

Guide NBA 2025-2026 : Dallas Mavericks


Les Montagnes Russes
Aucune autre fan base n’a connu un ascenseur émotionnel aussi intense que celui des Dallas Mavericks l’an dernier. Pleine d’ambition en début d’exercice au sortir de la troisième finale NBA de son histoire et malgré un début de campagne en dents de scie, l’équipe figurait encore parmi les meilleures de la Conférence Ouest à la mi-saison.
Mais dans la nuit du 2 février, le General Manager Nico Harrison prenait une décision qui allait bouleverser la franchise : échanger Luka Dončić, la nouvelle icone des Mavs depuis le départ en retraite de Dirk Nowitzki, contre le pivot star des Los Angeles Lakers, Anthony Davis. Une décision inattendue qui a provoqué un véritable séisme à Dallas. Les fans ont exprimé leur colère, allant jusqu’à manifester et menacer le dirigeant.
Pour ne rien arranger, Anthony Davis, la pièce maîtresse de l’échange, se blessait dès son premier match avec les Mavs, entraînant l’équipe dans une spirale négative sans précédent. Les blessures se sont enchaînées, culminant avec la rupture du ligament croisé antérieur du genou de Kyrie Irving en mars. Pendant qu’en dehors des parquets, Nico Harrison tentait tant bien que mal de justifier ses choix, répétant à l’envie son mantra : “la défense gagne des titres”.
En fin de saison, AD fit son retour et les Mavs, dirigés par Jason Kidd, parvinrent à accrocher une place au Play-In avec un piètre bilan de 39 victoires pour 43 défaites, synonyme de 10e place à l’Ouest. Après avoir battu les Kings, Dallas tombait face aux Grizzlies de Ja Morant, scellant une saison cauchemardesque dans le Texas.
Mais contre toute attente, les Mavs raflaient le gros lot lors de la lottery de la Draft NBA 2025, héritant du 1st pick d’une cuvée très relevée avec seulement 1,98 % de chances d’y parvenir ! En l’espace une nuit, la piteuse saison des Mavericks était presque oubliée.
Cooper Flagg, le nouveau visage de Dallas
Le grand événement de l’été fut évidemment la sélection de Cooper Flagg, considéré comme un talent générationnel, en 1ère position de la Draft. Brillant à Duke , l’ailier de 18 ans est perçu comme l’un des meilleurs prospects du XXIe siècle. Son arrivée n’est pas un coup de génie du front office — toutes les équipes auraient fait le même choix à cette position — mais elle représente un tournant historique pour la franchise.
Véritable 2-way player, capable d’impacter le jeu des deux côtés du terrain, Cooper Flagg présente un profil et une polyvalence rare. Capable de défendre sur différentes positions grâce à sa vitesse de pied et à son envergure, d’occuper différents postes en attaque à la faveur d’une large palette offensive, le natif du Maine se présente comme une superstar en puissance. Et pourrait rapidement s’inscrire comme LE franchise player des Mavericks.
Une intersaison bien négociée
Avant même la free agency, les Mavs ont offert à Kyrie Irving une extension de trois ans à 118,4 millions de dollars, assortie d’une baisse salariale pour rester sous le “first apron”. Une manœuvre qui leur a permis d’utiliser une mid-level exception pour signer D’Angelo Russell (2 ans, 11,6 millions). Deux choix judicieux pour s’assurer de la présence de deux manieurs de balle de talent sur les prochaines années, complétés par la prolongation de Dante Exum, excellent depuis son arrivée à Dallas en 2023, sur les lignes arrières.
Côté départs, Spencer Dinwiddie et Olivier-Maxence Prosper ont quitté le club sans laisser une trace inoubliable au sein de la franchise.
Des incertitudes majeures
