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La nuit dernière, Dallas a été tirée au sort pour obtenir le first pick lors de la prochaine Draft NBA. Contre toute attente, les Mavericks ont décroché la première position avec seulement 1,8 % de chances, alors qu’ils avaient terminé avec le 10e bilan de la Conférence Ouest.
Le premier choix est censé permettre à la franchise qui le détient de sélectionner le meilleur joueur disponible parmi les inscrits à la Draft. Autant dire qu’il s’agit d’un atout crucial pour une équipe en reconstruction, espérant lancer un nouveau projet autour de ce talent. Sauf que, de son côté, la pire équipe de la saison 2024-2025, le Jazz (17-65), n’a obtenu que le cinquième choix. Une malchance devenue presque une tradition depuis… 2018.
Cette année-là, les Phoenix Suns, alors lanterne rouge avec un bilan de 21 victoires pour 61 défaites, avaient tout de même obtenu le premier choix. Depuis ? Aucune équipe avec le pire bilan n’a réussi à décrocher ce fameux first pick. Chaque année, c’est une autre franchise, mieux classée, qui rafle la mise.
Voici un rappel des dernières années :
À noter que, depuis trois ans, l’équipe au pire bilan se retrouve systématiquement avec le 5e choix. Et cette année, aucune des trois pires franchises de la Ligue (Utah, Charlotte, Washington) ne figure dans le Top 3 de la Draft NBA 2025 !
Pour mémoire, la NBA a modifié les règles de la Loterie en 2019 pour tenter de limiter les dérives liées au tanking volontaire. Depuis, les trois plus mauvaises équipes de la saison ont chacune 14 % de chances d’obtenir le premier choix (contre 12 % pour la 4e, 10,5 % pour la 5e). Avant cette réforme, la pire équipe bénéficiait de 25 % de chances de décrocher le jackpot.
L’impact est clair au vu des résultats récents : si ce nouveau système peut en théorie dissuader les équipes de perdre volontairement, le tanking n’a pas disparu… De quoi relancer le débat : la réforme de 2019 n’a-t-elle pas fini par affaiblir l’essence même de la Loterie ?
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Un autre détail intrigue. Dallas obtient le premier choix peu de temps après avoir transféré Luka Dončić… aux Lakers. Curieusement, en 2019, les Pelicans avaient eux aussi décroché le 1er choix juste après avoir envoyé Anthony Davis à cette même franchise californienne.
Alors, les Lakers portent-ils chance aux équipes à qui ils arrachent des stars ? Ou bien Anthony Davis est-il une sorte de totem mystique du first pick, lié à la loterie par ses mouvements ? Est-ce que Nico Harrison, le general manager des Mavs, avait tout anticipé en acceptant de se séparer du Slovène ?
Une chose est sûre : Dallas retrouve enfin un peu de chance après avoir été la cible de nombreuses critiques ces dernières saisons.
Reste à voir ce que fera la franchise texane de ce first pick. Va-t-elle sélectionner Cooper Flagg, pressenti comme le n°1 ? Ou bien surprendra-t-elle tout le monde en décidant de l’échanger ? Réponse dans quelques semaines…
Crédit photo : David Banks-Imagn Images