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Fan des Packers depuis plus de 15 ans, ma première venue sur le sol américain se devait de passer par le mythique Lambeau Field. Afin de ne pas assommer femme et enfants avec un match de pré-saison, nous avons tenté la Family Night.
L’accord avec celle qui partage ma vie était le suivant : nous allions tous à Green Bay, si nous allions tous à New York. Initialement prévu au tout début du périple à la mi-août, une venue le premier week-end, après la grosse pomme s’est installée. La première raison est logistique: Green Bay demande un passage obligé par les plus gros hub du pays (Chicago, Atlanta ou Charlotte) et étant notre première fois aux Etats-Unis, avec deux enfants, il semblait préférable d’éviter un transfert et de voler vers Green Bay avec toutes les formalités d’entrée déjà faites.
La seconde pratico-ludique : Caler une date alors que le calendrier NFL n’est pas sorti, c’est un peu comme jeter les dès et en plus faire « subir » un match de pré-saison à des non fans de football, ce n’était pas la meilleure idée pour les motiver. Je me suis alors souvenu que les Packers organisaient chaque année une soirée appelée Family Night. Un entrainement de deux heures, au sein du stade, avec des activités autours pour satisfaire tout le monde. De plus, en regardant le calendrier, je remarque que depuis ces dernières années c’est toujours le premier samedi d’août. J’ai donc une soirée à Lambeau qui pourrait plaire à tout le monde, tout en garantissant presque la date.
Nous partons donc de New York vers Newark, tout en frôlant la mort trois fois (le périphérique parisien c’est une route de la Creuse en comparaison) et en se délestant de près de $120. Les agents au niveau des bagages sont aimables comme des garçons de café parisien mais nous parvenons à prendre notre vol pour Chicago. Après un atterrissage sportif et un des plus long roulage vers la porte que je n’ai jamais connu, direction le Wisconsin ! Sur le papier le vol dure 1h15 et c’était donc avec grand étonnement que je vois le petit coucou se rapprocher du sol après un peu plus d’une demi-heure en l’air. Nous sommes pourtant bien à Green Bay !


Dès la sortie de l’avion, on sait qu’on est sur la terre de Packers. L’aéroport regorge de photos et d’objets à l’effigie des vert et or.


La navette pour notre hôtel est un peu en retard du fait des nombreuses arrivée du jour mais c’est très vite oublié par la gentilesse du conducteur qui se permet un détour pour nous faire passer par un côté plus touristique de la ville. Nous logeons au Lodge Kohler, à proximité directe du stade. La couleur dominante est le vert, avec des photographies de la franchise dans le hall et dans les chambres, ainsi que des livres. Lors de la réservation de la chambre, vous avez la possibilité de sélectionner un package qui comprend notamment les entrées pour le Hall of Fame.
Notre première soirée va consister en dévaliser le Packers Pro Shop et de se délecter de quelques cheesecurds au Krolls. Un petit tour vers un Titletown (une zone d’activité avec jeux et autre) tout calme pour faire jouer les enfants puis nous regagnons notre chambre, avec vue sur le Lambeau Field afin de se reposer pour la soirée du lendemain. A ce stade le jet lag est encore un peu présent et avec la journée transfert puis l’heure de décalage supplémentaire par rapport à New York, Morphée nous appelle assez tôt.














Au petit-déjeuner nous nous délectons des smoothies proposés par l’hôtel et de nouveau un détour par Titletown en attendant l’ouverture supposée du Hall of Fame. La télévision locale est déjà sur place et tout commence à s’installer. Direction ensuite le Hall of Fame mais la mauvaise surprise et que le périmètre du stade est bouclé. En ce jour particulier, tout n’ouvre qu’à 13h30. Nous en profitons pour prendre des photos, jouer de nouveau à Titletown (ils ont une piste de 40 yards dash auto-chronométré) et profité des jeux qui se mettent en place.
Après avoir mangé cheesecurds et plateau de froamges wisconsinite pour le déjeuner, nous allons dans l’atrium du stade dessiner une pancarte pour la soirée et enfin visiter le Hall of Fame. Cependant l’accès est conditionné à la possession d’un billet pour la Family Night et il faut penser à réactiver le billet à la sortie sous peine de se voir refuser l’entrée plus tard.














