

Guide NBA 2025-2026 : Philadelphia 76ers


Le naufrage des Philadelphia 76ers
Une année à vite oublier pour les 76ers ! Après une intersaison animée – marquée notamment par l’arrivée de Paul George et de Guerschon Yabusele– la franchise était vue par certains comme capable de venir contester la suprématie de l’ennemi de Boston. La réalité fut tout autre…
Le début de campagne a été catastrophique pour Philly. Après avoir purgé une suspension pour avoir poussé un journaliste lors d’une conférence de presse, Embiid dû attendre le dixième match de la saison pour faire ses grands débuts. Au final, le MVP 2023 ne disputera que 19 petites rencontres sur l’entièreté de la saison.
De son côté, “PG13” ne joua que 41 matchs, affichant certainement le pire rendement de sa carrière.
Mais les blessures n’ont pas touché que les vétérans. Même le jeune Jared McCain, l’une des rares bonnes surprises du début de saison, vit sa saison rookie se stopper nette après 23 match, la faute à une blessure au genou. Submergée par les blessures, Philadelphie dû peu à peu renoncer à ses espoirs de grand parcours en Playoffs, puis de Playoffs tout court, avant de voir le Play-In lui passer sous le nez en fin de saison.
Face à cette situation, la direction prit une décision stratégique : Celle de sortir le tank. Les 76ers avaient un accord avec le Thunder, stipulant qu’ils devaient leur céder leur first pick 2025, sauf s’ils parvenait à obtenir l’un des 6 premiers choix. Autant dire que cet objectif fut accompli ! L’équipe a pris la décision de reposer ses titulaires (ceux qui restaient en tout cas) en fin de saison, histoire de s’assurer un choix de draft intéressant.
Le pari fut gagnant : Philadelphie termina 13e de la Conférence Est (24 victoires, 58 défaites) et réussit à grimper à la troisième position lors de la loterie, gardant ainsi son choix.
Une intersaison prudente mais prometteuse
Les Sixers ont abordé cet été 2025 sans grande marge de manœuvre financière, leur principal atout étant ce fameux troisième choix de Draft. Malgré les rumeurs de transfert, le GM Daryl Morey a refusé de s’en séparer. L’équipe a finalement jeté son dévolu sur le jeune V.J. Edgecombe, ailier bahaméen de 20 ans, grand talent de l’université de Baylor.
Athlétique et excellent défenseur, le bondissant Edgecombe se distingue par sa capacité à gêner les meilleurs extérieurs adverses. Offensivement, il brille en pénétrations mais doit encore progresser dans le shoot à moyenne et longue distance.
Du reste, les vétérans Eric Gordon et Kyle Lowry ont prolongé pour un an, tandis que Justin Edwards, révélation de fin de saison, a signé pour trois ans. En revanche, Philly dû faire un trait sur Guerschon Yabusele, parti à New-York. Dans le marasme collectif qu’a représenté la saison des 76ers, le français fut le seul joueur a surnager sur la durée.
Longtemps en suspens, le cas Quentin Grimes s’est finalement décanté sur le tard. L’arrière, arrivé de Dallas, a accepté de prolonger pour un an en Pennsylvanie.
La saison passée, il avait parfaitement su convertir ses minutes, avec une fin de saison XXL : 21,9 points, 5,2 rebonds et 4,5 passes de moyenne, dont des performances de 44 et 46 points contre Golden State et Houston.
Quelle-est la timeline ?
A présent, les 76ers se trouvent dans une drôle de situation. L’équipe est partagée entre vétérans en quête de titre (Embiid, George) et jeunes prometteurs (McCain, Edgecombe).
Joël Embiid poursuit sa rééducation. Selon diverses sources, il a retrouvé le chemin des terrains ce week-end, et devrait donc être en tenue pour le début de saison. George, de son côté, s’est également fait opérer du genou. Le futur des deux anciens All-Stars semble plus incertain que jamais.
Entre ces deux générations, Tyrese Maxey incarne une forme de transition. À 25 ans, il s’est imposé comme le side kick d’Embiid, voir même comme la pierre angulaire du projet lorsque le Camerounais n’est pas en tenue. MIP en 2024, il a porté l’équipe avec 26,3 points en moyenne par match.
Le frontcourt, affaibli par le départ de Yabusele, reste un point faible, surtout si Embiid passe encore une partie de la saison à l’infirmerie. Mais avec la prolongation de Grimes et la draft d’Edgecombe, la rotation extérieure gagne considérablement en profonde.
Globalement, les Sixers disposent d’un effectif capable de viser haut à l’Est, surtout que des rivaux comme Boston et Indiana sont eux aussi touchés par les blessures. Une bond au classement par rapport à la saison passée semble donc probable (pour ne pas dire attendu)— même si un scénario semblable à la dernière campagne n’est pas à exclure complètement…
Joel Embiid : le colosse aux pieds d’argile
C’est le mal lancinant qui empêche Joël Embiid de figurer parmi les meilleurs postes 5 de l’histoire. Géné par les blessures depuis le début de sa carrière, le numéro 21 n’a que trop peu exploité son plein potentiel… A désormais 31 ans, la fenêtre commence à se refermer serieusement. Ses chances de titre s’amenuisent d’années en années.
Pour garder une chance de couronner son “Process”, le staff des 76ers doit impérativement gérer le temps de jeu et l’état de forme de MVP 2023. Sans une bonne part de low management, et un soupçon de chance, Joël Embiid ne mettra jamais un pied en finale de conférence.

ATLANTA HAWKS 












WASHINGTON WIZARDS 

































