35 dernières rencontres de la saison, Phoenix coulait à pic et ratait le Play In pour cause de 11ème place à l’Ouest (36 victoires et 46 défaites). La conclusion tragique d’un exercice marqué par des dissensions internes, au premier rang desquelles des tensions entre Kevin Durant et son coach.
Un scenario catastrophe que peu auraient imaginé en dépit du déséquilibre flagrant que l’équipe présentait au coup d’envoi de la saison, complètement dépendante du rendement de ses lignes extérieures. Et une désillusion qui aura eu raison des derniers espoirs de la franchise dans son Big 3, démantelé cet été au profit d’une reconstruction autour de Devin Booker, seul rescapé du naufrage des hommes de l’Arizona.
Le début d’une nouvelle ère dans l’Arizona
Décidé à tourner la page et à repartir d’une feuille (presque) blanche, Phoenix a réalisé un premier transfert XXL en expédiant Kevin Durant à Houston en échange de Dillon Brooks et, surtout, de Jalen Green. Meilleur scorer des Rockets l’an dernier, le 2ème choix de la Draft 2021 est promis à un bel avenir dans la ligue. Et pourrait profiter pleinement de l’expérience de D-Book, prolongé pour cet été, pour passer un cap dès l’année prochaine.
Mais ce n’est pas tout. En envoyant KD dans le Texas, les Suns ont aussi mis la main sur le 10ème choix de la dernière Draft NBA, l’intérieur de Duke Khaman Maluach. Un big man défensif de premier plan capable de donner rapidement aux Suns un ancrage dans la raquette et d’apporter la dissuasion nécessaire pour se montrer ambitieux.
Récupéré à Charlotte pendant l’intersaison, Mark Williams pourrait lui-aussi constituer une bonne pioche. En relais ou associé à Maluach, l’ancien Hornet (15,3 points et 10,2 rebonds) offrira aux Suns le scoring qui lui manquait la saison dernière dans la raquette.
Enfin Phoenix a eu la brillante idée d’enrôler le MVP du dernier final four de l’EuroLeague, Nigel Hayes-Davis, venu prêter main forte à Dillon Brooks dans l’aile pour faire oublier un tant soit peu Kevin Durant. L’ailier à tout bien faire devrait être une vraie plus-value, sur comme en dehors du terrain, pour les joueurs du nouvel entraîneur Jordan Ott.
Parole à la défense
11èmes en 2024-2025, les Suns ne joueront rien d’autre que le Play In cette année. Face à une concurrence féroce au sein de la conférence Ouest, remaniés du sol au plafond cet été, les hommes de l’Arizona vont devoir se construire un fond de jeu et une identité.
Avec Devin Booker, auteur de sa meilleure saison à la passe l’an dernier (7,0 par rencontre), certainement repositionné à la mène, l’équipe aura quelques atouts à faire valoir outre ses individualités. Avec moins de star power mais plus de profondeur et, surtout, un plus grand équilibre général, les Suns pourraient même créer la surprise.
A condition toutefois d’adopter davantage de rigueur défensive pour une équipe classée 28ème l’an dernier au Defensive Rating. Un changement de philosophie que devraient incarner l’ancien chien de garde des Rockets et des Grizzlies, Dillon Brooks, réputé pour son fighting spirit sans pareil, et Khaman Maluach dans la peinture à condition d’éviter les fautes.
Particulièrement jeune et explosive, Phoenix pourrait en outre être l’une des équipes les plus séduisantes à regarder la saison prochaine
Jalen Green, prêt à décoller ?
Auteur de sa meilleure campagne en carrière l’an passé, Jalen Green a signé des moyennes de 21,0 points, 4,6 rebonds et 3,4 passes de moyenne. Mais l’ancien du G-League Ignite a aussi connu une saison contrastée, marquée par une grande détresse lors des Playoffs, achevés avec une piteuse ligne de stats : 13,3 points à 37,9% au tir et 66,7% depuis la ligne des lancers.
Un craquage synonyme de défaite pour les Rockets dès le 1er tour du tournoi final face aux Warriors en dépit de la possession de l’avantage du terrain et du 2ème bilan de l’Ouest. Une bien triste fin pour Green dans le Texas.
Mais le nouveau départ que lui offrent les Suns pourrait bien permettre au Californien de passer un cap après trois années de stagnation à Houston. Sous la tutelle de l’expérimenté Devin Booker, Jalen Green pourrait gagner en maturité et, surtout, en régularité pour devenir plus impactant encore.
Critiqué lors des derniers Playoffs pour la faiblesse de son QI basket, pointé du doigt pur son manque d’investissement défensif, l’arrière de 23 ans devra montrer des progrès en 2025-2026 pour justifier son statut de 2ème choix de Draft NBA et offrir des perspectives d’avenir à Phoenix. S’il y parvient, les Suns ne devraient pas mettre longtemps pour retrouver les joies de la postseason.

ATLANTA HAWKS 












WASHINGTON WIZARDS 

