A notre sortie, Titletown est noir de monde et il est donc impossible pour les enfants de profiter du maquillage, hail-mary challenge, réalité virtuelle ou du mini-golf. Nous patientons tout de même plus d’une demie-heure pour nous offrir un excellent bubble tea que nous allons déguster au calme, dans notre chambre.
L’entrainement ne commence qu’à 19h30 mais les portes ouvrent à 17h30 et nous nous dirigeons vers le stade un peu après cinq heures, pensant naïvement que nous serons parmis les premiers à entrer. Notre porte se trouve du côté opposée à notre hôtel et en faisant le tour, nous comprenons rapidement que beaucoup de monde attent déjà. L’horraire est respecté et c’est parti pour l’attente.
Cependant les animations pre-game sont intéressantes avec à canon à t-shirt (que je parviens à attraper tel un Davante Adams ou Jordy Nelson), cheerleaders de toutes les époques, l’orchestre de l’université du coin et un match de flag. Nous allons chercher à manger avant le début de l’objet principal de la soirée mais le choix est limité (j’ai mis du temps à comprendre pourquoi pac-and-chesse), horriblement cher ($55 pour 4 bouteilles d’eau et 2 plats) et pas vraiment bon (comme tout nourriture de stade que j’ai mangé, hors loge). On apprendra par la suite qu’il y avait plus de choix mais qu’il aurrait fallu faire le tour des travées.
Les joueurs arrivent enfin et le soucis majeur apparait. Contrairement au Stade France ou au moderne Tottenham Hotspurs Stadium, les premières tribunes du Lambeau Field (nous étions rang 14), datant de 1957, n’ont pas été conçues pour permettre à ceux derrière de voir correctement. Ça n’est pas vraiment génant quand tout le monde est assis, sauf pour les enfants) mais quand les joueurs sortent du tunnel et que tout le monde se lève, notre vue est majoritairement obstruée, d’autant plus que nous ne sommes pas bien grands). Il faut alors jouer du cou pour apercevoir les stars du jour et les mitrailler de photos.
Dès lors, la magie s’effondre un peu. Ce n’est qu’un entrainement, on ne voit pas vraiment bien et la combiné à la fatigue des enfants, ils commencent à s’impatienter. Heureusement les olas et ballons de plage qui parcourent les tribunes aident à faire passer le temps entre deux belles actions ou le concours de celui qui gardera le plus de ballons en mains.
La musique forte incommande grandement madame (on découvrira à notre retour en France qu’elle a une belle otite) et par précaution nous décidons de rentrer. Nous suivons la dernière demi-heure à la télé (ou sur les écrans des travées du stade que l’on voit de notre chambre) et mon fils et moi sortons nous positionner devant l’hôtel avant le feu d’artifice. Au final, de l’extérieur les photos sont magnifiques et les images resterons gravées.
































Le lendemain nous allons visiter le stade pendant 2 heures. Le guide et ses annecdotes sont intéressantes mais la visite en elle même, bien que ce soit la plus complète disponible, manque de saveur. Le seul moment un peu amusant est l’entrée aux abords du terrain via le tunnel des joueurs, accompagné par de la musique et des cris de supporters.
Un dernier repas au Krolls pour profiter une dernière fois des cheesecurds et il est temps de reprendre l’avion poru Chicago. Contrairement à New York, tout le personnel est souriant, avenant et les enfants ont même le droit à un autocollant de la part de la police de Green Bay ainsi qu’à des ailes de la part des agents de United Airlines. C’est donc le coeur un peu lourd que nous quittons cette ville qui mérite, fan de football ou non, que l’on s’y arrête.