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Caleb Williams raconte comment il est devenu un quarterback

Romain Balle

NFL – Le mois de Septembre rime avec reprise de la NFL et il ne reste plus que quelques jours avant l’ouverture de la saison. Dans une interview pour la télévision américaine, le numéro 1 de la dernière Draft, Caleb Williams, a raconté comment il est devenu un quarterback.

 

Dans une semaine tout pile, Caleb Williams aura disputé son premier match de NFL, dans la peau d’un titulaire, dans la chaude ambiance du Soldier Field qui sera bouillant pour les premiers pas de son nouveau protégé.

Sorti en première position de la dernière Draft, l’ancien de USC se sait attendu pour la saison à venir. Pourtant, ce n’était initialement pas au poste de quarterback que Williams évoluait. Il raconte cette transition au micro de Maria Taylor, journaliste de NBC, venue l’interroger avant le tout premier match de sa carrière en NFL.

 

« Je voulais être une raison pour laquelle nous gagnerions des matchs »

 

Nous pourrions être d’accord avec Maria Taylor lorsqu’elle lance à Williams qu’il « donne le sentiment que c’est facile » lorsqu’il évolue sur un terrain de football. Mais cela n’est pourtant pas venu tout seul, et est même venu sur le tard. La journaliste de NBC a alors donné un nom au nouveau quarterback des Bears, « Harrison Bailey ». Si ce nom nous paraît anodin, il est hautement significatif pour Caleb Williams, puisqu’il est à l’origine de sa transition vers le poste de quarterback.

« Oui… donc Harrison [Bailey] m’a botté les fesses dans un match. » se remémore-t-il.

« C’était lors d’une demi-finale […] et c’était une défaite difficile. J’ai encaissé cette défaite plus durement que la plupart du temps. Et vu la situation dans laquelle j’étais, je ne jouais en fait pas quarterback, j’étais running back, linebacker, safety, ce genre de postes… et je n’ai pas pu jouer en attaque, sur ce match-là, parce que l’entraîneur l’avait décidé. […]

 

Harrison Bailey, le quarterback à l’origine de la mue footballistique de Caleb Williams. © Caitie McMekin/News Sentinel via Imagn Content Services, LLC

 

Et je l’ai pris à cœur, je voulais changer de poster et devenir quarterback. Je voulais distribuer le ballon, je voulais être une raison pour laquelle nous gagnerions des matchs, et je voulais prendre du plaisir. Donc j’ai changé de poste après qu’il [Bailey] nous ait battus.

Et mon père, une fois que j’avais fini de pleurer après cette défaite lorsque j’étais plus jeune, a mis en place un plan avec des habitudes de nutrition, travailler dur, le sommeil et toutes ces choses-là, des vitamines aussi. J’avais à peu près 10 ans et à partir de là c’est juste rester gravé en moi. Travailler dur, la discipline, peu importe comment vous voulez l’appeler, c’est rester gravé en moi. Donc cette défaite a eu beaucoup de signification pour moi. » explique Caleb Williams, dont l’ambition s’est rapidement démultipliée, jusqu’à devenir un brin excessive, selon ses dires.

 

« L’objectif de devenir le meilleur quarterback de tous les temps me pousse »

 

Relancé par Maria Taylor, Caleb Williams poursuit le récit de son cheminement en tant que quarterback, lui qui « ne voulait pas simplement être un bon quarterback, mais le meilleur quarterback de l’histoire à n’avoir jamais joué alors qu’il n’avait que 9 ou 10 ans » selon son père.

Il nuance cependant en déclarant, « qu’à ce moment-là, j’ai parlé un petit peu sur le coup de l’émotion ».

Mais il précise : « À cette époque, je ne travaillais pas dur, le football était juste un loisir pour moi, c’est ce que j’aimais faire, mais je ne savais pas tout ce que cela impliquait et à quel point il fallait que je travaille. Quand j’ai commencé à travailler dur, je savais que cela finirait toujours par payer, comme tout le monde le dit.

Mais quand ça a commencé à payer sur les terrains de football, j’ai commencé à avoir plus de confiance en moi-même et dans le travail que je fournissais.

 

Et je me suis fixé ces rêves et ces aspirations, que je fixe toujours très haut, et un autre de mes rêves est de devenir le meilleur [de tous les temps]. Cela me permet de continuer à avancer et d’atteindre ces rêves parce que je sais que ne peux pas atteindre certains de ces rêves en un ou deux ans.

Donc cela me pousse et me donne le goût de ne pas en avoir assez et que je ne suis pas encore là. À l’époque où j’ai dit ça j’étais probablement sous le coup de l’émotion, mais en ayant grandi c’est plus devenu un rêve qui me pousse. » concluait avec sérénité le natif de Washington D.C.

 

Caleb Williams, le 8 Octobre 2022, lorsqu’il évoluait encore pour l’université de USC.  Mandatory Credit: Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

L’histoire retiendra finalement que Harrison Bailey a bien fait de jouer son meilleur football lors de cette demi-finale face à Caleb Williams. Aujourd’hui, les deux hommes ont connu un destin aux trajectoires opposées, même si Harrison Bailey continue de faire carrière en NCAA, où il rencontre des difficultés et entame sa dernière année (il a joué pour trois universités et n’a débuté que trois matchs depuis 2020).

Harrison avait même eu des offres d’Alabama, de Georgia et d’Ohio State qu’il avait choisi de ne pas rejoindre. Il pourra au moins se targuer d’être la raison pour laquelle le quarterback le plus attendu d’une cuvée de Draft historiquement dense au poste est devenu quarterback.

 

Caleb Williams lui est dans la pleine préparation de la réception des Tennessee Titans qui aura lieu dimanche à 19h (heure française). L’occasion pour lui de lancer de la meilleure des manières sa carrière de joueur de NFL et d’amorcer son chemin vers les sommets face à un adversaire prenable.

 

© Denny Medley-USA TODAY Sports