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Après 82 matchs disputés par chaque franchise en près de sept mois de compétition, la saison régulière NBA a tiré sa révérence ce dimanche 13 avril. Place désormais à la post-saison, avec d’abord le Play-In Tournament, prélude à l’entrée en lice des playoffs. Si les campagnes du Thunder d’Oklahoma City ou des Cavaliers de Cleveland ont marqué les esprits, cette édition s’annonce plus ouverte que jamais.
Dans un jeu moderne, rapide, spectaculaire et résolument tourné vers l’attaque, les retournements de situation peuvent survenir à tout instant. Cette saison encore, les Clippers ont signé la plus grosse remontée de la régulière face aux Spurs, après avoir accusé jusqu’à 26 points de retard. Mais en playoffs, l’intensité franchit un cap : chaque possession compte, et aucune avance ne paraît réellement sécurisée lorsque deux poids lourds de la ligue se défient.
Retour sur les trois plus impressionnantes remontées de l’histoire des playoffs NBA — avec, comme souvent dans ce registre, Los Angeles en fil rouge.
Premier tour des playoffs 2012. Los Angeles débarque à Memphis pour défier des Grizzlies favoris. À l’issue du troisième quart-temps, l’avantage local atteint 84 à 57. La rencontre semble promise à l’équipe du Tennessee.
Mais la franchise californienne refuse d’abdiquer. Emmenée par un Nick Young incandescent et un Eric Bledsoe incisif, LA réalise un dernier quart-temps d’anthologie, efface son retard et s’impose au terme d’un final haletant. Une victoire fondatrice, prélude à une série remportée en sept matchs, avec un nouveau succès décisif décroché dans le Tennessee lors du Game 7.
Nick Young led the Clippers on a comeback win against the Grizzlies in the 2012 Playoffs RD1 G1. pic.twitter.com/8Q0kBMHt7m
— ThrowbackHoops (@ThrowbackHoops) September 18, 2020
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Cap sur l’autre franchise de Los Angeles. En demi-finale de Conférence Ouest, lors du Game 4 face aux SuperSonics, Seattle mène rapidement 43 à 14 en début de deuxième quart-temps. Une véritable démonstration.
Un temps mort stratégique permet pourtant à Pat Riley de relancer ses troupes. L’écart n’est plus que de 11 points à la pause. Puis, à six minutes du terme, les Lakers prennent enfin les devants (82-81), portés par un James Worthy étincelant (33 points). Le match bascule, tout comme la série, conclue par un sweep en règle (4-0). Phoenix subira le même sort en finale de conférence.
Les Finales NBA tourneront en revanche à la déconvenue, face aux « Bad Boys » de Detroit, futurs champions après un 4-0 sans appel.
May 14, 1989: Seattle's Derrick McKey scores 20 PTS in the first half (and dunks on pretty much everyone on the floor) as the SuperSonics take a 29-point lead in Game 4 of the Western Conference Semifinals.
— NBA Cobwebs (@NBACobwebs) May 14, 2023
The Lakers would come back to win, 97-95, completing a 4-0 series sweep. pic.twitter.com/yndUyzYZpz
Encore une fois, Los Angeles s’invite au cœur de l’exploit. Lors du Game 2 du premier tour des playoffs 2019, les Clippers défient les redoutables Warriors de Curry, Durant et Thompson. À mi-parcours du troisième quart-temps, le score affiche 94-63 en faveur de Golden State. Une correction en bonne et due forme.
Mais Lou Williams et Montrezl Harrell refusent de plier. Les deux remplaçants combinent 61 points et portent un deuxième acte monumental : 85 unités inscrites en une mi-temps. Dans les dernières secondes, Landry Shamet crucifie les Warriors avec un tir primé décisif.
Golden State validera tout de même son ticket pour le tour suivant, avant de s’incliner face aux Raptors de Toronto en Finales NBA. Mais ce soir-là, les Clippers ont rappelé que dans les playoffs, rien n’est jamais gravé dans le marbre.
Clippers 31-Point Comeback vs Warriors (2019)pic.twitter.com/RSqN3HDYNP https://t.co/NPiYWUn9YK
— Hoop Muse (@HoopMuse) September 23, 2024
Crédit photo : Kirby Lee-USA TODAY Sports