Retrouvez nos conseils sur (09-74-75-13-13, appel non surtaxé).
https://www.joueurs-info-service.fr/




Une élimination au premier tour des Playoffs puis au deuxième l’année suivante. La suite royale des Cavaliers poursuivra-t-elle son cours cette saison avec une qualification en finale de conférence ?
Le chemin s’annonce semé d’embuches, mais Cleveland a les cartes en main pour parvenir à ses fins.
Derrière son brelan d’All-Stars, est-ce l’année pour faire un « all-in », comme le stipulait le slogan lors de la campagne victorieuse de 2016 ? Difficile de donner une réponse définitive, mais la deuxième plus grande ville de l’Ohio veut se donner les raisons d’y croire.
En effet, le board des Cavs a employé les grands moyens à l’intersaison. S’il n’y pas eu énormément de mouvement chez les joueurs, Koby Altman a en revanche totalement changé le staff de son équipe.
Exit JB Bickerstaff et welcome Kenny Atkinson, les Cavaliers ont enclenché la vitesse 2 du projet post-LeBron, qui doit les rapprocher du titre suprême. En embauchant Atkinson, Cleveland est venu piocher dans le staff de l’Équipe de France olympique où Atkinson officiait derrière Vincent Collet.


Kenny Atkinson (à gauche) et Koby Altman, le 27 Septembre 2024, devant les médias. Mandatory Credit : © Nate Ulrich / USA TODAY NETWORK via Imagn Images
Son arrivée devrait notamment permettre d’instaurer un tout nouveau système de jeu, vraisemblablement inspiré des grands Warriors de Steve Kerr, dont Atkinson a été l’assistant de 2021 à 2024 (un titre remporté), selon les déclarations des différents joueurs et de l’entraîneur lui-même lors du Media Day.
« Nous avons [l’effectif pour appliquer ce « style Warriors »]. Mais c’est aussi spécifique aux Warriors. Nous en avons fait des analyses. Ne devons voir comment cela évolue. Nous devons voir ce qui convient à cette équipe. » lâchait Atkinson lorsque les journalistes lui ont demandé s’il comptait appliquer les préceptes californiens à Cleveland. Il poursuivait en profondeur.
« J’aime le pick-and-roll. C’est une grande partie de la NBA, mais je crois qu’il peut y avoir plus d’équilibre. […] Le spacing, ne pas toujours attendre qu’il reste 10 secondes pour faire un pick-and-roll…[mais] ne pensez pas que nous ne jouerons pas de pick-and-roll. Pas du tout. Mais c’est juste une partie [du système].
Il y a d’autres choses que nous pouvons faire. Les écrans sans ballon, il est autorisé de couper, comme à la vieille époque. Le jeu évolue, le mouvement du ballon, le mouvement des joueurs [aussi]. C’était du pick-and-roll et on écarte [avant qu’il arrive]. Mais il y a plein d’autres choses que vous pouvez faire dans le basket-ball. Il s’agit de varier. »
Le discours est assez clair et limpide : le style de jeu va nettement changer chez les Cavaliers où des joueurs comme Max Strus, Sam Merrill et Caris LeVert ne seront plus simplement des joueurs qui attendent dans les coins pour tirer mais des éléments en mouvement constants.
Max Strus came through in the clutch hitting FIVE triples down the stretch including his #TissotBuzzerBeater from HALFCOURT 🎯 pic.twitter.com/KNbMJXSH2d
— NBA (@NBA) February 28, 2024
Les deux stars arrières, Darius Garland et Donovan Mitchell elles, ne seront plus que des joueurs attendant l’écran de Jarrett Allen ou d’Evan Mobley, qui ne seront plus que simple poseurs d’écran roulant vers le cercle et attendant le ballon de leurs meneurs mais bien des joueurs à la polyvalence nécessaire pour porter le ballon, faire des passes et poser des écrans loin du ballon.
