



En cette période de finales NBA, The Playoffs a décidé de vous présenter son top 5 des meilleurs finales de ces 25 dernières années. Showtime !
Avec 73 victoires en saison régulière et une avance de 3-1 dans la série, Golden State semblait en route vers un deuxième titre consécutif. Pourtant, Cleveland a inversé le scénario pour s’imposer en sept matchs et décrocher le premier titre NBA de son histoire. Un sacre historique, d’autant plus symbolique que la ville de Cleveland n’avait plus célébré de trophée majeur, tous sports confondus, depuis 52 ans.
LeBron James a livré une performance légendaire tout au long de la série, conclue par un titre de MVP des Finales. Le King a signé 29,7 points, 11,3 rebonds, 8,9 passes décisives, 2,6 interceptions et 2,3 contres de moyenne sur les 7 rencontres. À ses côtés, Kyrie Irving a brillé avec 27,1 points, 3,9 passes, 3,9 rebonds et 2,1 interceptions par match.
Cette série reste gravée dans l’histoire pour ses moments iconiques, notamment lors du Game 7 : le contre monumental de LeBron James sur Andre Iguodala, ou encore le tir à trois points décisif de Kyrie Irving face à Stephen Curry. Un scénario hollywoodien pour une finale placée sous le signe de la revanche, un an après le sacre des Warriors face à ces mêmes Cavaliers.
Three words: "Blocked by James."
— ESPN (@espn) June 19, 2020
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Une autre finale pleine de rebondissements a permis à LeBron James de marquer l’histoire de la NBA. Après l’échec cuisant face à Dallas la saison précédente, Miami se retrouvait une nouvelle fois en finale, cette fois face à un autre géant texan : les Spurs de San Antonio.
Le Big Three composé de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh faisait face à un défi immense, avec un retard de 3-2 dans la série. Le sixième match, disputé à l’American Airlines Arena, s’est rapidement imposé comme l’un des plus grands moments de l’histoire des NBA Finals. À 40 secondes du terme, San Antonio menait de quatre points. Le trophée Larry O’Brien était déjà prêt à être apporté sur le parquet. Mais Miami refusait de plier.
Après deux lancers francs convertis par les Spurs, un tir primé de LeBron James relançait le suspense. L’écart se réduisait à trois points à une vingtaine de secondes de la fin. James tentait ensuite le tir pour égaliser, sans succès. Chris Bosh surgissait au rebond offensif et servait Ray Allen dans le corner. L’arrière du Heat armait instantanément et trouvait la cible. Trois points cruciaux pour arracher la prolongation. Miami s’imposait dans ce Game 6, avant de conclure la série deux jours plus tard lors d’un septième match tendu et intense.
Auteur d’une série exceptionnelle, LeBron James recevait le trophée de MVP des Finales grâce à des moyennes de 25,3 points, 10,9 rebonds, 7,0 passes décisives et 2,3 interceptions par match.
Le scénario de ces Finales reste gravé dans la mémoire collective. Le duel tactique entre Erik Spoelstra et Gregg Popovich, deux références du coaching moderne, ajoutait encore davantage de prestige à cette confrontation devenue légendaire.
Ces Finales NBA ont marqué le cinquième titre de Kobe Bryant et la revanche tant attendue des Lakers, deux ans après la défaite subie face à ces mêmes Celtics en 2008. Menée 3-2 dans la série, la franchise californienne a su inverser la tendance en dominant le Game 6, avant de livrer une bataille mémorable lors d’un Game 7 tendu et rugueux.
Malgré une adresse en berne tout au long de la rencontre, Kobe Bryant a su s’adapter pour influencer le jeu autrement. En difficulté au tir, la star des Lakers a multiplié les efforts au rebond, avec 15 prises décisives ayant permis à son équipe de rester dans le match et de creuser l’écart dans le money time. Une performance symbolique de sa détermination et de son leadership dans les moments les plus critiques.
