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À quelque heures du Game 3 entre le Thunder et les Pacers, Rick Carlisle et Pascal Siakam se sont exprimés en conférence de presse au sujet de la rencontre à venir et de son importance pour Indiana.
Interrogé sur le fait que les Pacers n’ont pratiquement jamais mené dans cette série, Rick Carlisle a préféré se tourner vers l’avenir plutôt que de s’attarder sur le passé.
« Tout ce qui s’est déjà passé n’a plus vraiment d’importance, hormis le score de la série. On doit aller de l’avant. Il y a beaucoup de choses qu’on doit mieux faire. On se rend compte qu’on a perdu (du moins au tableau d’affichage) six ou sept des huit premiers quart-temps. On affronte une excellente équipe, donc il faut s’ajuster et élever notre niveau de jeu. »
Entre les Fever et les Pacers, la ferveur populaire ne cesse de croître dans l’Indiana, comme l’a souligné le technicien.
« Oui, je pense que vous soulevez un point pertinent à propos des Fever et de Caitlin Clark. Les deux équipes sont en progression, elles cherchent encore leur rythme et s’améliorent petit à petit. L’intérêt autour de tout ça est donc naturellement très élevé. On a toujours eu des supporters formidables ici. C’est la troisième fois que je reviens à Indianapolis. J’y ai été assistant pendant trois ans aux côtés de Larry dans les années 90, puis entraîneur principal pendant quatre saisons au début des années 2000. Ensuite, j’ai passé treize ans à Dallas avant de revenir ici. C’est donc ma quatrième saison de ce deuxième passage. Ce retour a été différent, car il a coïncidé avec une reconstruction en profondeur. Mais les fans nous sont restés fidèles tout au long de ce processus. »
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— Indiana Pacers (@Pacers) June 11, 2025
L’ancien coach des Mavericks s’est également exprimé sur l’état physique de son meneur,Tyrese Haliburton, estimant que l’intensité des Finales prenait le pas sur les douleurs persistantes.
« À ce stade de la saison, personne ne se sent parfaitement bien, c’est normal. Il s’est entraîné, il a fait tout ce qu’il fallait. Je sais qu’il ressent encore quelques douleurs, mais chaque jour ça va un peu mieux. Et je ne pense pas que vous l’entendrez s’en plaindre. C’est le moment de l’année où rien ne peut égaler ce que l’on vit. L’ambiance, l’engouement, les opportunités… Revenir à la maison pour jouer, c’est une source immense de motivation. Il y a tant de raisons d’être excité par ce qui se passe. On a quelques joueurs légèrement diminués, mais je ne pense pas que quoi que ce soit les empêchera de jouer ce match. »
Sacré MVP des Finales de Conférence Est, Pascal Siakam a identifié les axes de progression des Pacers pour cette série face au Thunder.
« Franchement, on doit tout simplement faire mieux. J’arrive à pénétrer dans la raquette, oui, mais ils défendent bien en resserrant autour du ballon et en étant toujours bien placés. Donc ça va demander beaucoup de travail. Et encore une fois, on doit continuer à progresser dans ce domaine. »
Avant d’approfondir son analyse.
« Il faut qu’on arrive à faire des stops défensifs. C’est la première condition pour pouvoir jouer en transition. Et il faut aussi prendre les rebonds. Si tu ne fais ni l’un ni l’autre, tu ne peux pas réussir dans le jeu de transition. On sait qu’on peut courir, c’est notre force, mais c’est impossible de le faire si on ne défend pas bien ou si on ne sécurise pas les rebonds. »
Le Camerounais a également été invité à revenir sur son parcours personnel jusqu’à ces Finales NBA, et sur le message qu’il adresserait au jeune Pascal Siakam.
« Oui, c’est une bonne question. Je lui dirais simplement d’être patient, de faire confiance à son instinct. Tu ressens bien ce qui se passe sur le terrain, alors crois en toi quoi qu’il arrive. Il y aura des périodes difficiles, mais il faut continuer à se battre, et un jour, une opportunité se présentera pour accomplir quelque chose de spécial. C’est ce que je dirais à mon moi plus jeune. Quand je repense à mon parcours, ce n’était pas un long fleuve tranquille. Il y a eu beaucoup d’obstacles, mais aussi de très bons souvenirs. Il a fallu surmonter pas mal d’adversité, et je lui rappellerais simplement tout ça. »
Rendez-vous dans la nuit de mercredi à jeudi pour le Game 3 à Indianapolis, où l’ambiance s’annonce électrique.
Crédit photo : Alonzo Adams-Imagn Images