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Encore une fois, la franchise de la ville reine n’est pas parvenu à franchir ce maudit premier tour, encore une fois les Bruins, toujours eux, étaient plus forts.
Certes, il n’a pas manqué grand-chose, mais ce fut l’échec de trop pour le General Manager de la franchise, Brad Treliving, ce dernier a congédié l’entraineur Sheldon Keefe pour faire venir le très expérimenté Craig Berube, vainqueur de la Coupe Stanley avec les St.Louis Blues en 2019.
Avec un effectif, un peu remanié et surtout deux membres du Big 4 (Marner et Tavares) rentrant dans leur dernière année de contrat, l’année ressemble plus à une fin de cycle qu’a autre chose. Mais avec les talents offensifs de Toronto, les fans peuvent espérer un baroud d’honneur.
L’intersaison des Leafs fut mouvementé, si la franchise a réussi à étendre le contrat de William Nylander dans l’année et à sécuriser son Big 4, la franchise à tout de même enregistré le départ de bons nombres de joueurs parmi lesquels : Jake Muzzin, T.J Brodie, Tyler Bertuzzi, John Klingberg, Mark Giordano, le gardien Ilya Samsonov.
Des joueurs que l’on peut aisément qualifier de “seconds couteaux” mais qui ont forcé Brad Treliving à ne pas chomer pour remplir l’effectif, tout en navigant avec un plafond très serré, les extensions de contrats (et les augmentations qui vont avec) d’Auston Matthews et de William Nylander prenant effet pour la saison à venir. Alors, pour conserver un effectif qualitatif, les pontes de la franchise ont dû tenter des paris et tenter de flairer les bons coups.
Ainsi, ils ont ajouté trois vétérans dans la defense des Leafs : Christopher Tanev, Oliver Ekman-Larsson et Jani Hakanpaa. Offensivement, la franchise a été plus timide et comptera plus que jamais sur son quatuor élite.
On peut tout de même noter les prolongations de Nick Robertson et de Max Domi, auteur d’une saison plus que correcte l’an dernier. Enfin la franchise pourrait aussi faire appel à son choix de premier tour en 2024, le jeune attaquant canadiens Easton Cowan.
Ce dernier qui participe au tournoi des prospects au moment où ces lignes sont écrites pourraient bien se faire une place dans cette attaque nouvelle génération. D’autant plus que l’expérience Matthew Knies des deux dernières années a montré que cela était possible. Roni Hirvonen, un autre prospect offensif qui a passé la saison dernière en AHL avec les Marlies peut aussi être une piste envisagée pour offrir de la profondeur à Toronto. La franchise a aussi offert un essai à l’attaquant Max Pacioretty mais il est difficile de dire si ce dernier sera conservé.
Enfin, du côté des gardiens, la franchise Joseph Woll et a fait venir le gardien Anthony Stolarz pour composer son tandem.
Il est difficile d’évaluer comment va jouer Toronto maintenant qu’ils ont changé de coach, mais la défense de cette franchise ainsi que la protection du filet semblent être les principaux points faibles de cet effectif.
En faisant venir des vétérans, Toronto a certes ajouter de l’expérience à sa défense, mais elle a surtout tenté des paris dont il est difficile de se dire qu’ils seront tous payants (Oliver Ekman-Larsson, par exemple). Si la franchise dispose du talent nécessaire pour se qualifier en séries éliminatoires, elle pourrait vivre une nouvelle désillusion dès le premier tour.
L’autre problème vient clairement du déséquilibre en attaque, David Kampf et Calle Jarnkrok sont de bons joueurs, idem pour Matthew Knies mais en dehors de son top-6 (ses deux premières lignes d’attaques) on voit mal Toronto marquer des buts avec son bottom-6.
Quelle saison pour Toronto ?
Il est là aussi bien difficile de pronostiquer quoi que ce soit. Tout d’abord parce que l’effectif a connu nombres de changements mais aussi parce que la division Atlantique est particulièrement avec des franchises comme les Panthers ou les Bruins qui seront de bons concurrents pour les places qualificatives en playoffs.
Evidemment Toronto à les armes pour viser le podium de la division et même en cas d’accident devrait quand même accrocher une place qualificative de wild card, mais après ?
Pour Toronto et pour que le projet puisse perdurer il faudra aller plus loin, passer enfin ce premier tour, peut-être même aller chercher en place en finale de conférence ? En sont-ils capables ? Difficile à dire, les Panthers ressemblent à un mur infranchissable pour quiconque voudrait prétendre à la conquête de la division Atlantique.
Mais le printemps est encore si loin et alors que le vent d’automne balaie les feuilles jaunes au début de la saison, Toronto a de quoi espérer voir les siennes s’accrocher et survivre au printemps.
Credit Photo : Dan Hamilton-Imagn Images