NBA Guide 2025-2026 : Utah Jazz
Le cancre de la ligue
La saison NBA 2024–25 est à oublier pour le Jazz, qui avec le pire bilan de son histoire (17v-65d), a terminé à la dernière place de ligue (30ème). Un scénario favorisé par les pépins physiques de sa star Lauri Markkanen (47 matchs disputés seulement) mais attendu pour une équipe en reconstruction depuis plusieurs années et bien décidée à se servir très haut lors de la Draft.
Et si l’année aura été utile pour développer son noyau de jeunes joueurs, au premier rang desquels Walker Kessler, Kyle Filipowski, Isaiah Collier et surtout Keyonte George, particulièrement prometteur pour sa deuxième année dans la ligue (16,8 points, 3,8 rebonds et 5,6 assists de moyenne), elle n’aura pas permis au Jazz de récupérer le phénomène annoncé Cooper Flagg lors de la draft.
Pourtant lanterne rouge, Utah a joué de malchance lors de la lottery en ne récupérant que le 5ème choix de la cuvée de rookies. Un raté qui illustrait parfaitement la saison cauchemard vécue par le Jazz en 2024-2025.
Accélérer la reconstruction
L’intersaison du Jazz n’a pas fait grand bruit, la franchise se contentant de faire de la place dans sa masse salariale en vue de sa reconstruction via la free agency. Une stratégie qui poussait notamment les hommes de Will Hardy à se séparer de Collin Sexton (Hornets) en dépit d’une bel exercice 2024-2025 (18,4 points de moyenne), et de deux de ses cadres en la personne de John Collins (Clippers) et Jordan Clarkson (Knicks).
Autant de départs loin d’être compensés par les maigres contreparties (Jusuf Nurkic, Georges Niang, Kevin Love, Kyle Anderson) récupérées alors que le club retenait le sulfureux Ace Bailey lors de la Draft. Un choix courageux de la part du GM Danny Ainge concernant un joueur qui, faute de se distinguer par sa maturité, présentait le plafond le plus élevé au moment du choix d’Utah. Longtemps annoncé Top 3, l’ancien coéquipier de Dylan Harper à Rutgers a toutes les qualités pour être le steal de cette promotion 2025. A condition de rester dans de bonnes dispositions.
Enfin Utah a jeté son dévolu sur l’arrière de Florida Walter Clayton Jr au 21ème rang pour finaliser un roster qui restera bien léger cette saison au regard des armadas de l’Ouest. Un état de fait pour le moins anecdotique pour un club qui ne visera rien de moins que les tous premiers choix de Draft à l’automne prochain alors que plusieurs joueurs font déjà saliver tous les couts du pays (Darryn Peterson, AJ Dybantsa, Cameron Boozer).
Développer les jeunes !
A défaut de jouer pour gagner, le Jazz devrait donc favoriser l’éclosion des jeunes talents au sein de son effectif. Et offrir à Ace Bailey le terrain de jeu nécessaire pour lui permettre de faire taire ses détracteurs alors que le natif du Tennessee pourrait incarner rien de moins que le futur de la franchise à moyen terme.
Mais les finalistes NBA 1997 et 1998 ne devront pas pour autant oublier de faire briller leur franchise player : Lauri Markkanen. Véritable leader du groupe, sélectionné au All-Star Game voilà deux ans, l’ancien d’Arizona devra une fois de plus porter l’équipe soir après soir. Pour donner aux siens un semblant de chance de l’emporter, mais surtout pour maintenir sa valeur marchande en vue d’un futur échange.
Pour sa 4ème année dans l’Utah et à 28 ans déjà, il serait surprenant de voir le Finlandais terminer l’exercice 2025-2026 au sein du Jazz, qui serait bien inspiré de récupérer une autre pépite auprès d’un contender en mal de victoires lors de la prochaine trade deadline.
Un contexte qui ne devrait pas permettre aux mormons, absents des 3 dernières postseason, de se mêler à la lutte pour le Play In (Top 10) cette année encore.
Walker Kessler, le socle du projet ?
Retenu en 22ème position de la Draft 2022, Walker Kessler a fait mieux que répondre aux attentes placées en lui depuis ses débuts dans la ligue. En trois ans seulement, le joueur de 24 ans s’est imposé comme une des forces montantes de la NBA au poste de pivot. Et comme un des tous meilleurs remparts défensifs outre-atlantique.
Troisième du vote pour le rookie de l’année en 2023 contre toute attente, auteur d’un double-double de moyenne l’an dernier (11,1 points et 12,2 rebonds) tout en décrochant le titre honorifique de meilleur rebondeur offensif de la ligue (4,6 prises), l’ancien d’Auburn est sur une pente ascendante. Et pourrait bien devenir l’un des cadres du groupe de Will Hardy pour les années à venir à condition de développer un peu plus encore son arsenal offensif et, surtout, de progresser sur la ligne des lancer-francs (54,6% en carrière).
Une évolution qui permettrait au Jazz d’envisager l’avenir avec optimisme dans une ligue où les pivots défensifs, à l’image de Jalen Duren ou Myles Turner, se font de plus en plus rares.

ATLANTA HAWKS 












WASHINGTON WIZARDS 







































