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Bien qu’on sentait les Maple Leafs de Toronto en grande forme après les deux victoires à Tampa Bay, il fallait quand même se méfier de l’esprit combattif du Lightning. Grâce à la deuxième et à la troisième ligne, les joueurs de Jon Cooper ont su cette fois s’imposer à l’extérieur, comme dans le tout premier match de cette série.
Deux statistiques sont assez parlantes sur le match entre les deux franchises. Dans un premier temps, le Lightning a quand même plus tenté de tirs que les Leafs. Avec 38 essais, ils ont pilonné la cage de Samsonov comme durant le match 3, mais cette fois-ci avec la victoire au bout. Aussi, Toronto, à cause de la pression défensive de leurs adversaires, a rendu trop de palet lors de phases offensives (19).
Dans ce succès, il faut aussi noter le dysfonctionnement de certains acquis à Toronto. L’entente O’Reilly–Knies–Acciari semblait avoir bien fonctionné lors de la dernière rencontre. Seulement Knies est monté en deuxième ligne au profit de Kerfoot. L’adaptation ne s’est pas faite comme prévue quand on voit que la ligne n’a pas tenté un seul tir au but.
Enfin, il faut aussi noter le sérieux mis par le Lightning dans ce match. Alors que tout le monde voyait déjà Toronto qualifié, les joueurs de Tampa Bay n’ont pas abdiqué. Ils reviennent dans cette série et peuvent préparer le prochain match à domicile. De plus le réveil de Vasilevskiy et ses 93,3% d’arrêts semblenta arrivés à point nommé.
On parle trop souvent de l’impact des joueurs importants du Lightning comme Stamkos, Kucherov ou Point. Mais parfois, c’est dans les lignes suivantes que le talent se cache. Anthony Cirelli le prouve dans cette première série en accumulant 5 points en 5 matchs (3 buts et 2 passes décisives).
Dans la rencontre d’hier soir, il a marqué son but et délivré sa passe, permettant au Lightning de revenir dans la partie mais aussi de la conclure. Cetta saison Cirelli avait cumulé un total de 29 points en 58 matchs. Mais comme l’année dernière et aussi l’année précédente, il parvient à élever son niveau en phase finale.

Au-delà de sa capacité à jouer en 5 contre 5, l’attaquant canadien est aussi utilisé lors des infériorités numériques. C’est notamment grâce à lui qu’hier les Leafs n’ont su trouver le chemin des filets en powerplay. Cirelli fait aussi partie de la deuxième unité de supériorité numérique, même si hier il en aura profité que 17 secondes.