À l’issue de la série, Kobe Bryant a décroché un deuxième trophée de MVP des Finales consécutif, grâce à des moyennes de 28,6 points, 8 rebonds et 3,9 passes décisives. Une ligne de statistiques impressionnante, renforçant encore davantage sa légende et son héritage dans l’histoire de la NBA.
Pau Gasol a été l’autre artisan majeur du sacre. L’intérieur espagnol a brillé des deux côtés du terrain, avec 18,6 points, 11,6 rebonds, 3,7 passes et 2,6 contres de moyenne. Présent au combat dans la raquette, Gasol a formé avec Bryant un duo redoutable pour faire plier Boston.
Cette victoire face au grand rival historique a offert à Los Angeles l’un des titres les plus marquants de son histoire moderne.
La ville de Milwaukee peut remercier Giannis Antetokounmpo pour avoir mis fin à une disette de 50 ans en NBA. Opposés aux Phoenix Suns lors des Finales 2021, les Bucks avaient pourtant concédé les deux premières manches de la série. La réaction a été immédiate, brutale et historique, à l’image du double MVP grec.
Dès le Game 3, Giannis Antetokounmpo a lancé la révolte avec 42 points et 12 rebonds. Le Game 4 a confirmé cette dynamique avec une nouvelle prestation d’élite : 41 points, 13 rebonds et un impact total des deux côtés du terrain. Milwaukee s’est ensuite adjugé le Game 5 à l’extérieur, avant de conclure la série dans le Wisconsin.
Le Game 6 est entré dans la légende de la NBA. Antetokounmpo a signé une performance majuscule avec 50 points, 14 rebonds et une domination physique absolue. Phoenix n’a jamais trouvé la réponse à sa puissance, son activité et sa détermination.
Désigné MVP des NBA Finals, l’intérieur grec a terminé la série avec des moyennes de 35,2 points, 13,2 rebonds, 5,0 passes décisives, 1,2 interception et 1,8 contre par match. Une performance globale impressionnante, marquée notamment par un contre spectaculaire sur un alley-oop destiné à Deandre Ayton lors du Game 5, devenu instantanément l’une des actions emblématiques de ces Finales.
En remportant les Finales 2011, les Mavericks ont signé l’un des plus grands exploits de l’histoire de la NBA. Opposée à une équipe de Miami fraîchement construite autour du trio LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, Dallas n’était pas favorite. L’issue de la série a pourtant déjoué tous les pronostics.
Dirk Nowitzki, véritable chef de file de cette équipe texane, avait déjà éliminé Portland, balayé les champions en titre des Lakers, puis écarté le Thunder en finale de conférence. Face au Heat, Dallas s’est imposé en six matchs, avec maîtrise, intensité et sang-froid. Nowitzki a été logiquement couronné MVP des Finales, une récompense venue consacrer un parcours exceptionnel et renforcer encore un peu plus son statut parmi les plus grands joueurs européens à avoir foulé les parquets NBA.
Le Game 2 reste l’un des tournants majeurs de la série. Après une défaite inaugurale, les Mavericks ont comblé un déficit de 15 points dans le dernier quart-temps, à Miami, pour égaliser à 1-1. Un match fondateur. Le Game 4 a lui aussi marqué les esprits. Affaibli par la fièvre, moqué par LeBron James et Dwyane Wade avant la rencontre, Nowitzki a répondu sur le terrain avec un lay-up décisif en fin de match, offrant la victoire à Dallas.
Sur l’ensemble de la série, l’Allemand a affiché des moyennes de 26,0 points, 9,7 rebonds et 2,0 passes décisives par match. Une domination discrète mais implacable, dans le plus pur style Nowitzki.
Ce titre reste l’un des plus mérités de l’ère moderne. Le parcours en playoffs vers le trophée a été d’une rare exigence. Pour décrocher la couronne, les Mavericks ont dû affronter et battre Brandon Roy, Kobe Bryant, Kevin Durant, LeBron James et bien d’autres. Une performance d’autant plus remarquable que cette équipe reposait sur une seule superstar, entourée de role players efficaces, engagés et parfaitement complémentaires.
Crédit photo : Cary Edmondson-USA TODAY Sports