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À quelques heures du match 5 entre Oklahoma City et Indiana, qui aura lieu sur le parquet du Thunder, OKC reste confiant alors que les deux franchises sont à égalité pour le moment. Mark Daigneault, Shai Gilgeous-Alexander et Jalen Williams étaient en conférence de presse et sont revenus sur le début de ces NBA Finals tout en abordant la suite.
La recette pour offrir une première bague à la franchise du Thunder semble simple mais diablement efficace : tout donner pour n’avoir aucun regret. L’état d’esprit de l’équipe de Mark Daigneault est clair.
« Aucun de nos ajustements n’est vraiment lié à un joueur spécifique. Comme je l’ai déjà dit, cette équipe joue de manière très collective. Il faut donc la défendre collectivement, en bloc. C’est notre état d’esprit face à eux. Il faut faire confiance au plan de jeu pour limiter autant que possible l’impact de joueurs très talentueux, même si parfois ils réussiront des actions malgré tout. On fait simplement de notre mieux”, a-t-il confié.
Reconnu pour sa défense de fer, OKC permet à chacun de ses joueurs de s’exprimer. Son coach est revenu sur l’importance des rotations, qui peuvent s’avérer cruciales. Ce fut notamment le cas avec la présence d’Isaiah Hartenstein dans le dernier cinq de départ.
“Dans ce match, même si on a encaissé 20 points en cinq minutes, on pense que cette configuration nous a donné la meilleure chance de gagner le match 4. On change parfois notre stratégie après une victoire ou une défaite, pour rester imprévisibles et gratter le moindre avantage possible. Ce sont souvent des matchs très serrés.”
Le Thunder peut compter sur sa star, Shai Gilgeous-Alexander, pour mener son équipe. Le MVP de la saison régulière ne veut pas s’arrêter à un simple titre individuel.
“Peu importe ce qu’il faut faire pour gagner, c’est toujours notre état d’esprit. C’est tout ce qui compte pour nous. Maintenant, gagner comme on l’a fait au dernier match, ce n’est pas durable sur le long terme, et il faudra corriger ça si on veut s’imposer. On doit être meilleurs et on va l’être.”
Un avis également partagé par Jalen Williams, très bon durant cette série, pour qui, peu importe les ingrédients, c’est la victoire qui compte au final.
“Si je fais un match parfait au tir : ça ne garantit rien pour le match suivant. Et inversement, si je rate tout, ça ne veut rien dire non plus. Le plus important, c’est de comprendre toutes les autres façons dont je peux aider à gagner. Il y a toujours des façons d’avoir un impact.”
Rattrapée par la fatigue à l’issue du match 3, la forme de chacun des joueurs pourrait devenir un élément capital pour l’issue de ces finales.
Avant ce 5e match entre le Thunder et les Pacers, OKC a disputé 82 matchs de saison régulière puis 20 matchs de playoffs, soit 102 matchs en tout. Une saison à rallonge qui pèse dans les jambes, d’autant plus si on rajoute le rythme soutenu des matchs durant la saison régulière, couplé aux longs déplacements, d’autant plus en playoffs. Cette fatigue peut entraîner un manque de lucidité chez certains joueurs de Mark Daigneault.
“Oui, c’est fatigant, bien sûr. Mais chaque match l’est quand tu donnes tout à chaque possession. Je ne suis pas le seul à être crevé. Pour beaucoup d’entre nous, c’est la première fois qu’on va aussi loin dans la saison. Mais malgré tout, c’est très fun. C’est exactement ce que je rêvais de vivre en grandissant. Il n’y a aucun autre endroit où je préférerais être. Je suis vraiment reconnaissant de vivre cette expérience”, dévoile SGA.
Pour soutenir cette cadence insoutenable, JDub évoque l’importance de la préparation estivale, qui pourrait porter ses fruits et faire la différence dans les moments cruciaux.
“Pour ce qui est du physique, et du fait de jouer aussi longtemps, tout commence en juin, dès que la saison se termine. C’est là que la préparation commence : l’alimentation, les soins pendant la saison, la routine post-match, que ce soit après une victoire ou une défaite. C’est ce qui me permet de jouer à ce niveau-là, et que mon corps tienne. C’est devenu une vraie habitude pour moi, et ça m’aide beaucoup.”
De son côté, le coach d’OKC se réjouit de voir ses joueurs avoir deux ou trois jours de repos, ce qui est plus que durant la saison.
