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Cinq mois après l’annonce initiale, la vente des Boston Celtics a été officialisée la semaine dernière. Le groupe d’investisseurs dirigé par Bill Chisholm a en effet pris le contrôle de la franchise dans le cadre d’une transaction évaluée à 6,1 milliards de dollars, succédant ainsi à la famille Grousbeck, aux commandes de l’équipe depuis plus de vingt ans.
Malgré les ajustements structurels, les contretemps de dernière minute et la blessure dévastatrice de Jayson Tatum, la nouvelle direction a assuré mercredi que sa priorité restait inchangée : maintenir les Celtics au sommet de la NBA.
Désormais entériné, l’accord s’est conclu en deux phases : le groupe Chisholm a acquis immédiatement 51 % des parts, tandis que le reste sera transféré d’ici 2028. Et alors que Wyc Grousbeck devait conserver son rôle de gouverneur principal jusqu’à cette échéance, la NBA a imposé que ce poste soit occupé par un actionnaire détenant au moins 15 % de la franchise.
Avec la dilution de sa participation en dessous de ce seuil, Grousbeck a cédé immédiatement sa place à Chisholm. Il demeure toutefois PDG et gouverneur suppléant. Les deux hommes ont tenu à souligner que ce changement n’était que technique et n’aurait aucun impact sur la gestion quotidienne de l’équipe.
Nous dirigeons cette franchise côte à côte. L’objectif est clair : nous ne jouons pas pour la deuxième place, nous visons les titres et les bannières », a affirmé Chisholm.
Parmi les investisseurs du groupe, l’un des noms marquants est celui d’Aditya Mittal, PDG du géant sidérurgique ArcelorMittal et membre de l’une des familles les plus riches d’Inde. Initialement intéressé par une participation modeste, Mittal a finalement accru son investissement pour devenir le deuxième plus grand actionnaire des Celtics.
Selon Chisholm, l’homme d’affaires s’est de plus en plus impliqué au fil des discussions, voyant dans ce projet une opportunité d’apporter une contribution non seulement financière, mais aussi culturelle, afin de renforcer durablement la franchise sur et en dehors du parquet.
En parallèle de la transaction, les Celtics ont réduit leurs dépenses d’environ 300 millions de dollars en salaires et taxes de luxe cet été en se délestant notamment des contrats de Jrue Holiday et Kristaps Porzingis. Une décision nécessaire pour échapper aux lourdes pénalités prévues par le nouveau contrat collectif de la NBA et une cure d’austérité qui n’a toutefois pas altéré les ambitions sportives des C’s.
Et ce alors que Jayson Tatum, victime d’une rupture du tendon d’Achille, devrait rater l’intégralité de la saison prochaine. Un challenge de taille pour les coéquipiers d’un Jaylen Brown, qui n’aura d’autre choix que d’enfiler le costume de franchise player pour espérer porter les Celtics vers les sommets de la conférence Est.
Credit : © Bob DeChiara-Imagn Images