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Une victoire et deux défaites, c’est le faible bilan des USA lors de la Copa America 2024. Pourtant à domicile pour préparer sa Coupe du monde qu’ils partageront avec le Canada et le Mexique, les États-Unis ont déçu. Pourtant balloté dans groupe avec l’Uruguay grand favori, et deux équipes jugées beaucoup plus faibles comme le Panama et la Bolivie.
Pourtant si le premier match s’était parfaitement déroulé avec une victoire face à la Bolivie 2-0, ils ont derrière chuté 2-1 contre le Panama à cause d’un carton rouge concédé très tôt de Tim Weah et un manque d’efficacité devant le but.
Dos au mur, ils avaient presque fait le plus dur face à l’Uruguay en concédant le nul et en profitant d’un match nul entre le Panama et la Bolivie. Avant cette 66eme minute fatale aux américains ou dans la foulée du but inscrit par la Bolivie, on voit le coach Gregg Berhalter sur le banc indiquer à Pulisic le score dans l’autre rencontre et donc de jouer le match nul.
Juste avant ce fameux coup franc où Mathias Olivera profite d’une frappe repoussée par Matt Turner qui arrive sur le latéral de Naples qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Un but qui fait polémique à cause des différents angles de caméra qui prouvent sur certains qu’Olivera était hors-jeu et sur d’autres qu’il était en position licite.
Ce but concédé sera l’unique de la rencontre et surtout celui de la défaite des américains et une élimination au profit du Panama vainqueur de deux rencontres sur trois. Désormais éliminés, les États-Unis doivent se remettre en question avec l’échéance qui arrive rapidement de la Coupe du monde dans seulement deux ans. La fédération américaine a d’ailleurs rapidement communiqué à la suite de la rencontre
« La performance de notre tournoi n’a pas répondu à nos attentes. Nous devons faire mieux. Nous procéderons à un examen complet de notre performance en Copa America et de la meilleure façon d’améliorer l’équipe et les résultats alors que nous nous tournons vers la Coupe du monde 2026. »
Quant à Gregg Berhalter, après l’élimination de son équipe il a déclaré :
« Nous savons que nous sommes capables de plus et dans ce tournoi, nous ne l’avons pas montré, c’est aussi simple que cela.Nous allons faire un examen et comprendre ce qui a mal tourné, mais c’est un sentiment vide pour l’instant, c’est sûr. »
Interrogé par The Athletic s’il croit toujours qu’il est le bon homme et la bonne voix pour diriger le groupe, Berhalter a répondu : « Oui ».
Si le sélectionneur mis en place depuis 2018, croit encore être l’homme de la situation, la fédération pourrait se poser la question à la suite de cet échec. En constante progression sous son règne, avec deux Ligues des Nations et une Gold Cup comme titre, une qualification en huitième de finale de la Coupe du monde 2022, le bilan est bon dans son ensemble.
Cependant cette élimination précoce pourrait remettre son bilan en question. Dans un groupe jugé accessible, les États-Unis ont désormais un effectif fourni, avec un onze de départ jouant dans les cinq grands championnats européens, ils sont désormais armés pour jouer le haut niveau. La préparation à la Coupe du Monde se fera-t-il avec le même sélectionneur ? Selon ses joueurs, c’est encore l’homme de la situation.
« Je ne vois aucun problème avec la direction dans laquelle nous nous dirigeons », a déclaré Matt Turner le gardien américain. « Lorsque vous avez un combat comme celui-là sur le terrain dans chaque match dans lequel nous sommes dans ce tournoi, cela en dit long sur la façon dont le manager nous prépare. »
Pour Chris Richard, chaque match est un avancement
« Chaque rencontre est un pas en avant, quel que soit le résultat. Vous pouvez apprendre beaucoup de chaque jeu », a-t-il déclaré.
Des propos confirmés par le vice capitaine Weston McKennie qui continue de faire les louanges de son coach :
« Il a fait progresser l’équipe très loin de l’endroit où nous avons commencé il y a quatre ou cinq ans. Je pense que le lien que nous avons avec lui est ce qui est important. Je pense que s’il est l’entraîneur, nous sommes tous heureux de nous lever, de nous salir, d’apprendre et de continuer à aller de l’avant. C’est la seule chose que vous pouvez faire maintenant. »
Des propos rassurant de ses joueurs qui prouvent que le coach continue d’avoir le soutien de son vestiaire, chose essentielle pour un coach. Un argument de taille qui pourrait pencher la balance dans son sens face à sa fédération. Cette même fédération prendra-t-elle le risque de recommencer un projet à zéro avec seulement deux ans pour se préparer et beaucoup de matchs amicaux de prévu, où alors vont-ils oublier cette compétition et continuer à faire confiance à un sélectionneur qui connait parfaitement son groupe et qui l’a fait progresser depuis des années.
La réponse sera connue dans les semaines ou mois à venir.
Credit Photo : Jay Biggerstaff-USA TODAY Sports