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Après avoir mené à la mi-temps (69-62), les Knicks se sont inclinés lors du premier match de la finale de conférence face aux Pacers, en prolongation, sur le parquet du Madison Square Garden (135-138). Une défaite douloureuse pour les New-Yorkais, qui met en lumière certaines failles mentales déjà observées. Des failles reconnues par Mikal Bridges, arrière des Knicks.
Devant un Madison Square Garden bouillant, comme à son habitude, les Knicks peuvent nourrir des regrets. New York semble s’être sabordé face à Indiana.
« Je pense qu’on a un peu relâché l’intensité, et ensuite, on a arrêté de se parler. Juste un manque de communication », a expliqué Mikal Bridges jeudi. « Ils ont mis quelques tirs à 3 points, et évidemment [Aaron] Nesmith a été très adroit. Mais on lui a facilité la tâche — on ne l’a pas mis en difficulté. Il est resté chaud, on a mal communiqué, et il en a mis encore quelques-uns, des tirs en rythme. »
Un problème de communication qui ne date pas d’hier. Les hommes de Tom Thibodeau ont déjà été confrontés à ce manque de coordination depuis le début des playoffs, malgré des promesses répétées de le corriger. L’effondrement dans le quatrième quart-temps de ce Game 1 en est le symbole.
Aaron Nesmith, l’ailier d’Indiana, a inscrit six tirs à 3 points dans les cinq dernières minutes du dernier quart-temps. Quatre de ces six tirs sont venus d’erreurs défensives des Knicks sur les pick-and-rolls, laissant le joueur totalement seul.
« C’était souvent sur la seconde partie de l’action », a analysé le coach Tom Thibodeau jeudi. « Le début était bien défendu, mais sur la remise d’écran, on manquait de vigilance. Il faut vraiment rester attentif à ce moment-là. Et aussi comprendre ce qui se passe en transition : parfois, c’est un joueur qui n’est pas censé défendre sur lui qui le prend, et dans ce cas, tout le monde doit être conscient qu’il faut monter sur lui et l’empêcher de prendre son tir », rapporte le New York Post.
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Autre illustration du manque de lucidité : l’altercation sur le banc entre OG Anunoby et Karl-Anthony Towns, qui a nécessité l’intervention de Jalen Brunson pour apaiser les tensions. Anunoby et Towns semblaient complètement désynchronisés à plusieurs reprises en fin de match.
« On sait qu’on change souvent de couverture », a ajouté Bridges. « Donc, quand deux joueurs sont impliqués dans une action, ils doivent savoir exactement ce qu’on fait et se parler. Il y a eu trop de situations où l’un faisait une chose et l’autre pensait autre chose. On doit tous être synchronisés. Pas seulement les deux concernés, mais les cinq joueurs sur le terrain doivent être sur la même longueur d’onde. Le relâchement est le vrai problème. Tu te détends une seconde, t’es en retard d’un pas, tu oublies que tu dois switcher ou faire une rotation… Il faut maintenir la concentration tout au long du match. »
Reste à savoir si les New-Yorkais parviendront à corriger durablement ces lacunes. Prochain rendez-vous face aux Pacers dans la nuit prochaine, à partir de 2h, sur BeIN Sports. Le match 2 se jouera à nouveau au Madison Square Garden.
Crédit photo : Brad Penner-Imagn Images