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Ce lundi 30 juin marquera l’ouverture officielle de la free agency NBA. Cette période symbolise un moment clé, synonyme de nombreux changements et de mouvements stratégiques dans les effectifs des franchises. Partout dans la ligue, les dirigeants définissent leurs priorités pour renforcer leurs équipes et viser le titre lors de la prochaine saison.
Bien que la cuvée de cette année ne soit pas la plus « 5 étoiles » de l’histoire, elle propose tout de même d’excellents joueurs capables d’intégrer un cinq majeur ou de renforcer le banc. Après des finales marquées par la profondeur des effectifs d’Oklahoma City et d’Indiana, le rôle des « role players » et des joueurs de complément n’a jamais été aussi valorisé.
Dans ce contexte, The Playoffs a préparé une liste des meilleurs joueurs disponibles par poste. On commence avec les cinq meilleurs meneurs et arrières combo (positions 1 et 2). À noter : seuls les agents libres non restreints ou les joueurs disposant d’une player option qu’ils n’ont pas encore décidé d’activer sont pris en compte.
Voici donc la sélection des meilleurs meneurs/arrières de cette free agency.
Pour ouvrir cette liste (sans ordre particulier), on retrouve l’Allemand Dennis Schröder. Il y a peu, sa carrière NBA semblait sur le déclin, mais sa performance impressionnante lors de la Coupe du monde FIBA 2023 a changé la donne. Après avoir été élu MVP et offert le titre mondial à l’Allemagne, Schröder a signé un contrat de deux ans et 25,4 millions de dollars avec les Raptors.
Passé ensuite par Brooklyn et Golden State, il a terminé la saison aux Detroit Pistons, où il a joué un rôle clé en aidant la franchise à retrouver les playoffs après six ans d’absence. Ses moyennes (13,1 points, 5,4 passes, 2,5 rebonds) en font l’un des noms les plus convoités du marché.
À 31 ans, il est déjà annoncé dans le viseur de plusieurs équipes pour cette free agency, notamment Milwaukee, Dallas et Sacramento.
Autre joueur marquant des Pistons : Malik Beasley. L’arrière a tout simplement signé la meilleure saison de sa carrière. En sortie de banc, il a tourné à 16,3 points par match, avec un remarquable 41,6 % à trois points. Ses 319 tirs primés réussis constituent même la deuxième meilleure marque de la ligue, juste derrière Anthony Edwards.
À 29 ans, Beasley représente une arme offensive précieuse, qu’il soit titulaire ou sixième homme. Ce dernier a d’ailleurs terminé deuxième dans la course au titre de meilleur sixième homme, derrière Payton Pritchard. Detroit, qui dispose d’une marge salariale confortable, devrait logiquement lui proposer un contrat conséquent.
Pour la deuxième année consécutive, Nickeil Alexander-Walker a disputé les 82 matchs de saison régulière avec Minnesota. Même s’il n’a été titulaire qu’à dix reprises (25,3 minutes de moyenne), le Canadien a été précieux. Ce dernier affiche 9,4 points, 3,2 rebonds et 2,7 passes, à 38 % à trois points.
Cousin de Shai Gilgeous-Alexander, Alexander-Walker brille par sa polyvalence défensive. Quand il est sur le terrain, Minnesota affiche un différentiel positif de +6,6 points par 100 possessions. Défensivement, l’équipe se classe sixième de la ligue (rating défensif de 110,8), et encore meilleure avec lui (108,5), un chiffre qui rivaliserait même avec celui d’Oklahoma City.
Malgré une situation financière compliquée (et la possibilité de perdre d’autres joueurs comme Julius Randle ou Naz Reid), Minnesota pourrait peiner à le retenir. Alexander-Walker devrait ainsi être l’un des arrières les plus demandés cet été durant la free agency.
Après des années à briller comme meneur remplaçant, Tyus Jones a tenté un pari risqué l’été dernier. Il a signé un contrat d’un an à seulement 2 millions de dollars avec Phoenix, espérant relancer sa valeur en tant que titulaire aux côtés de stars comme Booker et Durant.
Le plan n’a pas vraiment fonctionné. Les Suns ont déçu, terminant 11e à l’Ouest sans même accrocher le play-in. Individuellement, Jones n’a pas démérité : 10,2 points, 5,3 passes, 2,4 rebonds et 41,4 % à trois points, avec seulement 1,1 perte de balle par match (record personnel malgré tout).
Même s’il n’a pas pleinement profité de l’exposition espérée, Jones reste un meneur fiable, capable d’être titulaire. Malheureusement, peu d’équipes disposent de l’espace salarial nécessaire pour lui offrir un gros contrat.
Gary Trent Jr. a suivi une stratégie similaire. Après la fin de son contrat à Toronto, il a signé à Milwaukee pour un an et 2,6 millions de dollars, un énorme sacrifice financier par rapport à son précédent deal (17 millions).
Contrairement à Jones, son pari s’est révélé payant. Malgré sa plus faible moyenne de points (11,1) depuis sa deuxième saison, Trent Jr. a tourné à 41,6 % à trois points, deuxième meilleure marque de sa carrière.
Surtout, il a brillé en playoffs. Même si les Bucks ont été sortis au premier tour par Indiana, Gary Trent Jr. a affiché 18,8 points et 2,6 interceptions par match, à 50 % longue distance. Il a même explosé avec 37 et 33 points lors des matchs 3 et 5.
Mentions honorables à Chris Paul, Russell Westbrook, D’Angelo Russell, Tim Hardaway Jr. Et Caris LeVert.
Crédit photo : David Reginek-Imagn Images