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La NBA s’apprête à vivre une finale inédite avec une confrontation pour le titre opposant Oklahoma City à Indiana. Deux équipes jeunes et séduisantes mais vierges de tout sacre dans la grande ligue, les Pacers ayant raflé trois championnats dans la défunte ABA au début des années 70 (1970, 1972 et 1973) et le Thunder ayant atteint le Graal à la même époque sous le nom des Seattle Supersonics.
Des Finals aussi excitants que rafraîchissants entre les deux équipes les plus « agréables à voir jouer » selon les GMs interrogés en début de saison, présentés en 3 points clés à 72 heures seulement du coup d’envoi du Game 1 prévu dans la nuit de jeudi à vendredi (2h30 sur beIN SPORTS).
Si ces Finals mettront aux prises deux collectifs très riches et performants, elles verront surtout s’affronter deux meneurs de grande classe : Shai Gilgeous-Alexander et Tyrese Haliburton. Si le premier a marché sur la ligue tout au long de l’année (32,7 points, 5,0 Rebonds et 6,4 passes décisives) pour mener OKC au meilleur bilan de la saison (68v-14d) et rafler son premier titre de MVP au nez et à la barbe de Nikola Jokic, le second s’est surtout révélé sur cette postseason.
Elu joueur « le plus surcoté » par ses pairs en fin de saison régulière, l’ancien King de Sacramento a mis tout le monde d’accord sur ces Playoffs en menant les Pacers à la perfection (18,8 points, 4,8 rebonds et 9,8 assists de moyenne), sans oublier d’inscrire plusieurs tirs assassins face à Cleveland et New York en cours de route, et de signer une performance unique dans l’histoire de la NBA le 28 mai dernier face aux Knicks avec 32 points, 15 passes décisives et 12 rebonds sans la moindre perte de balle.
Les deux stars arriveront donc pleinement lancées jeudi lors du Game 1 de la finale, avec toutefois un petit ascendant psychologique pour Shai Gilgeous-Alexander. Le Thunder a disposé d’Indiana lors de leurs deux confrontations de saison régulière (120-114 le 26 décembre, 132-111 le 29 mars), alors que le Canadien a totalement dominé son homologue sur ces rencontres, claquant notamment 45 points (contre 4 pour Haliburton !) lors de leur 1ère opposition ! Signe qu’OKC n’a pas réussi à Tyrese Haliburton cette année, le médaillé d’or aux jeux de Paris avec Team USA a enregistré son deuxième plus faible total de passes décisives de l’exercice 2024-2025 face aux protégés de Mark Daigneault fin mars (3).
Bref, Indiana aura besoin d’un Tyrese Haliburton au sommet de son art pour espérer surprendre SGA et le Thunder, larges favoris des bookmakers pour le titre NBA.
Indiana a inscrit 117 points sur 100 possessions cette année, signant la deuxième meilleure marque de la ligue derrière sa victime de la demi-finale de conférence Est, Cleveland. OKC en revanche, a surtout fait parler la poudre de l’autre côté du terrain cette saison en limitant ses adversaires à 104 unités sur 100 possessions.
Indiana s’appuiera donc sur un rythme effréné et un usage presque parfait du ballon (3ème meilleur taux de partes de balles de la ligue avec 13,1%seulement) pour tenter de déjouer la défense du Thunder, tandis qu’OKC comptera sur sa floppée de 2-way players pour contenir la force de frappe des Pacers (7 joueurs à 10 points de moyenne ou plus).
Avec Lu Dort et Jalen Williams, tous deux nommés au sein des All-Defensive Teams NBA cette saison, en chef de file, mais aussi Alex Caruso, Shai Gilgeous-Alexander, et Cason Wallace, Oklahoma City s’avance dans cette finale avec 5 défenseurs élite sur sa ligne extérieure. Sans parler de sa redoutable paire intérieure Chet Holmgren-Isaiah Hartenstein. Preuve de la domination défensive d’OKC, les coéquipiers d’Ousmane Dieng dominent largement ces Playoffs aux interceptions (10,8 contre 8,9 pour les Warriors, seconds), et aux « stocks » (steals+blocks).
Les snipers de l’Indiana, impressionnants d’adresse sur ce tournoi final (49% au général, 37% à 3 points), auront donc fort à faire face au bloc défensif du Thunder en finale. A moins que le rythme et la qualité d’exécution des jaune et bleu ne deviennent un casse-tête pour les hommes de Mark Daigneault ?
Indianapolis et Oklahoma City, respectivement classées 16ème et 20ème plus grandes villes étasuniennes lors du recensement de 2020, constituent de toute évidence deux des plus « petits marchés » de la ligue. Il sera donc important de ne pas se fier aux audiences télévisuelles pour apprécier l’intérêt de ces Finals pour le grand public.
Si certaines affichent, trop déséquilibrées ou marquées par l’absence de certaines stars (blessure), ont pu s’avérer décevantes ces dernières années, celle qui débute ce jeudi s’annonce particulièrement prometteuse. Au grand complet et en pleine bourre, caractérisées par un basket total, les deux équipes excellent par ailleurs dans l’art de se transcender.
Indiana est ainsi devenue la première franchise à remonter trois déficits de 20 points lors d’un match dans une même campagne de playoffs, alors qu’OKC a réussi l’exploit historique de s’imposer par 30 points ou plus à 4 reprises lors de la postseason 2025 grâce à son succès lors du Game 5 face à Minnesota (124-94).
La promesse d’une finale spectaculaire, et, surtout, d’une opposition entre deux équipes au sommet de leur art. Pour le plus grand bonheur des fans NBA à travers le monde.
Credit : © Alonzo Adams-Imagn Images