Retrouvez nos conseils sur (09-74-75-13-13, appel non surtaxé).
https://www.joueurs-info-service.fr/




Traditionnellement marquée par les essais de rookies et de joueurs en quête d’une place, la NBA Summer League a vu en 2025 l’émergence d’un protagoniste inattendu : Yang Hansen.
Le pivot chinois de 2,18 mètres, désormais au Portland Trail Blazers, a transformé Las Vegas en son théâtre, avec un impact international, à la fois médiatique et culturel, qui dépasse largement les frontières.
Depuis ses débuts, Yang a provoqué un véritable engouement non seulement aux États-Unis, mais surtout en Chine. Sa performance face aux Memphis Grizzlies a attiré 5,2 millions de téléspectateurs sur la diffusion gratuite de Tencent. Ce chiffre est presque cinq fois supérieur à l’audience américaine du match inaugural de Cooper Flagg, premier choix de la Draft.
Lors d’un autre match, diffusé sur une plateforme payante, Yang a été suivi par 3,4 millions de Chinois – soit 16 fois la moyenne de la Summer League. Ses audiences en Chine ont même surpassé celles des playoffs NBA de la saison dernière.
L’impact de Yang Hansen va bien au-delà des chiffres. La presse chinoise s’est déplacée en masse à Las Vegas : plus d’une dizaine de journalistes et une équipe de Tencent suivent chacun de ses pas. Ils réalisent une série documentaire en dix épisodes, retraçant son adaptation au basket nord-américain et à la culture américaine.
Comparé à Nikola Jokic pour son intelligence tactique, sa qualité de passe et son style offensif raffiné, Yang a également impressionné par ses statistiques en Summer League : 10,8 points, 5,0 rebonds, 3,8 passes décisives et 2,3 contres de moyenne par match. Sélectionné en 16e position de la Draft, il devient le premier Chinois depuis près de 20 ans à être choisi au premier tour, depuis la légende Yao Ming.
D’abord accueilli avec scepticisme, le pivot s’est rapidement imposé comme l’un des joueurs les plus marquants de la compétition.
Son parcours personnel séduit tout autant. Ancien “gamin en surpoids”, comme il se décrit lui-même, Yang Hansen est devenu un symbole de persévérance pour le public chinois. Celui qui a commencé le sport sur l’insistance de son père est en passe de devenir une idole nationale, à l’image de Yao Ming.
Sa timidité et son côté candide – il a confié qu’il “mangeait du poulet frit” au moment de sa sélection inattendue par Portland – ainsi que ses efforts pour apprendre l’anglais et s’intégrer à la culture américaine renforcent encore le charisme du jeune prospect.
Enfin, même s’il débutera la saison derrière Donovan Clingan et Robert Williams III dans la rotation, les Blazers considèrent Yang comme une pièce maîtresse pour l’avenir. Pour la franchise, il n’est pas seulement une promesse, mais un véritable lien entre le présent et un futur résolument global.
Credit Photo: Brad Penner-Imagn Images