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May 23, 2025; Los Angeles, California, USA; Kevin Durant attends the game between the Golden State Valkyries and the LA Sparks at Crypto.com Arena. Mandatory Credit: Kirby Lee-Imagn Images
May 23, 2025; Los Angeles, California, USA; Kevin Durant attends the game between the Golden State Valkyries and the LA Sparks at Crypto.com Arena. Mandatory Credit: Kirby Lee-Imagn Images
La formation américaine est-elle encore la meilleure pour les joueurs de basket ? Ce débat, ancien mais toujours brûlant, revient régulièrement sur le devant de la scène, notamment à la lumière des performances impressionnantes des joueurs internationaux, en particulier européens, en NBA ces dernières années. À titre d’exemple, aucun joueur américain n’a été élu MVP de la saison régulière depuis James Harden en 2017-2018. Interrogé à ce sujet, Kevin Durant n’a pas mâché ses mots.
“Ce débat est inutile à mes yeux”
Autrefois, les États-Unis semblaient dominer largement un monde du basket qu’ils regardaient de haut. Aujourd’hui, la donne a changé : de plus en plus de joueurs étrangers s’imposent en NBA. Face à cela, fans comme analystes débattent des différences entre les méthodes d’entraînement américaines et internationales. Mais pour Kevin Durant, cette opposition n’a pas lieu d’être. Le double champion NBA et ancien MVP a exprimé son point de vue sur X :
« Les gens parlent comme s’ils connaissaient tous les coachs. Tous les entraîneurs européens ne sont pas exceptionnels, et tous les coachs américains pour jeunes ne sont pas mauvais. C’est aussi simple que ça. Ce débat est inutile à mes yeux. Qu’est-ce que vous essayez de prouver ? »
People speak as if they know every coach lol not every European coach is amazing and not every American youth coach is bad. It’s that simple. The whole argument just pointless to me, what are u trying to prove? https://t.co/uvMZVRGnmZ
La star des Phoenix Suns estime également que bon nombre de joueurs internationaux ayant réussi sont en réalité influencés, de près ou de loin, par la culture du basketball américain :
« La plupart de ces internationaux qui réussissent ont été fortement influencés par la culture du basket américain. Certains ont joué au lycée ici, d’autres sont même passés par l’université. »
L’Europe, un monde à part
Durant ce débat, il est essentiel de distinguer les joueurs européens des autres internationaux (Canadiens, Africains, Australiens, etc.). Des stars comme Giánnis Antetokoúnmpo, Nikola Jokic, Luka Doncic, ou encore Victor Wembanyama aujourd’hui, Tony Parker, les frères Gasol et Dirk Nowitzki hier, ont été formés en Europe, sans passer par la NCAA. Même cas pour l’Argentin Manu Ginóbili, passé par l’Italie avant d’arriver en NBA.
Deux mondes s’opposent : les États-Unis et l’Europe. Cela se ressent dans la formation des jeunes, l’ambiance dans les salles ou encore la culture générale autour de ce sport. Certains vont même jusqu’à dire que les coachs européens sont plus exigeants, plus expressifs, parfois sanguins, mais aussi plus honnêtes et plus efficaces pour développer le potentiel de leurs joueurs.
À l’inverse, des internationaux comme Shai Gilgeous-Alexander et Steve Nash (Canada), Dikembe Mutombo et Jonathan Kuminga (RDC), ou Matthew Dellavedova (Australie) ont tous transité par le système universitaire américain, à l’exception de Kuminga, passé par la G-League avec la Team Ignite. Pourtant, pour Durant, ces distinctions n’ont pas tant d’importance.
« Cette discussion est bidon. Le basketball est un langage universel. Certains ont juste un accent différent. Même d’un État à l’autre aux États-Unis, on enseigne le jeu différemment. Qui peut dire qu’il existe une manière parfaite de transmettre ce sport ? Tout ça, c’est ridicule. »
Most of these successful international guys either are influenced heavily by American basketball culture, played high school ball in America, some even went to college here. This whole convo is trash, basketball is a universal language, some people have different dialect. Some…
Malgré les propos de Durant, la réalité reste marquante : on est encore loin de voir des fumigènes dans les tribunes NBA comme en Serbie, ou des coachs aussi passionnés et démonstratifs que ceux de l’EuroLeague. La NBA s’internationalise pourtant à vitesse grand V : de plus en plus d’entraîneurs étrangers sont recrutés dans diverses franchises. Cette saison, Vincent Collet, ancien sélectionneur de l’équipe de France, a par exemple été engagé par les Cavaliers en tant que consultant.
Même Team USA, autrefois intouchable, connaît aujourd’hui des défaites en compétitions internationales, preuve que la suprématie américaine n’est plus garantie.
Au final, les propos de Kevin Durant traduisent peut-être une forme d’arrogance « très américaine », comme si ce dernier refusait de voir certaines évidences. Mais quoi qu’il en soit, le débat sur les méthodes de formation reste plus que jamais d’actualité.
Journaliste polyvalent sur le football américain, j’écris aussi des articles sur le basket. Commentateur sur Twitch et sur YouTube. Passé par Eurosport notamment. Un mix d’Eminem et de OBJ, fan inconditionnel de Patrick Mahomes et Lebron James