“L’avantage des Finales, c’est qu’il y a plus de repos entre les matchs. Tout le monde peut récupérer et être au meilleur niveau, même si ça a aussi ses inconvénients.”
Pour tenter de contrer cette fatigue et cette accumulation, Oklahoma City peut compter sur un effectif jeune. Avec une moyenne d’âge de 25,6 ans, le Thunder est la deuxième plus jeune équipe à atteindre les Finales NBA depuis la fusion NBA-ABA, avait dévoilé BallIsLife.com. Des jeunes joueurs certes, mais qui progressent à vitesse grand V selon leur entraîneur.
“Ce sont des compétiteurs incroyables. Ils progressent grâce à l’expérience, avec une très bonne approche. Tu ne joues jamais quatre fois de suite contre une grande équipe en saison régulière. En playoffs, tu es obligé d’élever ton niveau. C’est très inconfortable, individuellement et collectivement. Mais c’est comme ça, et il faut accepter ce défi. Nos joueurs aiment ce genre de défis, et ça nous aide à rester agressifs quand ça va bien ou à rebondir quand ça va mal.”
Symbole de cette réussite : Jalen Williams, qui a su gagner sa place et qui fait aujourd’hui la fierté de la franchise.
“Il a commencé en sortie de banc, mais il a montré qu’il pouvait en faire plus, sans perdre en efficacité. Il s’est imposé naturellement. Il apprend encore. En match 3, son premier passage a été difficile, mais il a su rebondir ensuite, et dans le match 4, il a été énorme”, poursuit le technicien de 40 ans.
Des progrès que relève également son coéquipier SGA, qui apprécie jouer à ses côtés.
“Dub a fait d’énormes progrès. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles on est là. Il assume un rôle énorme des deux côtés du terrain chaque soir, et ça enlève beaucoup de pression au reste d’entre nous, moi y compris. C’est un vrai compétiteur, un gagnant. Il progresse dans chaque situation. Il me facilite la vie dans le jeu à deux, il peut défendre sur les pivots… c’est un vrai couteau suisse. Et il devient meilleur à chaque match. J’ai hâte de voir jusqu’où il peut aller.”
Mais du côté d’OKC, il n’y a pas que la jeunesse qui fait la différence. L’expérience d’Alex Caruso s’est montrée capitale lors du match 4, insiste le Canadien.
“C’est un vrai compétiteur. Tu peux le mettre dans n’importe quelle rotation, il aura un impact. Il rend tout le monde meilleur autour de lui. Il parle tout le temps, il sait toujours où on doit être, où l’adversaire va. Il a des instincts spéciaux. Ce sont des choses qu’on ne peut pas enseigner. Il anticipe les rebonds, les interceptions, les déviations… Il sent le jeu comme peu de joueurs le font. Il est hyper compétitif.”
Alors que les Pacers et le Thunder sont à égalité (2-2), il restera au maximum trois matchs dans cette confrontation. Chacune de ces trois dernières rencontres sera jouée sur un parquet différent. Outre la forme physique et le talent, c’est dans la tête que ça va compter à présent. Et si une moyenne d’âge basse peut offrir certaines garanties physiques, elle peut aussi desservir dans l’approche des matchs, et faire s’écrouler une équipe sous la pression.
“Oui, les hauts et les bas émotionnels… Je pense que je m’en sors beaucoup mieux maintenant qu’avant. On a traversé tellement de séries différentes. Le match 1 contre Denver, par exemple, je n’avais jamais perdu comme ça dans une série qui comptait autant. Même cette série : la manière dont on a perdu le premier match… Il y a eu beaucoup de montagnes russes. Et c’est tout au long de notre parcours”, affirme Williams.
Pour tenter d’amener Oklahoma City à son premier titre, Shai Gilgeous-Alexander compte sur l’unité collective, et veut se concentrer sur un match à la fois.
“Il faut tirer les leçons des quatre premiers matchs. Maintenant, c’est la première équipe à deux victoires qui l’emporte. C’est tout ce qui compte. C’était déjà ma mentalité lors de la série contre Denver. Et ça a fonctionné. Même approche ici.”
La nuit prochaine, les leaders de la conférence Ouest à l’issue de la saison régulière auront l’occasion de prendre l’avantage sur Indiana devant leur public. La rencontre sera à suivre à partir de 2h30 sur les antennes de beIN Sports.
Crédit photo : Alonzo Adams-Imagn Images