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Chaque année, la NBA célèbre Black History Month durant le mois de février. Elle s’associe à une mise en valeur des afro-américains dans l’histoire des Etats-Unis


La NBA associe son image au Black History Month et reconnait ainsi la contribution des joueurs et personnes de couleur à la ligue, au pays.
Tout commence dés 1926 où des membres d’institutions afro-américaine (on est en pleine période ségrégationniste) décide de célébrer les naissances de deux figures de l’abolition de l’esclavage Abraham Lincoln et Frederick Douglass, le président américain assassiné le 15 avril 1865 et un ancien esclave figure afro-américaine de la lutte pour la liberté des esclaves.
Dans les années 1960 suite au mouvement des droits civiques, des joueurs comme Ferdinand Lewis Alcindor, devenu Kareem Abdul-Jabbar prennent position en faveur de ce mouvement et le lien avec la NBA se crée par les joueurs puis par la ligue.


D’autres joueurs comme Bill Russell, sans avoir la même implication dans le mouvement, marquent la ligue. Ce dernier, décédé le 31 juillet 2022, fut le premier entraîneur afro-américain d’une franchise, les Boston Celtics. Il gagne comme joueur puis entraîneur un total de 11 titres, ce qui en fait la personnalité la plus titrée tous sports américains confondus à ce jour.


Le Black History Month se manifeste en NBA d’abord par les joueurs puis la ligue.
En NBA, dès le début, les joueurs afro-américains ne sont pas présents. À la sortie de Seconde Guerre mondiale, les États-Unis du président démocrate Harry Truman, sont un pays où la ségrégation règne. La NBA est créée en 1946 et il faut attendre 1950 pour que les premiers joueurs soient recrutés. Le premier joueur à être drafté et à signer un contrat est Nat Clifton.
La même saison, Earl Loyde est le premier joueur Afro-Américain est le premier joueur à disputer un match NBA.
Enfin, Nat Clifton est le troisième pionnier de cette génération qui ouvre les portes de la NBA à des joueurs dont aujourd’hui personne ne remet en cause le statut.
Le Black History Month en NBA, c’est mettre en valeur la contribution des pionniers jusqu’aux stars actuelle.
Earl Loyde, premier joueur à disputer un match NBA, il faut insister sur ce point, évolue aux Boston Celtics. Il est conspué, les supporters lui crachent dessus dans une ambiance de haine. Boston est réputée comme une ville progressiste aux Etats-Unis.
Pour autant, les joueurs afro-américains ne sont pas traités de la même manière que les joueurs blancs. Ils n’ont pas le droit aux mêmes entrées dans les hôtels, aux mêmes chambres, à la même nourriture et dans beaucoup d’états certains lieux sont interdits aux noirs. Des affiches tristement célèbrent indiquent à l’entrée de restaurant « interdit au chien et aux noirs » par exemple sur ce titre à l’entrée d’un restaurant de Dallas.


Ce Black History Month nous montre que le pays a, pour une partie, évolué.
Aujourd’hui, ce qui semble comme acquis, l’égalité entre tous le joueurs, ne l’ai pas dans tous les domaines.
En 1990 quand Erwin « Magic » Johnson déclare être séropositif, il est par son statut, en parti accepté. Il ne faut pas oublié qu’a cette période encore la séropositivité est alors synonyme de mort à court ou moyen terme. Les personnes infectées sont considérées avec le même rejet. La participation de Magic à la DREAM TEAM de 1992, son acceptation par les autres joueurs, contribuent à faire évoluer les mentalités.
Son combat a été une source d’espoir pour des millions de personnes dans le monde.


L’implication par des chaussures personnalisées, des tee-shirts pour les éléments les plus visibles et marketing, nous montre que le Black History Month est non seulement un acte militant, mais aussi marketing.
Les joueurs s’impliquent dans leur communauté par leurs discours, les actes au travers de leurs fondations. Un élément important dans la vie des joueurs est valorisé par la ligue qui soutient et encourage de telles démarches.
À ce jour si les joueurs et les entraîneurs afro-américains sont visibles, Michael Jordan est le seul propriétaire noir, une exception. Il reflète aussi la structure socio-professionnelle et la répartition des richesses entre les différentes communautés. Il est devenu milliardaire grâce à ses revenus hors basket et devient ainsi le propriétaire des Charlottes Hornets, dans son état d’adoption.
Il reste discret dans ses actions dans la communauté, mais son implantation dans un ancien état ségrégationniste et encore marqué aujourd’hui par une culture où les communautés cohabitent est important. Le Black History Month relève donc d’une importance d’autant plus importante.


Aujourd’hui, le tabou qui entoure l’homosexualité dans le sport, masculin en particulier montre que certains préjugés restent très présent.
Cette année le Super Bowl a vu la première opposition entre deux quarterbacks afro-américain et le premier entraîneur afro-américain à l’avoir remporté est Tony Dungy en 2008. La NFL est dans une autre considération vis à vis du Black History Month comme en atteste le rejet de Colin Kaepernick.
En effet, à tous les niveaux, des autres joueurs, aux entraîneurs et encore plus important les propriétaires, il a vu sa carrière brisée pour avoir manifesté son soutien au mouvement Black Lives Matter en mettant un genoux à terre au moment de l’hymne national. Sa carrière s’est arrêtée du jour au lendemain.


Le Baseball a une histoire particulière. Il y a eu les Negros League, littéralement les ligues de baseball Noir. Puis en 1947, soit trois ans avant les premiers joueurs noirs en NBA, Jackie Robinson est choisi par les New York Dodgers et il devient l’exemple du Black History Month.
Son héritage se traduit par une reconnaissance de la ligue par le retrait de son numéro dans toutes les franchises le 14 avril 1997 et du Jackie Robinson Day le 14 avril depuis le 14 avril 2004. Il est le seul joueur à avoir cet honneur.


Comme nous pouvons le constater, la perception de l’apport des Afro-américains dans chaque ligue est différente.
La NBA a, de par sa place dans le calendrier, une mise en avant du Black History Month beaucoup plus importante et soutient en cela les campagnes de sensibilisation effectuées par les organismes gouvernementaux, associatifs, communautaires et individuels des joueurs NBA.
La différence de rapport à l’histoire entre les États-Unis et l’Europe pour le Black History month
Enfin, pour mettre en perspective le rapport à l’histoire et aux clivages entre communautés. L’Europe, comme les Etats-Unis, ne possède pas de réaction unie. Le principe de liberté, d’égalité et de fraternité est affiché en France sur le fronton des mairie, mais l’absence de statistiques ethniques, avec ses arguments en faveur et défaveur, rend difficile de mesurer le fait culturel du rapport entre sport et groupes d’individus.
Dans les pays anglo-saxons et du nord de l’Europe, le fait est qu’à l’instar de l’Allemagne, où par exemple, le football est le sport majoritaire dans la communauté turque, il est possible de mesurer les liens entre sport, représentation et communauté.
Les sports, en Europe, promeus, à l’instar du football, la lutte contre les racismes et la lutte contre les discriminations fait à communauté LGBT.
L’Europe et les États-Unis portent des valeurs universalistes, mais leur manifestation dans le sport et plus précisément par la NBA au cours du Black History Month diffère d’un continent à l’autre.