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L’attente était immense. Presque 10 mois après une opération du coude, Shohei Ohtani a enfin repris son rôle de lanceur hier soir avec les Dodgers. Ce n’était qu’une manche, certes. Mais quelle manche. Dans un Dodger Stadium en fusion, Ohtani a lancé 28 balles, touché les 100 mph (161 km/h) et surtout prouvé qu’il était bien de retour – pas seulement comme frappeur, mais comme le phénomène unique qu’il est.
En face, les Padres n’ont pas rendu les choses faciles. Ohtani a concédé deux coups sûrs et un point, mais ce n’est pas le résultat brut qui compte ici. C’est le symbole. Revenir sur le monticule, moins d’un an après une opération aussi délicate, tout en continuant à frapper au plus haut niveau, c’est presque de la science-fiction.
Et côté frappe, justement ? Shohei a encore brillé : un double, un simple, une base sur balles… un match complet dans tous les sens du terme. Il devient même le premier lanceur depuis 1953 à débuter un match au monticule tout en occupant la position de premier frappeur en Ligue nationale. Historique.
Ce retour, aussi bref soit-il, est une bouffée d’espoir pour les Dodgers, dont la rotation est décimée par les blessures. Dave Roberts, le manager, a assuré que le plan est d’y aller progressivement : une sortie par semaine, sans précipitation.
Mais hier, le plus important, c’était l’émotion. Voir Ohtani sur le monticule, balle en main, sourire aux lèvres, c’était un moment rare. Un rappel que ce joueur n’est pas simplement un athlète hors-norme, mais un vrai miracle du baseball moderne.
Sho-time est bel et bien de retour.
Credit Photo: Jayne Kamin-Oncea-Imagn Images