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Andre Miller a vécu une longue et riche carrière de basketteur. Star NCAA à Utah, où il devint en 1998 le 4ème joueur à signer un triple-double lors de la March Madness (18 points,14 rebonds et 13 passes contre Arizona), retenu en 9ème position de la Draft NBA 1999 avant d’y passer 17 saisons (1 304 matchs), le Californien de naissance a tout vécu ou presque.
Meneur de jeu « à l’ancienne », davantage orienté vers le playmaking que sur le scoring en dépit de certaines aptitudes sur le plan offensif (17,0 points de moyenne en 2008, une pointe à 52 points en 2010 face aux Mavs), le meilleur passeur NBA 2001-2002 (10,9 offrandes par rencontre aux Cavs) a mené 9 franchises différentes à la baguette lors de son parcours dans la ligue.
S’il n’a jamais réussi à porter les siens très loin en Playoffs (une demi-finale de conférence en 2014 dans un rôle mineur), Andre Miller demeure un joueur aussi réputé que respecté dans le microcosme NBA depuis sa retraite en 2016. Et reste pour les fans comme pour les observateurs l’un des derniers meneurs dit « classiques » à avoir foulé les parquets de la ligue.
De passage dans l’émission All The Smoke vendredi, le natif de Los Angeles s’est exprimé sur la disparition des « vrais » point guards qui peuplaient l’Association avant les années 2000, de John Stockton à Magic Johnson en passant par Mark Jackson.
Mes discussions avec les soit-disant meneurs de NCAA ou de G-League en disent long. C’est dommage mais nous sommes aujourd’hui dans un sport porté avant tout sur l’attaque. La conviction des jeunes joueurs, c’est que pour y arriver, il faut mettre la ballon dans le panier.
Fort de ce constat, Andre Miller expliquait alors ce qu’il faut pour devenir un meneur de jeu digne de ce nom.
Il faut avoir la volonté de faire briller les autres. Et ça demande beaucoup. Ca ne se limite pas à faire des passes. Il faut impliquer ses coéquipiers et pour cela, il faut surtout les connaître personnellement.
Un travail de longue haleine et de tous les instants selon l’homme de 49 ans, dont la mission ne se limitait ni aux limites du terrain, ni aux soirs de match. Sans oublier de souligner une valeur essentielle à sa réussite.
En tant que meneur tu dois montrer l’exemple, être disponible chaque jour, même à l’entraînement […]. J’ai toujours montré beaucoup de respect à mes coéquipiers. C’est ce respect, et mon éthique de travail, qui m’ont permis de le recevoir en retour.
Une éthique de travail qui a permis à Andre Miller de réaliser 14 saisons régulières à 80 matchs ou plus, dont 10 sans rater la moindre rencontre, et d’hériter d’un surnom qui en dit long sur sa science du jeu : The Professor.
Meneur d’un autre temps à l’image de Chris Paul aujourd’hui, Andre Miller a tourné à 12,5 points, 3,7 rebonds et 6,5 assists de moyenne en carrière en NBA.
Credit : © David Richard-Imagn Images