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Avec la bagatelle de 22 saisons passées en NBA, LeBron James a cumulé à peu près tous les honneurs possibles au sein de la grande ligue. Meilleur marqueur de la saison régulière (42 184 pts), meilleur intercepteur de l’histoire des Playoffs (493 steals), détenteur du plus grand nombre de participations au All-Star Game (21)…, rares sont les records qui lui résistent encore. Pourtant il en est un qui continue de lui échapper en dépit de la longévité du King : celui du plus grand nombre de tirs victorieux inscrits au buzzer.
Avec 8 game-winners à la sirène en carrière, LeBron James reste toujours à une longueur de l’inévitable Michael Jordan (9) au sommet du classement malgré une carrière de 15 saisons « seulement » pour l’ex-Bull. Un argument massue pour tous les supporters de sa majesté dans le débat du G.O.A.T. (le meilleur joueur de tous les temps), mais une différence qui s’explique aussi par la philosophie de jeu de LBJ.
« All-around player » avant d’être un pur scoreur et bien qu’il n’ait pas toujours fait preuve de sang froid au moment d’armer le dernier tir, LeBron James a souvent privilégié le bon choix dans sa gestion des ultimes moments d’une rencontre. Une mentalité bien différente de celle de Michael Jordan, dont le mental de tueur et la propension à scorer à l’envie ont fait de lui l’un des plus grands champions de l’histoire de la ligue (6 titres NBA en autant de finales).
Une conception du basket qui a valu au King un certain nombre de critiques alors que ce dernier a souvent décliné le shoot de la gagne dans sa carrière. Un sujet sur lequel se confiait LeBron, mardi, dans son émission Mind the Game en compagnie de Steve Nash.
Je suis resté fidèle à ce qui m’avait permis d’atteindre ce niveau de jeu. Je savais qu’on m’avait appris à jouer au basket de la bonne manière.
Avant de poursuivre, précisant les raisons qui l’avaient poussé à opter pour la même philosophie depuis son arrivée dans la ligue en 2003.
J’ai gagné 3 championnats d’état lorsque j’étais au lycée (Ohio). Et en arrivant en NBA j’ai pensé que c’était le cas de tous les joueurs puisqu’on était les meilleurs basketteurs au monde. Mais j’étais loin du compte. Plein de joueurs n’ont gagné aucun championnat d’état ou tournoi AAU avant d’intégrer la ligue. Et je me suis dit qu’on m’avait donc appris à jouer de la bonne façon, tout en prenant du plaisir.
Rappelant subtilement qu’il avait gagné à tous les étages (à l’exception du niveau universitaire, LeBron James ayant intégré la NBA à sa sortie du lycée), James poussait l’analyse un peu plus loin.
Je n’ai jamais marqué plus de 30 points par match au lycée, car ce n’était pas ma façon d’appréhender le jeu. J’aurais pu tourner à 50 points par rencontre si je l’avais voulu. Mais ce n’était pas moi. Mon approche consistait à maximiser le potentiel de mes coéquipiers et à en tirer le maximum pour atteindre le succès collectif.
Une explication pour le moins fidèle à l’image que s’est façonné le natif d’Akron au fil des saisons. Celle d’un joueur capable de tout faire sur un terrain, qu’il s’agisse de scorer (meilleur marqueur de la ligue en 2008), ou de faire briller ses coéquipiers pour les mener au titre (meilleur passeur NBA en 2020, année du titre dans la « bulle » pour les Lakers). Une philosophie de jeu bien à lui que le quadruple MVP illustrait d’un exemple très parlant.
Quand bien même j’étais devenu professionnel, il était hors de question de changer d’approche lorsqu’il s’agissait de gagner. Quitte à essuyer les critiques dont on parle. Le match 4 des finales NBA 2020 face au Heat est un excellent exemple. J’ai attiré deux défenseurs avant d’offrir un tir ouvert à trois-points à Danny Green en tête de raquette plutôt que de forcer le tir. Je referais ce choix tous les jours.
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Que LeBron James, auteur de son 8ème shoot à la sirène face aux Pacers le 26 mars dernier, s’empare ou non de ce prestigieux record ne changera pas la donne quand à la legacy du 1er choix de la Draft NBA 2003. Reconnu par ses pairs pour son QI basket hors norme, LeBron restera à jamais comme l’un des basketteurs les plus complets et aboutis de l’histoire.
Credit : © Gary A. Vasquez-Imagn Images