Cela fait donc beaucoup de changement dans le jeu à Cleveland. Mais cela est peut-être nécessaire pour franchir un palier et viser plus haut. Surtout, les joueurs, dont la principale star, Donovan Mitchell, semblent adhérer à cette révolution tactique.
« C’est beaucoup d’indécision. Tu as [Mobley] et [Allen] aux coudes [de la raquette]. Tu as ces deux gars aux coudes et si tu veux trop te concentrer sur moi, Garland, Strus, Levert, [Wade], Merrill, qui que ce soit […] c’est maintenant un 1 contre 1 aux coudes avec ces gars qui seront continuellement agressifs. […] C’est une nouvelle menace au scoring.
[…] On introduit juste tout cela mais nous avons un groupe qui continue de se construire et qui continue à apprendre. » détaillait le quintuple All-Star à propos de l’arrivée d’Atkinson et de son staff.
Un quintuple All-Star qui a, comme son entraîneur, connu un été marqué par une décision importante : celle de prolonger chez les Cavaliers.
Effectivement, après de nombreuses rumeurs de transferts qui envoyait Mitchell chez n’importe quel contender de NBA (et surtout les Knicks), « D-Mitch » et la direction des Cavs sont parvenus à trouver un accord significatif pour prolonger l’aventure dans l’Ohio.
Donovan Mitchell, Evan Mobley and Caris LeVert come up HUGE in Game 2, combining for 71 PTS as the @cavs tie the series 1-1!
Mitchell: 29 PTS | 7 REB | 8 AST | 5 3PM
Mobley: 21 PTS | 10 REB | 5 AST | 2 BLK
LeVert: 21 PTS | 6 REB | 3 AST#NBAPlayoffs presented by Google Pixel pic.twitter.com/yQLaTKqvjF— NBA (@NBA) May 10, 2024
Mitchell restera ainsi trois années de plus à Cleveland à la fin de son contrat actuel, un élément de stabilité puissant faisant de lui la figure du projet des Cavaliers. Même si Altman a dû sortir le chéquier (50 millions de dollars par saison environ) pour conserver son All-Star, Cleveland peut désormais construire en toute sérénité une équipe pour aller au bout.
Dans l’autre sens, Mitchell a rappelé à quel point il était content d’être chez les Cavaliers dans la durée et qu’il pourrait désormais jouer la tête libérée.
« Je peux maintenant venir ici et respirer. […] J’aime cet endroit. » amorçait l’ancien joueur de Louisville en universitaire avant de développer.
« C’est mon premier media day en peut-être trois ans où je n’ai pas de gens qui me demandent ce que ça fait de rester quelque part. […] C’est rafraîchissant. Je suis excité d’être ici. Je suis excité de faire partie de ce groupe.
La plus grande chose est que j’ai signé mon contrat […] et qu’il y a maintenant des attentes. […] Il y a une attente sur nous pour faire de grandes choses. Mon esprit est focalisé sur cela. » confiait Mitchell, bien décidé à faire passer un cap à une équipe qui n’a plus connue les finales de conférence sans LeBron James depuis 1992.
Les prémisses de ce changement de cap seront donc observables dès ce soir dans la rencontre entre les Cavaliers et les Bulls (1h heure française) où Atkinson devrait tester ses nouveaux joueurs dans le système qu’il compte mettre en place.
« À Golden State nous jouions beaucoup avec deux grands avec [Looney] et Green. Je ne dis pas que c’est [Mobley] et [Allen], mais il y a vraiment des choses que vous pouvez faire. Nous avons aussi parlé de mon expérience en France et comment nous approchions les changements en défense. C’est différent de la NBA. Je peux prendre certains éléments de cette expérience aussi. » avertissait Atkinson, prêt à changer cette équipe des Cavs.
Puisse la France et Paris porter chance à Atkinson dans l’Ohio…
© Ken Blaze-Imagn Images