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La free agency 2025 suit son cours en NBA, et plusieurs grands noms sont toujours à la recherche d’une nouvelle destination. Russell Westbrook, Al Horford ou encore Ben Simmons figurent parmi les joueurs actuellement sans contrat, et susceptibles de renforcer une équipe dans les prochains jours ou semaines.
Cependant, la majorité des décisions importantes ont déjà été prises, et le temps fort du marché appartient désormais au passé. La plupart des franchises disposent d’un espace limité sous le plafond salarial, et les mouvements à venir devraient essentiellement concerner les prolongations de free agents dits « restreints » (pour lesquels leur franchise peut les retenir en proposant le même deal qu’une équipe concurrente) ainsi que la signature de contrats minimums.
Dans ce contexte, plusieurs dirigeants tournent déjà leur regard vers la NBA free agency 2026. Nombre d’équipes bénéficieront d’une plus grande marge de manoeuvre financière, amplifiée par une hausse attendue du salary cap, sachant que la cuvée s’annonce solide. The Playoffs vous présente la liste des principaux joueurs susceptibles d’animer le marché l’été prochain, avec un point sur leur situation contractuelle.
Le plus grand joueur du XXIe siècle pourrait bien, une fois encore, bouleverser la free agency. Pour l’heure, son avenir reste flou. Sa relation avec les Lakers n’est pas au beau fixe, même si rien n’indique un transfert imminent.
À l’aube de ses 41 printemps, toute négociation le concernant s’annonce complexe. Le scénario le plus clair consisterait à attendre la fin de son contrat actuel, à l’été 2026, où il deviendra agent libre non restreint pour la première fois depuis 2018. Mais encore faut-il savoir si LeBron James souhaite prolonger sa carrière à ce stade.
Quoi qu’il en soit, la saga LeBron promet encore d’alimenter les débats. Car malgré son âge, le King en a encore sous le capot.
Le transfert de Kevin Durant vers les Houston Rockets, acté le 22 juin puis officialisé le 6 juillet, l’a rendu éligible à une extension de contrat qui n’a cependant pas encore été signée.
Il est très improbable que Durant se retrouve sur le marché, d’autant que le joueur a affirmé vouloir terminer sa carrière à Houston. Mais la question des chiffres reste centrale. Son salaire actuel est de 54,7 millions de dollars, et une extension maximale de deux ans à 118 millions porterait sa rémunération à près de 60 millions à l’âge de 39 ans.
Une somme colossale, alors que les Rockets devront également gérer à moyen terme les renégociations des baux des jeunes et prometteurs Amen Thompson et Tari Eason.
Ces dernières saisons, l’avenir de Trae Young à Atlanta a souvent été remis en question. Mais les Hawks ont effectué de bons ajustements cet été et semblent armés pour rester compétitifs.
Le meneur est éligible à une prolongation de quatre ans pour 223 millions de dollars, avec une player option fixée à 48 millions pour 2025-2026. Ses faiblesses défensives et son adresse en déclin sont des points négatifs. Mais en contrepartie, Trae Young demeure un créateur de génie, comme en atteste sa première place au classement des meilleurs passeurs NBA l’an dernier.
La logique voudrait qu’il reste un Hawk, le club ayant besoin de stabilité puisque ses prochains choix de premier tour ne lui reviendront qu’en 2029. Néanmoins, un retard dans les négociations pourrait créer des tensions et maintenir l’incertitude.
Les statistiques ne traduisent pas toujours son impact, mais Draymond Green sort d’une saison particulièrement solide. Avec 9 points de moyenne, il signe sa meilleure production offensive depuis 2017-18.
À 35 ans, le vétéran a aussi ajouté une neuvième sélection dans les équipes défensives de l’année, dont une cinquième dans le premier cinq, et terminé troisième au vote du Défenseur de l’année. Autant de preuves de son rôle crucial à Golden State.
