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Patrick Ewing fête ses 63 ans : flashback sur une légende du game !

Maxime Bodilis

Essentiellement porté sur la transition et le tir à trois points, le jeu appartient aujourd’hui aux extérieurs en NBA. Mais il fut un temps ou les pivots régnaient en maître dans la grande ligue, parmi lesquels Patrick Ewing, qui fête en ce 5 août ses 63 printemps. L’occasion pour The Playoffs de revenir sur cette légende planétaire des années 80 et 90.

Né à Kingston en Jamaïque, Patrick Ewing rejoint les Etats-Unis à l’âge de 13 ans pour s’installer dans les environs de Boston. Il abandonne alors le football (soccer) et le cricket pour se consacrer au basketball au sein du Cambridge Rindge and Latin School, qu’il mène à trois titres d’état entre 1979 et 1981. Considéré comme l’un des meilleurs lycéens du pays et après avoir un temps pensé rejoindre North Carolina (la tenue d’un congrès du Ku Klux Klan près du campus lors de sa visite l’en aurait dissuadé), le pivot décide de s’enrôler pour la fac de Georgetown.

S’en suivront 4 années d’excellence sous les ordres du regretté John Thompson, marquées notamment par un sacre NCAA en 1984. Un titre universitaire venu venger la cruelle défaite concédée deux ans plus tôt aux Tar Heals d’un certain Michael Jordan, ultra clutch pour sceller le sors du match. MOP du Final Four 1984, élu Big East Player of the Year par deux fois et nommé National College Player of the Year en 1985, Ewing rejoint la NBA cette même année.

Retenu en 1ère position à la Draft par les Knicks au terme d’une lottery très controversée, il fait le grand saut vers le monde professionnel à Big Apple en étant attendu comme le messie par une franchise en plein doute (24v-58d en 1984-1985, avant dernier à l’Est). Portant l’équipe sur ses larges épaules, le grand Pat permet aux Knicks de retrouver les Playoffs dès sa troisième année et s’affirme comme l’une des plus grandes stars de la ligue, créant notamment une marque, devenue culte, de chaussures à son nom. Mais il devra attendre la retraite de sa bête noire, Michael Jordan, pour atteindre les NBA Finals en 1994.

Opposé à un autre pivot star en la personne d’Hakeem Olajuwon, Patrick Ewing, bien contenu par son vis à vis (18,9 points à 36,9% seulement sur la série) rate ce qui sera sa seule et unique occasion de ravir un titre NBA face aux Rockets. Aux commandes de la série à l’issue du Game 5 (3-2 pour NY), les Knicks s’inclinent d’un rien au match suivant (perdu 84-86) avant de perdre pied lors du Match 7 face aux prouesses d’Olajuwon (25 points, 10 rebonds, 7 passes décisives et 3 contres).

Si les Knicks retrouvent les finales NBA cinq ans plus tard, l’ancien de Georgetown est malheureusement dans l’impossibilité de prendre part à la confrontation. Blessé en finale de conférence Est face aux Pacers de Rik Smits, autre pivot star de l’époque, Patrick Ewing est contraint de regarder ses coéquipiers se faire étriller par les tours jumelles des Spurs Tim Duncan et David Robinson depuis le banc de touche (défaite en 5 petits matchs).

S’en suivent 3 années de déclin en dépit d’une nouvelle participation à la finale de conf’ en 2000, marquées par deux passages anecdotiques à Seattle puis Orlando, où le Rookie de l’Année 1986 prend sa retraite en 2002, à l’aube de ses 40 ans.

All-Star à 11 reprises, retenu par 10 fois au sein des All-NBA Teams, intronisé au Hall of Fame en 2008 et membre éminent des sélections étasuniennes médaillées d’or aux jeux de Los Angeles puis Barcelone, Patrick Ewing demeure une icône de la balle orange. Et l’un des plus grands joueurs à n’avoir jamais remporté le titre NBA aux côtés de Karl Malone, John Stockton ou Charles Barkley.

Reconverti assistant coach dès le milieu des années 2000 (Wizards, Rockets, Magic, Bobcats), le Big Man prend les reines de son ancienne université, Georgetown, en 2017. Une expérience qui tourne court dès 2023 avec un bilan peu reluisant (41% de victoires et une seule participation à la March Madness). De retour au bercail, Patrick Ewing officie depuis plus d’un an en qualité d’ambassadeur des Knicks.

Statistiques en carrière NBA (1183 matchs) : 21,0 points, 9,8 rebonds et 1,9 assists de moyenne.

Credit : © Malcolm Emmons-Imagn Images

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Rédac' Chef « Basket » chargé de la qualité des contenus et du respect de notre ligne éditoriale. Ancien joueur de la SIG Strasbourg reconverti dans le journalisme. Passé par les centres de formation BeBasket, Reverse et Skweek avant de rejoindre The Playoffs. Biberonné aux dunks de Shawn Kemp et aux duels Pau-Limoges. Fan inconditionnel de Damian Lillard et Laurent Sciarra. Les highlights de Wemby illuminent mes journées. Et le shoot de Diamantidis continue de hanter mes nuits.

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