L’arrivée de Cooper Flagg a complètement relancé les ambitions de Dallas pour 2025-26. L’équipe, autrefois décriée, redevient un outsider sérieux à l’Ouest. Cependant, deux questions majeures définiront son plafond : l’impact immédiat de Cooper Flagg, et la santé de Kyrie Irving.
Flagg est exceptionnellement talentueux, mais il n’a que 18 ans. Et l’adaptation à la NBA est toujours complexe, surtout dans une équipe déjà compétitive. Le phénomène aura donc besoin de temps avant de donner sa pleine mesure.
Les Mavs disposent néanmoins d’un effectif aussi riche qu’expérimenté avec notamment P.J. Washington, Daniel Gafford, Dereck Lively, Naji Marshall, Caleb Martin, et Klay Thompson. Mais depuis le départ de Dončić, l’équipe a perdu son identité. Les nombreuses blessures ont empêché la cohésion, notamment entre Anthony Davis et Kyrie Irving, qui n’ont partagé que 42 minutes ensemble sur le terrain. Retrouver une philosophie de jeu claire sera la mission principale de Jason Kidd et de son nouveau staff.
Dans le meilleur des cas, Dallas pourrait viser l’avantage du terrain lors des prochains playoffs, et jouer les poil à gratter dans la conférence Ouest avec une profondeur d’effectif très impressionnante. Faute de trouver la bonne formule ou de pouvoir compter pleinement sur Anthony Davis et ou sur Kyrie Irving, les Texans pourraient repasser par la case Play In pour prendre part au tournoi final au printemps 2026.
Kyrie Irving : le facteur X
Parler du plan des Mavericks sans évoquer Kyrie Irving serait impensable. Après plusieurs saisons tumultueuses, le meneur semble avoir retrouvé la paix et son leadership dans le Texas. Cependant, la question physique demeure cruciale. Sa rééducation avance bien, et un retour en janvier 2026 semble à l’ordre du jour. Mais quel sera son véritable niveau à 34 ans, après une grave blessure au genou ?
Irving a déjà prouvé qu’il pouvait rebondir après des pépins physiques. S’il redevient lui-même, Dallas devrait être en mesure de rivaliser avec Denver et Houston derrière le grand favori Oklahoma City. A l’inverse, il sera difficile d’imaginer Dallas réussir avec D’Angelo Russell dans un rôle majeur, et ce, malgré ses qualités offensives. Scoreur de talent, l’ancien des Nets n’a rien d’un meneur d’hommes et semble déjà sur le déclin à 30 ans à peine.
Retrouver une identité sans Luka
Depuis le départ de Luka Dončić, les Mavs cherchent désespérément leur identité de jeu. Le Slovène, malgré ses lacunes défensives, menait l’attaque à lui seul, portant le cuir la grande majorité de la rencontre.
Sans lui, et avec Irving sur la touche, Dallas manque de créateurs. L’arrivée de Russell apporte enfin un joueur capable de porter la balle, de dribbler efficacement et de créer son tir. Brandon Williams a aussi progressé, passant d’un contrat “two-way” à une vraie place dans la rotation, et le retour du vétéran Dante Exum apporte de la stabilité.
Malgré tout, ces solutions risquent d’être insuffisantes face aux grandes équipes. Un autre chantier majeur est le tir à trois points. À l’époque de Dončić, Dallas figurait parmi les meilleures équipes de la NBA à longue distance, grâce à la capacité du Slovène à attirer plusieurs défenseurs et libérer ses coéquipiers.
Depuis son départ, les Mavericks sont tombés au dernier rang de la ligue avec seulement 11,4 tirs à trois points réussis par match, et un pourcentage parmi les 10 plus mauvais de la ligue. Sans le génie du rookie de l’année 2019 pour créer du spacing, les Mavs vont devoir créer une alchimie suffisante pour redevenir l’une des meilleures attaques de toute la NBA (7ème en 2023-2024, 15ème l’an dernier).

ATLANTA HAWKS 












WASHINGTON WIZARDS 


