Son avenir dépendra de l’activation ou non de sa player option à 27,7 millions de dollars. Le timing est particulier, car la même saison commencera l’extension à 62,5 millions de Stephen Curry. Green devra décider s’il accepte cette continuité ou s’il cherche un dernier gros contrat ailleurs.
Autre dossier brûlant à Los Angeles : celui d’Austin Reaves. Considéré comme l’une des meilleures affaires de toute la NBA, l’arrière devrait sans surprise décliner sa player option à 14,9 millions. À titre de comparaison, Bruce Brown Jr., rôle player passé par Toronto et New Orleans, a touché 23 millions la saison passée.
Reaves a même refusé récemment une prolongation maximale proposée par les Lakers (4 ans, 89,2 millions), convaincu de pouvoir obtenir plus sur le marché. En constante progression, il s’annonce comme l’un des free agents les plus courtisés de 2026.
Comme en 2025, James Harden abordera l’été prochain avec une player option, cette fois d’un montant de 42,3 millions. À l’aube de ses 36 ans, le meneur affiche toujours un très haut niveau de jeu, récompensé par une 11ème sélection au NBA All-Star Game en février dernier.
Avec le départ de Norman Powell, Harden pourrait hériter d’encore plus de responsabilités offensives. Cela peut constituer un risque, son explosivité n’étant plus celle des années Rockets. Mais une telle charge pourrait aussi lui offrir l’opportunité de décrocher un dernier gros contrat.
Arrivé à Atlanta lors de l’intersaison, Kristaps Porzingis entame la dernière année de son contrat (30,7 millions). Les Hawks disposent donc d’une saison entière pour décider de le prolonger.
Le Letton reste fragile : il a manqué 42 matches de saison régulière avec Boston en 2024-25. Mais lorsqu’il est présent, son rendement est précieux, avec 19,5 points, 6,8 rebonds et une belle adresse extérieure (41,2%). Sa disponibilité et son état de santé seront les clés de son avenir en Géorgie.
En manque de renforts cet été, le Miami Heat n’a pas hésité à sauter sur l’occasion Norman Powell via un échange à trois équipes avec les Clippers et le Jazz. En contrepartie, seuls Kevin Love et Kyle Anderson, peu utilisés, ont quitté la Floride.
Et pour sa première saison à Miami, Powell entre dans la dernière année de son contrat (20,4 millions). Avec ses 21,8 points de moyenne en 2024-25, il sera en position de force pour négocier un bail bien plus lucratif. A condition de confirmer les progrès entrevus la saison dernière, et de redonner des couleurs à une franchise du Heat en perte de vitesse.
Longtemps perçu comme un joueur secondaire, Coby White a renversé les attentes et s’est imposé comme l’un des meneurs les plus efficaces de la ligue. Avec 20,4 points de moyenne, il a largement dépassé les standards de son contrat actuel (12 millions annuels).
À l’été 2026, White devrait donc décrocher une forte revalorisation salariale. Déjà courtisé par d’autres franchises, il reste néanmoins intouchable pour les Bulls, qui comptent sur lui et n’hésiteront pas à mettre le prix pour le conserver.
Dernier nom de notre liste et non des moindres : Lu Dort. Si le Thunder dispose d’une team option à 18,2 millions sur l’arrière canadien pour l’exercice 2026-2027, il n’est pas écrit qu’OKC ne l’active pour autant. En dépit des qualités, notamment défensives, du natif de Montréal, la décision est plus complexe qu’il n’y paraît puisque dès la saison prochaine, la masse salariale du Thunder explosera avec les extensions de Jalen Williams et Chet Holmgren, faisant des champions NBA 2025 l’équipe la plus coûteuse de la ligue.
Garder Dort compliquerait encore la situation, malgré un rôle essentiel au sein de l’équipe. Les nouvelles règles salariales de la NBA, drastiques, pourraient forcer la franchise à opérer des choix douloureux.
Credit : © Brett Davis-Imagn Images