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Pacôme Dadiet évoque son année rookie: « ce n’était pas gagné d’avance »

Jean Fabre-Jevanoff

Après avoir été choisi en 25e position par les Knicks lors de la draft 2024, Pacôme Dadiet est revenu sur sa première saison en NBA. L’occasion pour le Français de faire le bilan de sa première année outre-Atlantique, et d’afficher ses ambitions pour celle à venir. 

Une année rookie marquée par l’apprentissage 

Quatrième représentant français du Top 30 de cette draft 2024, derrière Zaccharie Risacher, Alexandre Sarr et Tidjane Salaün, Dadiet est revenu sur sa première saison dans la grande ligue sur le plateau de NBA Extra lundi. L’occasion d’évoquer notamment ce qu’il a ressenti en entendant Adam Silver prononcer son nom sur l’estrade. 

À ce moment-là, je ne réfléchissais pas trop, c’est vraiment un choc. Après, on est surtout content d’être en NBA au début et ensuite les Knicks quoi, on connaît cette franchise donc ça fait encore plus plaisir.

Malgré la crainte de ne pas être choisi, le natif d’Aubagne n’a jamais douté de lui. 

Ce n’était pas sûr à 100%, après moi j’étais vraiment sûr de moi. Enfin, après il y a eu les workouts. Ce n’était pas gagné d’avance au début mais j’ai fait en sorte de monter dans cette draft et c’est plutôt bien passé pour moi.

Au milieu de stars comme Jalen Brunson ou Karl-Anthony Towns par exemple, Pacôme Dadiet a dû se contenter d’aller-retour entre la G-League et la NBA. Au total, le Français aura cumulé 18 matchs pour 6.2 minutes, 1.7 point et 1 rebond en saison régulière, mais aussi deux matchs en playoffs avec deux points face à Boston lors du match 5 de la série. Pourtant, malgré ces courtes apparitions, le Français est satisfait de sa première année dans la grande ligue. 

Pour moi, c’est une question d’expérience. Je pense quand on arrive en NBA à 19 ans et qu’on est capable d’apprendre, je pense que vers la 3e année, 4e année, c’est beaucoup plus facile, on a déjà pris ses marques. C’est un jeu très différent de l’Europe donc il n’est pas évident tout de suite. Il y a la ligne à 3 points, il y a quelques règles qui sont différentes donc ouais, c’est pas évident sans expérience d’y arriver et de pouvoir performer directement. 

Une perspicacité au service d’une bonne adaptation 

Passé par le Ratiopharm Ulm avant sa draft, comme Killian Hayes et Noa Essengue, Pacôme Dadiet a tout de suite adopté une vision à long terme de son parcours en NBA, lui permettant de bien gérer la frustration autour de son faible temps de jeu. 

Je pense que dans chaque situation, il y a du bon à tirer. Et dans cette équipe, j’avais énormément de très bons coéquipiers donc j’apprends tous les jours. J’avais un coach qui était vraiment bien pour les jeunes, en termes de discipline surtout. Donc ça pose de bonnes bases dans les premières années NBA et je pense que cela m’aidera à l’avenir. 

Une fois arrivé à New York, le jeune Français a dû s’adapter à la cadence infernale des matchs et à la récupération parfois très limitée. 

Le nombre de matchs surtout, c’est vrai que ça change énormément de choses sur la récupération. Il faut vite être mature sur ce genre de sujets parce que ça ne pardonne pas en NBA, on a un match quasiment tous les deux jours. Donc, et après il y a l’avion, etc. Donc je dirais que c’est plus sur ça que j’ai été surpris après. On sait que la NBA c’est quand même une grosse ligue, mais quand on voit les joueurs en vrai, ça nous frappe encore plus parce qu’on ne peut pas se rendre compte tant qu’on ne les a pas vus en direct. 

Entouré de joueurs All-Stars (Jalen Brunson, Karl-Anthony Towns, Mikal Bridges), de joueurs connaissant bien la ligue (PJ Tucker, Mitchell Robinson, Josh Hart, OG Anunoby), le tricolore a pu observer ses coéquipiers pour accélérer son apprentissage. 

Pour moi, il y a une chose, il y a eu d’abord les routines, l’importance des routines. J’ai vu chez chaque grand joueur et même pas que grand joueur, vraiment tous les joueurs de l’équipe, tout le monde a une routine et pour un jeune joueur c’est important de voir ça et de voir ce qu’on peut prendre ici et là. Il y a eu aussi l’importance du scouting que j’ai vu en NBA, il n’y a rien qui est fait au hasard en défense et c’est vraiment impressionnant. 

Dadiet concentré sur la Summer League 

Malgré un parcours frustrant en playoffs avec une élimination en finale de conférence contre les Pacers, empêchant Pacôme Dadiet d’affronter son compatriote Ousmane Dieng (Thunder), l’ailier des Knicks est déjà focus sur la suite. 

Je suis concentré sur ma Summer League, le reste je sais que ce n’est pas de mon contrôle, je ne sais pas encore ce qui va se passer, mais moi je suis concentré sur mon travail, déjà reprendre mes marques parce qu’il y a une petite pause, et ensuite montrer tout simplement qu’on va avoir une place l’année prochaine. 

Pour sa 2e saison en NBA, nul doute que l’un des objectifs sera de gagner du temps de jeu supplémentaire. Et pour cela, Pacôme Dadiet le sait, il faudra s’imposer comme un patron dans l’équipe new-yorkaise durant la Summer League afin de prouver sa valeur à ses dirigeants. Le sort du Français dépendra aussi de l’identité du nouvel entraîneur dans la franchise de la Big Apple. Espérons pour ce dernier que cela joue en sa faveur… 

Crédit photo : Vincent Carchietta-Imagn Images

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Journaliste polyvalent sur le football américain, j’écris aussi des articles sur le basket. Commentateur sur Twitch et sur YouTube. Passé par Eurosport notamment. Un mix d’Eminem et de OBJ, fan inconditionnel de Patrick Mahomes et Lebron James

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