Retrouvez nos conseils sur (09-74-75-13-13, appel non surtaxé).
https://www.joueurs-info-service.fr/




On pensait plutôt avoir une interaction entre Suns et Nuggets au deuxième tour des Playoffs 2024 mais les deux franchises seront finalement entrées en contact hier soir, lors du premier tour de la Draft pour procéder à un échange.
Car oui, la genèse de l’arrivée de Ryan Dunn dans l’Arizona réside d’abord dans un transfert.
Hier soir, sur les coups de 4h30 du matin heure française, Adrian Wojnarowski nous informait que les deux équipes venaient de s’entendre sur un échange. Denver montait en numéro 22 en échange de ses 28ème et 56ème choix.
Denver has landed the Suns' pick at No. 22, source tells ESPN. The Nuggets are sending Phoenix No. 28, No. 56 and two future seconds.
— Adrian Wojnarowski (@wojespn) June 27, 2024
Phoenix semblait donc sur de son coup, Dunn ne serait pas pris entre le 23ème et le 27ème choix et pouvait récupérer un second tour. Quelques minutes plus tard, à 5h05 du matin heure française, Ryan Dunn débarquait en NBA, chez les Suns.
Commençons par une introduction basique, Ryan Dunn est un jeune homme de 21 ans, né à Baldwin, dans l’état de New York.
Connaissant 3 lycées différents dans son adolescence, il finira sa carrière de lycéen en Virginie, état qui dispose d’une grande équipe de basket à son université principale.
Espoir « 4 étoiles » (sur 5 maximum) à la sortie du lycée en 2022, il est assez naturellement approché par cette équipe des Virginia Cavaliers pour effectuer sa carrière universitaire. De même, Dunn accepte naturellement de rejoindre cette université, réputée en basket, et championne du pays en 2019.
Ailier de 2m03 pour 98kgs, Ryan Dunn ne dispose pas de mensurations hors du commun. En revanche, il sait utiliser son physique, sa première arme de jeu. Nous y reviendrons un peu plus tard…
À Virginia, Dunn sort du banc la première année où il ne joue que 12.9 minutes par match. Il ne tourne durant cette année qu’à 2.6 points et 2.9 rebonds par matchs en moyenne, mais son coach apprécie beaucoup sa présence sur le parquet et en fera un cadre de la saison 2023-24.
Effectivement, l’an dernier, Ryan Dunn voit son temps de jeu passer à plus de 27 minutes en moyenne par matchs. À la suite de cette saison, il augmente ses statistiques dans tous les domaines, sauf le pourcentage de réussite à trois points, et permet à son équipe de remporter 23 de ses 34 matchs, même s’ils ne parviennent pas intégrer le tableau final de la March Madness, la faute à une élimination au Play-In.
À la fin de la saison universitaire, il se positionne comme un candidat légitime au premier tour de la Draft NBA 2024, où il sera donc finalement sélectionné officiellement par les Nuggets avant de prendre le chemin de l’Arizona.
— Phoenix Suns (@Suns) June 27, 2024
Il semble donc, après coup, que le plan des Suns avec ce choix de premier tour était simple. Le trio Beal-Booker-Durant (et accessoirement Allen) assure l’attaque, il nous faut de la défense.
C’est pourquoi il y a fort à parier que les Suns avaient en tête depuis un bon moment le choix Dunn, défenseur hors pair. Nous ne l’avons pas évoqué auparavant, mais Dunn est avant tout et surtout un défenseur de très haut niveau, capable de défendre quasiment des postes 1 à 4.
Sa présence dans la meilleure équipe défensive 2024 de la conférence ACC (celle de Virginia) atteste de cela. La saison passée, Dunn tournait à 1.3 interceptions et surtout 2.3 contres par matchs de moyenne malgré son « petit » gabarit dans ce secteur de jeu.
C’est notamment cette hargne et cette application défensive qui lui ont permis de significativement augmenter son temps de jeu entre sa première et sa deuxième année universitaire, puisqu’il est un piètre scoreur et shooteur (20% de réussite à trois points en 2023-24 et 52.5% de lancers-francs réussis en universitaire).
Ryan Dunn needs some work on O, but he has the potential to be the type of player every team covets:
The ultimate wing stopper.pic.twitter.com/mLzGDWPYgI
— Suns Are Better (@SunsAreBetter) June 27, 2024
Selon Jay Bilas, analyste pour ESPN du basket universitaire, Dunn est « globalement le meilleur défenseur » de cette cuvée 2024. Il a été comparé hier soir à des joueurs comme Mikal Bridges (bien qu’il en soit encore loin offensivement) ou Matisse Thybulle, toujours dans cet esprit d’un arrière/ailier, défenseur d’excellence, capable de couvrir plusieurs postes.
Du côté des Suns, le manager général James Jones a été amené à commenter la soirée de Draft pour Phoenix dans son ensemble. « Je crois que c’était une bonne nuit pour nous. On est venus dans cette Draft avec deux objectifs : On voulait être plus athlétiques. Et sur le périmètre, en défense, on voulait ajouter de la taille et de la jeunesse, et je crois qu’on a été capable de faire deux choses. Avoir le joueur que l’on voulait, et reculer [il parle de l’échange avec Denver] pour récupérer des atouts et du capital pour le futur afin que nous ayons plus de ressources pour construire l’équipe sur le long-terme. » analysait-il en longueur.
Plus spécifiquement sur le cas de son nouveau joueur, Ryan Dunn, Jones ajoutait qu’il « s’améliorait et que ce qu’on lui demandait à Virginia était de défendre et de s’appuyer sur sa physicalité. Sa précision au tir n’est pas là où lui et nous voulons qu’elle soit ou là où on pense qu’elle sera dans quelques années, mais c’est un joueur qui met de l’impact et les bons joueurs sont ceux qui sont capable d’influencer un match pas seulement au scoring. ».
Il se disait enfin « confiant » qu’avec son staff [les Suns ont un nouvel entraîneur avec Mike Budenholzer] et ses entraîneurs, il « saura amorcer une progression au tir »et que « s’il le fait, et rapidement on [Phoenix] aura trouvé une pierre précieuse ».
L’axe de travail semble donc être clair pour Ryan Dunn, frère de Justin, pitcher en MLB, il passera une majeure partie de son été à s’entraîner au tir. Les Suns, eux, attendent de lui qu’il se salisse les mains en défense afin de laisser tout le champ à son trio pour s’exprimer en attaque.


Justin Dunn, frère de Ryan Dunn, joueur de MLB. Mandatory Credit: Kamil Krzaczynski-USA TODAY Sports
© Brad Penner-USA TODAY Sports