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Caitlin Clark en visite à Seattle pour la première fois de sa carrière la nuit prochaine

Romain Balle

WNBA – Suite de la saison régulière la nuit prochaine. Le Fever d’Indiana et son phénomène Caitlin Clark se déplacent à Seattle pour y affronter le Storm (4h heure française). Elles espèrent gagner leur premier match de la saison.

 

Le difficile apprentissage de la WNBA se poursuit pour Caitlin Clark. Tant sur le plan individuel que collectif, l’ancienne d’Iowa est bousculée. La rencontre de cette nuit est l’opportunité parfaite pour enfin gagner son premier match en professionnel.

 

Le Storm, équipe en grande difficulté

 

Le temps des Sue Bird, Breanna Stewart et des 3 bagues remportées au cours de la dernière décennie est révolu dans le nord-ouest du Washington. Pour cette entame d’exercice 2024, Seattle n’a remporté qu’un seul de ses 4 premiers matchs. C’est surtout en attaque que les joueuses du Storm sont en grande difficulté.

En effet, après 4 petits matchs, Seattle occupe la dernière place du classement WNBA dans de nombreuses catégories statistiques offensives. Pire pourcentage aux tirs, pire pourcentage à trois points, pire nombre de trois points rentrés par match et pire nombre de passes décisives par match, le début de saison offensif du Storm est catastrophique.

Pour résumer tout cela, avec en moyenne 77.5 points marqués par match en 2024, seules deux équipes marquent moins de points par match que Seattle cette saison… à commencer par le Fever d’Indiana qui n’en marque que 75.2.

Seule une joueuse sort du lot pour le moment pour le Storm en la personne de Nneka Ogwumike. La nigériane mène son équipe en nombre de points (22), rebonds (10) et minutes (36“28) en moyenne par rencontre.

 

 Nneka Ogwumike, arrivée cet été des Sparks de Los Angeles. Mandatory Credit: Lucas Peltier-USA TODAY Sports

Ses mains actives en défense font également beaucoup de bien à son équipe et lui ont permis d’intercepter jusqu’ici 3.5 ballons par match en moyenne.

Une abnégation défensive qui se retrouve par ailleurs dans le reste de l’équipe et notamment dans l’exercice du rebond. Après 4 matchs, le Storm est tout simplement l’équipe qui prend le plus de rebonds par match (40.5) en moyenne.

Le Fever est donc prévenu pour la nuit prochaine, il faudra avant tout bien défendre si Caitlin Clark et ses coéquipières ne veulent plus faire partie des deux équipes n’ayant pas remporté le moindre match cette saison. Cette rencontre aura lieu au Climate Pledge Arena de Seattle où les pensionnaires de l’enceinte ont perdu leur seule rencontre disputée cette saison.

 

La difficile adaptation de Caitlin Clark entre l’universitaire et la WNBA

 

En face d’elles se dressera donc le Fever d’Indiana, défait dans chacun de ses 4 premiers matchs de l’année. La sensation Caitlin Clark a parfois eu du mal à transposer son approche très agressive du jeu de la NCAA à la WNBA. De même que cette équipe d’Indiana est jeune et doit apprendre sur le tas. Tout cela peut donc expliquer le difficile début de saison du Fever, bien que l’heure ne soit pas encore à la panique.

Interrogée sur le début de saison du Fever, Stephanie White, ancienne joueuse entre 2000 et 2004 et entraîneuse de 2015 à 2016 de cette même franchise, a livré son point de vue pas franchement alarmiste de la situation. « Ça prend du temps. Construire une alchimie, apprendre comment les équipes vous jouent de différentes façons, s’ajuster […] et exécuter ces ajustements. Donc je pense qu’elles font du boulot et qu’elles jouent dur. Elles se battent chaque soir. » déclarait-elle.

D’un point de vue plus personnel pour Caitlin Clark, la numéro 1 de la dernière Draft a elle-même pointé du doigt son attentisme parfois trop important lors des matchs, « Je pense que quand j’ai joué Connecticut et New York pour la première fois, j’attendais juste trop de choses arriver, plutôt que de le provoquer. Que ce soit mes lectures de jeu, attendre que les grandes viennent poser un écran au ballon. En fait ça laisse juste le temps à la défense de se préparer et de faire ce qu’elle veut » analysait Clark hier.

Sa coach Christie Sides a également repéré cette difficulté de transition entre les deux mondes et pointe aussi du doigt la sélection de tirs de Clark qui doit être différente, « Je pense qu’elle est habituée à certains tirs qu’elle prenait ces dernières années qui sont ces tirs de très loin. Il y a des fois où elle sort d’un écran balle en main où elle est ouverte dans cet espace du tir à deux points long et nous devons faire en sorte qu’elle soit à l’aise à prendre ce “long 2“ ».

 

Christie Sides, entraîneuse du Fever d’Indiana. Mandatory Credit: David Butler II-USA TODAY Sports

Caitlin Clark a cependant que ce n’est que le début de l’aventure et qu’elle a encore tout le temps de progresser dans une saison qui semble se diriger de plus en plus vers une première saison d’apprentissage (bien qu’elle tourne à 17 points de moyenne).

« La prise de décision arrive un peu plus vite [en WNBA], et aussi je pense juste qu’il ne faut pas trop réfléchir. C’est juste du basketball, tu y as joué toute ta vie et c’est une sorte d’instinct, ce n’est pas quelque chose auquel tu dois vraiment penser. C’est juste laisser tes instincts prendre le dessus » finissait par dire la principale concernée, lancée à toute vitesse vers le rookie de l’année.

Moment de vérité pour le Fever à 4h du matin (heure française) la nuit prochaine pour un premier succès cette saison.

© Wendell Cruz-USA TODAY Sports