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Souvent critiqué pour n’avoir jamais disputé la moindre finale NBA, on en oublierait presque que Carmelo Anthony a connu le succès à la fac. Pour sa seule et unique saison NCAA, le natif de Brooklyn a en effet réussi l’exploit de mener les Orangemen de Syracuse au titre de champion en 2003, sous la houlette de Jim Boheim.
Interrogée sur son ex-protégé dimanche par Sportskeeda, la légende du coaching universitaire a donné son avis sur la carrière NBA de Melo, exceptionnelle d’un point de vue individuel mais vierge de tout accomplissement collectif.
En NBA, il a rendu toutes ses équipes meilleures. Qu’il s’agisse de Denver ou de New York, il les a rendu plus forts.
Soulignant l’impact indéniable de Carmelo Anthony sur la compétitivité des franchises dont il a porté le maillot, Jim Boheim pointait aussi du doigt le contexte pour expliquer les limites atteintes par le triple médaillé d’or olympique avec Team USA.
Il a du affronter les Spurs et les Lakers à cette époque. Il n’a pas réussi à les battre, mais il a tout de même rendu les Nuggets meilleurs. Et c’est parfois tout ce que l’on peut faire. Vous ne transformez pas une équipe en un candidat au titre à vous seul.
Parfois qualifié de « loser », Carmelo Anthony a pris part aux Playoffs à 13 reprises en 19 ans de carrière, atteignant les finales de conférence à une seule reprise. Alors à la tête des Nuggets, le 3ème choix de la Draft NBA 2003 avait subi la loi des Lakers de Kobe Bryant en 2009, battu en 6 manches par les futurs champions.
Un coup d’éclat sans lendemain pour Carmelo Anthony, régulièrement défait au 1er tour des Playoffs par la suite. La faute à un manque de leadership, dans la parole comme dans l’attitude, illustré notamment par son manque d’implication en défense, et à une incapacité à impliquer ses partenaires en attaque (2,5 assists de moyenne en carrière en Playoffs).
Un costume de franchise player un peu trop grand pour un soliste au talent offensif exceptionnel, jamais plus à l’aise que dans un rôle de scoreur unidimensionnel.
Un statut que Carmelo Anthony a parfaitement embrassé en sélection nationale pour devenir la meilleure version de lui-même, s’affirmant comme l’un des tous meilleurs joueurs jamais vus en basket FIBA. Un homme capable notamment de passer la bagatelle de 37 points en 14 minutes de jeu au Nigeria lors des jeux de Londres (2012).
Habitué aux exploits individuels et à défaut de toute bague de champion, Carmelo Anthony compte 10 participations au All-Star Game en carrière, et un trophée de meilleur marqueur du championnat sous la tunique des Knicks en 2013.
Les statistiques de Carmelo Anthony en carrière (1260 matchs) : 22,5 points, 6,2 rebonds et 2,7 assists de moyenne.
Credit : © Ron Chenoy-Imagn Images