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Pourquoi le Thunder sera intéressant à suivre en 2025 ?

Romain Balle

NBA – Le Thunder d’Oklahoma City est aujourd’hui à l’honneur de notre focus sur les équipes à suivre pour cette saison de NBA 2024/2025.

 

La franchise du Thunder va entrer dans le deuxième chapitre de ses ambitions de titre cette saison. Faisons alors le point sur l’une des places fortes de NBA que nous allons suivre cette saison.

Alors à quelle saison s’attendre pour le Thunder ?

Mandatory Credit: Eric Hartline-USA TODAY Sports

Flashback 2023/2024 : L’explosion

 

Après un exercice 2022/2023 prometteur mais immédiatement sapé par la blessure longue durée de Chet Holmgren, Oklahoma City avançait avec une certaine ambition dans la saison dernière et un objectif clair : faire les Playoffs.

Mais le Thunder a littéralement fait exploser son plafond l’an passé en grillant plusieurs étapes du projet. La ligue s’est rendue compte que l’effectif mis sur pied par Sam Presti était en fait déjà prêt à gagner et à se porter candidat au titre.

Le Thunder remporta ainsi 57 matchs et devenait l’équipe la plus jeune de l’histoire à finir première de sa conférénce. Une véritable déflagration.

 

Mandatory Credit: Alonzo Adams-USA TODAY Sports

Longtemps remise en cause et jugée illégitime, cette équipe du Thunder a balayé les Pelicans 4-0 et a prouvé son statut. Dépassée ensuite par la bonne surprise de Dallas, la très jeune équipe de l’Oklahoma s’est arrêtée en demi-finale de conférence. Une saison marquée sous le signe de l’optimisme, de la révélation, et bien surtout des promesses, radieuses.

Saison 2024/2025 : Pourquoi le Thunder sera intéressant à suivre ?

 

Parce qu’Oklahoma City est la deuxième équipe à avoir remporté le plus de matchs en saison régulière.

Parce que le Thunder a toutes les raisons du monde de viser plus haut avec un effectif aussi jeune (un seul joueur a atteint la barre des 30 ans et est le plus vieux de l’effectif, seuls deux joueurs ont plus de 26 ans, 24 ans d’âge moyen).

Parce qu’OKC compte dans son effectif un joueur ayant terminé deuxième au classement du MVP l’an passé en la personne de Shai Gilgeous-Alexander (30.1 points, 6.2 passes décisives et 2 interceptions de moyenne en 2023-24), qui a montré qu’il était un joueur d’une solidité et d’une régularité monstre et qui aussi (et surtout) montré qu’il ne se défilait pas à l’arrivée des Playoffs (30.2 points, 6.4 passes décisives et 7.2 rebonds de moyenne à 50% de réussite au tir de moyenne sur la dernière campagne).

 

OKC compte aussi dans son effectif le dauphin au trophée de meilleur rookie de l’année avec un Chet Holmgren qui a montré qu’il était déjà prêt et parfaitement adapté à la NBA moderne malgré un physique chétif.

 

 

Enfin OKC compte aussi dans son effectif un joueur ayant terminé 4ème au trophée de la meilleure progression de l’année avec Jalen Williams, auteur d’un 54% au tir et 42% à trois points l’an dernier.

La liste des arguments qui font du Thunder l’une des équipes les plus sérieuses et les plus excitantes de la saison à venir pourrait s’allonger avec notamment la présence inattendue de Cason Wallace dans la 2ème meilleure équipe de rookies de la saison, un coach Mark Daigneault qui a montré toutes ses capacités d’adaptation ou un manager général avec Sam Presti qui fait partie de l’élite de la NBA mais cela prendrait beaucoup de temps.

 

On se concentrera donc davantage sur les mouvements opérés par Oklahoma City à l’intersaison.

D’abord avec la Draft où dans leur immensité de choix, le Thunder a pris Nikola Topic avec le choix 12, un meneur serbe ultra prometteur, MVP de l’EuroBasket U18 en 2023, mais absent pour toute la saison en raison d’une blessure.

Avec le choix 26, Daigneault et Presti ont ensuite pris Dillon Jones, ailier d’1m98. Avec son profil très défensif (9 rebonds et 2 interceptions en moyenne l’an dernier), l’ancien de Weber State ne devrait pas avoir un rôle de premier plan cette saison mais devrait pouvoir dépanner sur quelques séquences.

OKC cherchera probablement à le développer sur le long-terme, lui dont le tir à longue distance demeure faible (32.4% de réussite l’année dernière), même s’il a montré d’immenses capacités de progression offensive chaque année en universitaire (4 points de plus en moyenne par rapport à l’année d’avant sur chacune de ses 4 ans en université).

Sur le marché des transfert, le Thunder est assez logiquement resté calme au vu de l’ossature déjà complète et si performante déjà en place. Mais Presti n’a pas hésité à ajouter, comme à son habitude, plusieurs pièces intéressantes pour donner des armes en plus à son équipe.

 

Sa principale décision a été le transfert acté avec les Bulls envoyant le jeune Giddey dans l’Illinois mais ramenant l’expérimenté et précieux Alex Caruso dans l’Oklahoma, véritable teigne en défense et bon shooteur à trois points (40.8% l’an passé), soit le profil idéal pour une équipe jeune mais ambitieuse.

Presti est également allé chercher Isaiah Hartenstein chez les Knicks. Un brin surpayé (87 millions sur 3 ans pour un joueur à 7.8 points et 8.3 rebonds de moyenne l’année dernière), Hartenstein viendra apporter de la taille, de la présence physique et du rebond à une équipe du Thunder qui en a cruellement manquée face aux Mavericks en Playoffs.

 

Isaiah Hartenstein (à gauche) et Alex Caruso (à droite) sous leurs nouvelles couleurs. Mandatory Credit : © DOUG HOKE/THEOKLAHOMAN / USA TODAY NETWORK via Imagn Images

 

Du côté des pertes, seules celles de Gordon Hayward (retraite) et de Mike Muscala méritent d’être mentionnées même ci ses derniers ne jouaient pas un grand rôle dans l’équipe.

Enfin l’instant « cocorico » nous oblige à mentionner le départ d’Olivier Sarr, non-conservé par OKC, qui n’a jamais vraiment pris sa place dans l’effectif de Mark Daigneault. Ousmane Dieng, lui, demeure dans l’effectif même si cette saison a des allures de dernière chance pour lui, où il devra montrer qu’il est utile dans la rotation du Thunder.

 

Le Thunder avance donc peut-être plus fort que jamais dans cette saison 2024/2025 où tous les rêves semblent permis et où l’objectif final reste de faire mieux (ou au moins aussi bien) que l’exercice précédent en Playoffs dans un Ouest toujours plus dense.

 

© Alonzo Adams-Imagn Images