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Les Phoenix Suns ont nommé il y a un peu plus d’une semaine leur nouvel entraîneur, Jordan Ott, le troisième en trois ans. Ce mardi, Ott livrait sa première conférence de presse où il s’est partiellement dévoilé.
Jordan Ott saura-t-il faire mieux que des entraîneurs à 479 (Frank Vogel) et 520 (Mike Budenholzer) victoires en carrière, tous deux champions ? C’est en tout cas tout le défi qui l’attend dans l’Arizona pour le prochain exercice en NBA. À tout juste 40 ans, le natif de McConnellsburg (Pennsylvanie) va découvrir les bancs de NBA, ou plutôt le bout des bancs, là où trône le coach en chef.
"I’m honored to be the next head coach of the Phoenix Suns." – Head Coach Jordan Ott pic.twitter.com/BAjVG8EBsP
— Phoenix Suns (@Suns) June 10, 2025
Pour sa première expérience, le quarantenaire aura la tâche ardue de gérer un vestiaire composé d’immenses talents à de multiples reprises All-Stars, et surtout miné par deux saisons de chaos où le mariage entre Devin Booker et Kevin Durant (et dans une certaine mesure Bradley Beal) n’a pas marché. Alors, comment réussir là où des pointures à son poste ont échoué ? C’est tout le mystère qu’a essayé de percer Ott dans sa première prise de parole en tant qu’entraîneur de Phoenix.
« Un effort permanent » a été la façon dont le nouveau venu a résumé sa philosophie. Il a aussi souligné l’importance de « jouer tôt dans les possessions, d’avoir des mouvements offensifs précis et de trouver le moyen d’obtenir des possessions supplémentaires ». Pour comprendre ce nouveau personnage qui débarque dans l’éco-système la NBA, un regard sur son parcours est nécessaire.
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Jordan Ott a d’abord commencé à entraîner dans le lycée de son petit village de Pennsylvanie. Il a rapidement gravi les échelons et s’est exporté en universitaire, d’abord à Penn State puis à Michigan State, où son propriétaire, Matt Ishbia, a joué dans sa jeunesse. Puis, en 2013, le diplômé en management du sport a fait le grand saut et a obtenu son premier job en NBA, celui d’analyste vidéo pour les Hawks d’un certain… Mike Budenholzer.
Un premier travail dont il a gardé un important bagage et sur lequel il est revenu ce mardi. « Je pense qu’une qualité importante lorsque l’on travaille à la vidéo est d’être curieux. Il faut aussi apprendre à accepter que vous n’allez pas avoir toutes les réponses. Je crois que j’ai gardé ça avec moi », développait-il.
En 2016, le jeune Ott prend son envol et file à Brooklyn, où il restera six ans. Dans la ville qui ne dort jamais, l’aspirant coach apprendra notamment à connaître Kenny Atkinson ou encore Kevin Durant, qu’il pourrait peut-être entraîner l’an prochain, même si cela semble plutôt mal engagé. En 2022, il met fin à son aventure new-yorkaise pour retrouver une autre mégalopole, cette fois tout à l’ouest, à Los Angeles, chez les Lakers.
Là-bas, et comme chez les Nets, Ott retrouvera un vestiaire rempli de stars (James, Davis, Westbrook) et accompagnera Darwin Ham dans sa première (difficile) prise de poste d’entraîneur principal. L’idylle ne durera que deux ans avant qu’il ne revienne à son deuxième amour l’an passé, Kenny Atkinson et les Cavs. « Kenny Atkinson est l’homme le plus curieux du basketball et un modèle à suivre », assénait Ott lors de sa première conférence de presse à Phoenix.
Ready to work 🏜️ pic.twitter.com/tXUKqb8ok7
— Phoenix Suns (@Suns) June 10, 2025
Cette dernière expérience d’assistant coach l’amènera sur le banc du All-Star Game en février dernier, mais surtout sur celui des Suns en ce mois de juin. « Une place qu’il n’a pas volée » assurait-il ce mardi au moment de se remémorer son parcours. « J’ai passé 20 ans à travailler aussi dur que je le pouvais pour me trouver ici. J’ai côtoyé de super personnes – des grands entraîneurs, des grands joueurs – qui m’ont permis de grandir, et qui m’ont mis dans des situations difficiles pour voir si je pouvais m’améliorer. » Il poursuivait en donnant la garantie qu’il « allait désormais travailler aussi dur qu’il le peut, pour prouver qu’il est ici pour de bonnes raisons. »
« Ce que je m’efforce de faire, c’est d’être curieux et de continuer à apprendre », livrait aussi Jordan Ott, qui a fait de cette notion de curiosité l’un de ses mantras dans cette conférence de presse d’intronisation. Surtout, Ott est persuadé que ses Suns « peuvent faire un grand bond, et de façon systématique » afin de « construire un projet de la bonne manière ».
Avec 85 matchs gagnés sur les deux dernières années, un total relativement faible au vu de la qualité de l’effectif, les Suns espèrent avoir trouvé la perle rare qui les mènera vers un titre qu’ils n’ont jamais obtenu. Avant ça, il faudra d’abord gérer une intersaison bouillante dans l’Arizona où le contour de l’effectif pourrait être bien différent d’ici le mois de septembre.
© Mark J. Rebilas-Imagn Images