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Les Sacramento Kings n’y arrivent toujours pas !

Alvin Tourdes

Malgré l’absence de Victor Wembanyama, les Sacramento Kings n’ont pas réussi à s’imposer face à San Antonio hier soir (123-110). Un sixième revers de rang qui plonge encore davantage la franchise de Sacramento dans les bas-fonds de l’Ouest. Après 14 matchs, les hommes de Doug Christie (pour l’instant) affichent un piètre bilan de 3-11. Comment expliquer ce démarrage plus que chaotique ?

L’attaque

23e attaque de la ligue (112.9 points par match) et 25e off. rating, il n’y a pas besoin d’être Steve Kerr ou Erik Spoelstra pour voir que le secteur offensif des Sacramento Kings est en déliquescence. Un bourbier qui s’explique notamment car les principaux éléments qui le composent ne sont pas compatibles.

Le spacing ? Très peu pour les Kings ! Derrière Zach LaVine, seul scoreur capable d’envoyer un volume conséquent derrière l’arc (43% à trois points sur ce début de saison), personne n’est en capacité de prendre un rôle de spot-up shooteur.

DeMar DeRozan, Russell Westbrook et Domantas Sabonis sont surtout des joueurs qui inscrivent leur points à l’intérieur. De facto, Sacramento est la quatrième équipe qui rentre le plus de pull-up par match (25.4 points par match) et la deuxième équipe qui prend le plus de shoots mi-distance (10.1% de son total de points en moyenne). Les Kings semblent être restés bloqués dans les années 2000. Nostalgie de la grande époque ?

Cette association de joueurs pourrait apparemment prendre fin plus tôt que prévu, puisque la Franchise chercherait déjà des possibilités de trade pour repartir de 0.

Quoiqu’il en soit, tous ces experts du mi-distance se marchent sur les pieds. Pourtant, la réussite derrière l’arc est loin d’être exécrable quand on jette un oeil aux tableaux statistiques. Les Kings sont la onzième équipe la plus adroite à longue distance (37.1%).

L’arbre du pourcentage cache la forêt de la réussite, car Sactown est la deuxième équipe qui prend le moins de tir à trois points par match (31.5). De facto, il est plus facile d’avoir un pourcentage “élevé” sur un faible échantillon.

Autre point de recul : les contre-attaques. Avec DeAaron Fox et Malik Monk, les rois de Sacramento avaient enflammés la NBA en 2022/23 avec leurs contre-attaques supersoniques. Aujourd’hui, les papis DeRozan et Westbrook ont bien du mal à suivre la cadence. Les Kings occupent la 21e place de la ligue dans ce secteur.

Malgré tout, l’ancien marsupial d’OKC continue d’affoler les compteurs. Hier soir, Westbrook est devenu le dix-huitième meilleur scoreur de l’histoire, en passant Paul Pierce et John Havliceck.

Le Défense

Et de l’autre côté du terrain ce n’est pas mieux. 2e pire défense de NBA, avec plus de 124 points concédés en moyenne depuis le début de saison, les Sacramento Kings affichent le 27e defensive rating de NBA (120.4). Le schéma est le même que pour les shoots longue distance : Sacramento manque de spécialistes !

Ajoutez à cela, l’âge, qui commence sérieusement à faire défaut aux anciens all-stars que sont DeMar DeRozan et Russell Westbrook. Les deux joueurs, respectivement âgés de 36 et 37 ans, n’ont plus les cannes pour suivre en défense ! Et derrière, Domantas Sabonis est loin d’être un lockdown même si sa production aux rebonds reste intéressante.

Autre point négatif d’ailleurs, Sacramento est la deuxième team qui prend le moins de rebonds cette saison. Heureusement que le pivot lituanien est là pour gober sa petite douzaine de ballons chaque soir !

Forcément, avec une attaque sans fond de jeu et une défense qui personne ne semble maitriser, les victoires vont avoir du mal à s’enchaîner !

Enfin, et c’est un élément sur lequel Sacramento n’a aucun impact, il faut aussi évoquer le calendrier, qui n’a pas été tendre avec les Kings ! Sur ce premier mois de compétition, Sacramento a déjà affronté OKC deux fois (un troisième face à face est prévu dans la nuit de mardi à mercredi), Minnesota et Denver deux fois également, ainsi que les Lakers, les Warriors, les Bulls, les Bucks…

C’est simple, sur les 11 équipes différentes que les Sacramento Kings ont croisé, une seule présente un bilan négatif, et seulement 5 se trouvent hors du top 6 de leur conférence au moment d’écrire ces lignes.

Les champions 1951 devront attendre début décembre pour avoir un calendrier légèrement moins chargé…

Crédit : © Daniel Dunn-Imagn Images

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