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Très talentueux, capable du meilleur et aussi du pire, le quarterback des Cardinals, Kyler Murray, veut élever son niveau de jeu sur les actions improvisées en 2025. Une dimension essentielle de son profil, qu’il souhaite mieux exploiter pour la saison à venir.
Premier choix de la draft 2019, Murray n’a pas encore répondu aux attentes qui étaient placés en lui lorsque sa franchise l’a drafté. Avec un profil capable d’improvisé, le rendant imprévisible, ce dernier aimerait que ses coéquipiers progressent dans ce domaine.
« Il faut qu’on progresse sur les jeux d’improvisations. J’ai la capacité d’improviser, d’étendre les actions, et on a les gars pour faire des différences sur ce type de séquences », a-t-il expliqué à ESPN. « C’est clairement un domaine où on doit s’améliorer. »
Dans une NFL où les meilleurs quarterbacks brillent lorsque les plans initiaux échouent, Murray veut suivre l’exemple des Patrick Mahomes, Josh Allen ou Lamar Jackson, capables de désorganiser une défense en sortant du cadre prévu grâce à leur bras et leurs jambes.
Le coordinateur offensif des Cardinals, Drew Petzing, est conscient du risque inhérent à ces actions, souvent spectaculaires… mais parfois coûteuses.
« Quand ça fonctionne, les statistiques hors de la poche sont excellentes. Mais quand ça tourne mal, ça donne des pertes de terrain, des turnovers… ce qu’on cherche évidemment à éviter », analyse-t-il. « Il y a deux lectures : la prise de décision dans le système, et une autre forme d’improvisation, comme du basket en contre-attaque. Est-ce que tu joues le rôle de meneur intelligemment ? Est-ce que le ballon va là où il doit aller ? »
Après 82 matchs en 6 saisons, Kyler Murray connait 67.1% de passes complétés, 115 touchdowns et 57 interceptions, pour 19 498 yards. Le quarterback des Cards pourrait encore etre mieux utiliser, et Petzing le sait.
« Ce sont des jeux qui changent un match. Kyler est l’un des rares dans cette ligue à avoir les capacités physiques pour les réussir à un très haut niveau. On veut exploiter ce talent », poursuit-il.
Mais pour que cela fonctionne, tout l’effectif va devoir suivre. Les receveurs devront apprendre à se démarquer en improvisant leurs tracés ou à bloquer pour aider leur quarterback en mouvement, tandis que la ligne offensive doit prolonger ses efforts après le premier contact. L’improvisation résulte en réalité d’un gros travail collectif et d’efforts prolongés.
« C’est dur à reproduire à l’entraînement, parce que ce ne sont pas des situations en “live” », souligne Murray. « Du coup, on répète, encore et encore. C’est à force de répétition que ça devient instinctif en match, sans que les gars aient besoin d’y penser. »
Une meilleure alchimie avec le rookie Marvin Harrison Jr., receveur à très haut potentiel doté d’une forte explosivité, pourrait aussi favoriser la création de jeux fougueux dans ces phases improvisées.
En 2024, sur les courses issues d’improvisations, Murray a été bon sans être le plus productif : 44 courses pour 364 yards (8,3 yards de moyenne), soit la 6e performance parmi les QBs. À titre de comparaison, Lamar Jackson a couru 48 fois pour 446 yards (9,3 de moyenne).
Pour 2025, les Cardinals veulent que les jambes de Murray restent une menace… mais de manière contrôlée.
« Ça doit venir de l’instinct », déclare le coach Jonathan Gannon. « Je ne vais jamais lui dire : “J’ai pas aimé cette décision.” Je ne vois pas ce qu’il voit sur le terrain. Mais il est entraîné, préparé, il a les connaissances et l’intelligence pour laisser parler son instinct et être ce joueur de football qu’il est. »
La capacité d’improvisation est une force de Kyler Murray, néanmoins pour que cette dernière soit réellement mise en exergue, il faudra que toute son équipe suive. Les Cards n’ont connu les playoffs qu’à une seule reprise (2021) depuis que leur quarterback les a rejoints. Après les avoir loupés l’an passé, la saison à venir pourrait enfin voir Arizona brillé de manière constante, le temps d’une saison au moins.
Crédit photo : Rob Schumacher/The Republic / USA TODAY NETWORK via Imagn Images