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Décidemment, cette Team USA cru 2024 ne semble même pas laisser des miettes à ses adversaires. Après des victoires de 26 puis 17 et 21 points, c’est au nombre de 35 points que les américains ont distancé le Brésil ce soir. De quoi rassurer à l’entame du dernier carré où ils se présentent en immenses favoris.
Visiblement, les États-Unis avaient conscience de leur adversaire du soir et ont voulu rendre hommage à leur philosophie historique dès le début du match. En effet, dès l’entame du match, Team USA s’est mis en mode « joga bonito » (soit beau jeu en français) et a tenu à attaquer pied au plancher. 9 points en 2 minutes et 22 secondes, 18, à 27 secondes de la moitié du premier quart-temps pour un total de 33 points à la fin du premier quart, les hommes de Steve Kerr ont voulu d’entrée assumer leur statut de patron.
Autre fait marquant de cette entame de match, Joel Embiid, très décevant jusqu’ici, a été propulsé dans le cinq de départ par Kerr, manifestement inspiré par Vincent Collet, qui a plutôt eu raison d’effectuer ce changement au vu de la prestation du Sixer, qui plus est en première mi-temps.
Dominant, adroit et entreprenant, Embiid a montré le meilleur visage qu’on lui connaît. Tout cela a résulté pour lui par un bilan de 14 points, 6 rebonds et 1 passe décisive au retour des vestiaires.
Fidèle à son personnage, il n’a pas manqué de chambrer le public français, qui lui est hostile depuis le début du tournoi, à la façon Anthony Edwards, son coéquipier.
https://twitter.com/2MANYBRIDGES/status/1820916459389772025
Confortablement installés dans leur rencontre, les hommes de la bannière étoilée menaient de 12 points à la fin du premier quart-temps. Mais comme depuis le début du tournoi, la bande à LeBron James a eu tendance à se perdre dans un faux rythme, se transformant en un passage à vide (assez court certes) profitant aux brésiliens qui ont pu recoller, comme en atteste le 13-2 encaissé dans le milieu du deuxième quart-temps, les ramenant à 8 points seulement des américains.
Immédiatement, et comme depuis le début du tournoi, Team USA a réagi et a enclenché le seconde pour finir sur un impressionnant 15-0 sur les 3 dernières minutes de la première mi-temps. Jeu, set et presque match.
Avec 63 points inscrits à la pause (6/12 à longue distance 11/11 aux lancers-francs et 18 passes décisives), le ton était clairement offensif sur ce premier acte (et sur toute la rencontre globalement). Surtout, avec 27 points d’avance, les quadruple champions olympiques en titre avaient fait le plus dur.
Au retour des vestiaires, et dans un match très offensif, Team USA a eu un petit peu de mal à remettre la machine en route (6 points sur les 2 premières minutes et 39 secondes de la mi-temps), mais cette fois, la défense a maintenu son niveau de vigilance en ne faisant pas passer l’écart à moins de 23 points.
Derrière, Devin Booker et ses coéquipiers se sont détachés une bonne fois pour toute et les brésiliens ne les ont jamais revus de près. Emmenés par un Booker généreux (18 points, meilleur marqueur des États-Unis), Team USA passait de nouveau 31 points au Brésil en un seul quart-temps, celui-ci perdu 35(!) à 31.
Mais peu importe, avec plus de 30 points d’avance à l’entame de la dernière période, la messe était dite pour les brésiliens qui n’avaient plus grand-chose à espérer de ces 10 dernières minutes de jeu, si ce n’est profiter d’un match qu’ils ne rejoueront sûrement plus jamais.
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Dans un dernier quart-temps qui a pris des allures de plage de Copacabana entre show sur le parquet (dunks de Edwards, claquette dunk de Davis), et en dehors avec des acclamations successives pour :
Un Snoop Dogg toujours aussi rafraîchissant dans ces olympiades venu assister à la rencontre en bord de terrain, un roi LeBron James mimant la couronne posée sur sa tête et le vrai Roi, Léon Marchand, néo quadruple champion olympique qui a volé la vedette à LeBron à l’applaudimètre lorsqu’il a été projeté sur l’écran géant.
À moins de 5 minutes du terme, Steve Kerr lançait Tyrese Haliburton, jusqu’ici pas entré en jeu, ce qui sonnait la fin de la rencontre et permettait à certaines jambes âgées de Team USA, comme LeBron James ou Stephen Curry (encore décevant ce soir comme en témoigne ses 16 minutes de jeu et l’absence de tir à trois points marqué) de bénéficier d’un peu de repos avant la demi-finale.
Au final, au terme d’un match où les États-Unis n’auront jamais été inquiétés, les Avengers l’emportaient 122 à 87, dans un match donc ultra offensif, les 5 joueurs de Team USA au-dessus de la barre des 10 points inscrits pouvant en attester.
On retiendra de ce match une nouvelle fois le rôle de soldat idéal dans l’ombre des deux arrières de Boston, Jrue Holiday et Derrick White, encore très précieux ce soir (5 points, 4 rebonds, 4 passes décisives et 2 contres pour le second).
On retiendra aussi la performance en domination d’Anthony Davis (13 points et 8 rebonds à 56% de réussite au tir) et la réussite insolente de Team USA au tir, à 45 sur 74 (61%).
🔊🔊🔊 𝗟𝗲́𝗼𝗻 > 𝗟𝗲𝗕𝗿𝗼𝗻. Non, King James, l'ovation est bel et bien pour le Roi Marchand, auteur d'une arrivée remarquée à Bercy !#Paris2024 en intégralité, c'est seulement sur Eurosport via Max, Canal+ et nos autres partenaires pic.twitter.com/cbk2ZwZlfL
— Eurosport France (@Eurosport_FR) August 6, 2024
Mais on retiendra enfin et surtout le grand moment d’Histoire vécu par tous les supporters de Bercy ce soir. Effectivement, dans une performance pas exceptionnelle mais avec 11 points, le numéro 7 des États-Unis, natif de Washington D.C, monsieur Kevin Durant est devenu le meilleur scoreur de l’histoire du basket-ball américain (masculin et féminin confondu) des Jeux Olympiques.
Un accomplissement majeur de plus dans la carrière d’un joueur qui n’aura jamais triché avec la sélection (il est présent à chaque olympiade depuis 2012).
Avec 489 points, il est désormais seul sur le toit de l’Olympe après avoir dépassé Lisa Leslie (joueuse des années 2000 elle aussi quadruple championne olympique), seule capée olympique qui lui résistait alors jusqu’à ce 6 Août 2024.
Désormais, « KD », proclamé Captain America par Devin Booker, vise une historique cinquième breloque en or consécutive pour assoir un peu plus sa légende et sa domination sur la sélection américaine.


Kevin Durant est nouvelle fois entré dans l’histoire de son sport lors de ce quart de finale. Mandatory Credit: Kyle Terada-USA TODAY Sports
D’ici-là, la Serbie (miraculée face à l’Australie) se dressera une nouvelle fois sur le chemin des États-Unis, le 8 Août à 21h (heure française) pour une double revanche sur la finale de 2016 et sur la claque infligée il y a une dizaine de jours. Tudo bem.
© Kyle Terada-USA TODAY Sports