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Mauvaise nouvelle pour la ligue : les discussions autour du prochain CBA (Collective Bargaining Agreement, convention collective) entre la Women’s National Basketball Association (WNBA) et la Women’s National Basketball Players Association (WNBPA) ont échoué.
Selon une source proche des négociations citée par Front Office Sports, la date butoir du 31 octobre pour finaliser le nouveau CBA ne pourra probablement pas être respectée. Les joueuses de la WNBA sont mécontentes du cadre proposé par la ligue. Comme l’a déclaré la directrice exécutive du WNBPA, Terri Carmichael Jackson :
« À l’approche de la barre des 60 jours, le manque d’urgence de la ligue laisse les joueuses se demander si elle veut vraiment trouver un accord ou simplement gagner du temps. Les fans ne veulent pas ça. Ils soutiennent les joueuses dans leur exigence d’un nouveau standard pour la W. » (Front Office Sports).
La WNBA avait fixé cette échéance du 31 octobre pour garder un écart avec les Finales WNBA 2025, qui peuvent s’étendre jusqu’au 19 octobre. L’objectif était de ne pas impacter la saison en cours.
Mais désormais, un lockout semble inévitable. S’il se concrétise, ce serait le premier de l’histoire de la ligue.
Toujours selon Front Office Sports, la présidente du WNBPA, Nneka Ogwumike, a exprimé sa frustration face au manque de volonté de la WNBA d’honorer les revendications des joueuses. Ce statu quo met en péril l’avenir d’une ligue en pleine expansion.
Un lockout en 2026 pourrait bouleverser la free agency, alors même que le contrat de droits TV à 2,2 milliards de dollars doit entrer en vigueur cette année-là.
Des stars comme A’ja Wilson, Breanna Stewart ou encore Nneka Ogwumike espèrent signer des contrats record, dans un contexte de forte croissance de l’audience et des investissements. Mais un lockout rendrait ces signatures beaucoup plus compliquées et pourrait mener à une saison 2026 raccourcie. Les conséquences seraient lourdes, à court comme à long terme.
Les fans attendent également avec impatience les potentielles stars de la draft 2026, comme Flu’jae Johnson, Azzi Fudd, Lauren Betts ou Olivia Miles, après deux cuvées déjà particulièrement riches.
Un lockout perturberait aussi l’arrivée de deux nouvelles franchises prévues en 2026 : les Portland Fire et le Toronto Tempo. Ces équipes espéraient s’inspirer du modèle des Golden State Valkyries, qui ont construit en 2025 l’une des meilleures ambiances à domicile de la ligue.
L’introduction de ces équipes devait représenter non seulement une nouvelle source de revenus, mais aussi un renforcement de l’ancrage de la WNBA à l’international.
La saison 2026 devait attirer encore plus d’attention : le vivier de talents s’élargit, les rookies arrivent prêts au défi physique de la WNBA, et la ligue est sur une trajectoire de croissance sans précédent.
Depuis 2024, la demande en contenu et en matchs WNBA explose, notamment sur les réseaux sociaux. Les joueuses réclament logiquement des salaires plus élevés, en phase avec ce nouvel engouement.
Un lockout ferait mal à la ligue, qui commence enfin à récolter les fruits de son travail depuis 1997. C’est pourtant le meilleur moment pour construire un modèle durable et rentable.
Les joueuses, elles, auraient d’autres options : ligues 3×3 comme Unrivaled, Athletics Unlimited, ou encore des contrats à l’étranger. Mais l’objectif reste clair : obtenir le meilleur accord possible dans la WNBA, devenue la vitrine mondiale du basket féminin.
Credit Photo: Kamil Krzaczynski-Imagn Images