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NBA Draft 2025 : quel avenir pour Nolan Traore, Noa Essengue et Joan Beringer ?

Maxime Bodilis

Le 1er tour de la Draft NBA 2025 a rendu son verdict. Contrairement aux prévisions, le basket tricolore n’a pas battu le record établi l’an dernier en propulsant plus de 4 de ses représentants parmi les 30 premiers choix, Noah Penda et Maxime Raynaud devant attendre le 2nd round ce jeudi pour connaître leur potentielle destination l’an prochain (NB: une Draft au 2nd tour n’offre pas automatiquement de contrat garanti).

Pour autant le basket français a vu 3 de ses jeunes talents être appelés par Adam Silver mercredi, ce qu’aucune autre nation, exception faite des Etats-Unis, n’a réussi à faire. L’occasion pour The Playoffs de se pencher sur l’avenir des heureux élus au regard du contexte dans lequel ils évolueront la saison prochaine en NBA. Gros plan sur Noa Essengue, Joan Beringer et Nolan Traore !

Noa Essengue, 12ème choix, Chicago Bulls

Engagé dans les finales de Bundesliga avec UIm, Noa Essengue a zappé le Game 4 (perdu) face au Bayern pour rejoindre Brooklyn mardi et assister à la Draft (avec le soutien de ses dirigeants, parmi lesquels Isaiah Hartenstein). L’occasion de voir Adam Silver prononcer son nom lors du 12ème pick détenu par les Bulls. Si certains imaginaient le natif d’Orléans terminer un peu plus haut, nul doute que Chicago est une destination parfaite pour Essengue.

Sans véritable star depuis les départs de Zach LaVine et DeMar DeRozan vers Sacramento à la trade deadline, sans poste 4 dominant dans la peinture après l’échec du prospect Patrick Williams, Windy City devrait offrir les minutes nécessaires au développement du jeune français. L’occasion pour Noa Essengue de faire apprécier ses qualités athlétiques, ses talents de slasher, et surtout sa polyvalence défensive. Mais aussi de peaufiner sa mécanique de shoot (24% à 3 points et 70% aux lancer-francs cette saison en Allemagne), encore en chantier, et de renforcer ses fondamentaux pour apporter davantage de variété à son jeu offensif, parfois prévisible et stéréotypé.

Dans une franchise en reconstruction autour de Coby White et Matas Buzelis, l’ancien du Pole France ne devrait pas non plus subir la pression du résultat. Un contexte parfait pour se montrer dans la grande ligue, et continuer de progresser. Une ascension qui passera toutefois par un renforcement musculaire. Avec 90 kilos seulement pour 2m07, Noa Essengue devra s’étoffer pour rivaliser soir après soir avec les Giannis Antetokopunmpo, les Bam Adebayo ou autres Karl-Anthony Towns de la conférence Est.

Statistiques 2024-2025 : 9,7 points, 4,5 rebonds et 1,1 assists (Bundesliga)

Joan Beringer, 17ème choix, Minnesota Timberwolves

4 ans seulement après ses débuts dans le basket, Joan Beringer a donc réussi l’exploit d’intégrer la NBA. Passé par la SIG puis par l’Olimpia Ljubljana, le Strasbourgeois n’a pas chômé et mis à profit ses incroyables qualités physiques pour se frayer un chemin dans la grande ligue. Un championnat qu’il découvrira donc dans le Minnesota aux côtés d’un autre Français, Rudy Gobert.

Un environnement intéressant pour Joan Beringer, qui pourra compter sur la grande expérience de ses coéquipiers dans la peinture (Rudy Gobert, Julius Randle, Naz Reid) pour accélérer son développement. Qui plus est au sein d’une organisation sérieuse et en nets progrès depuis l’arrivée sur le banc de Chris Finch, finaliste de conférence Ouest les deux dernières saisons.

Si le jeune prospect ne devrait pas, sauf transfert de Rudy Gobert cet été, bénéficier d’un gros temps de jeu, il devrait néanmoins trouver quelques minutes pour faire montre de ses qualités de protecteur de cercle au sein d’une équipe habituée à jouer grand, et à l’ADN avant tout défensif (6ème au Defensive Rating en 2024-2025). Le contexte parfait pour contribuer immédiatement au projet de la franchise. En attendant de développer un arsenal offensif encore limité.

Statistiques 2024-2025 : 4,9 points, 4,1 rebonds et 1,5 blocks (ABA)

Nolan Traore, 19ème choix, Brooklyn Nets

La banlieue new yorkaise aurait pu être l’environnement idoine pour Nolan Traore. Un projet en pleine reconstruction depuis les départs de Kevin Durant, James Harden et Kyrie Irving, une franchise que personne n’attend en Playoffs avant plusieurs saisons, bref, le contexte parfait pour un rookie désireux de se montrer et de prendre des responsabilités.

Malheureusement pour le natif de Créteil, les Nets, crédités d’un nombre record de picks sur un 1er tour de Draft (5), ont eu la mauvaise idée de miser sur 4 guards mercredi. Parmi lesquels le top prospect russe Egor Denim (retenu en 8ème position), vu comme le meilleur meneur potentiel de cette Draft derrière Dylan Harper, mais aussi le pétard ambulant israëlien Ben Saraf. Deux joueurs susceptibles de limiter le temps de jeu de Traore dès la saison prochaine, et, surtout, ses responsabilités à la création comme au scoring.

Combo-guard de grande taille (1,93m), porté sur l’attaque grâce notamment à une vitesse d’exécution et un handle de très haut niveau, l’international tricolore devra donc batailler pour faire son trou à Brooklyn, où la concurrence sur les postes 1 et 2 s’annonce rude. Espérons pour l’ex-joueur de Saint-Quentin que Jordi Fernandez n’ait pas simplement retenu le meilleur potentiel encore disponible à ce stade de la Draft, et qu’il ait un plan pour développer l’ancien du Pole France.

Statistiques 2024-2025 : 11,6 points, 1,7 rebonds et 5,1 assists (Betclic ELITE)

Credit : © Brad Penner-Imagn Images

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Rédac' Chef « Basket » chargé de la qualité des contenus et du respect de notre ligne éditoriale. Ancien joueur de la SIG Strasbourg reconverti dans le journalisme. Passé par les centres de formation BeBasket, Reverse et Skweek avant de rejoindre The Playoffs. Biberonné aux dunks de Shawn Kemp et aux duels Pau-Limoges. Fan inconditionnel de Damian Lillard et Laurent Sciarra. Les highlights de Wemby illuminent mes journées. Et le shoot de Diamantidis continue de hanter mes nuits.

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