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Le 16 juin 2015, Golden State menait 3-2 face à Cleveland en Finales NBA. Premier affrontement d’une série de quatre face-à-face pour le titre entre les deux franchises, cette finale marquait également les débuts de Stephen Curry face à LeBron James au plus haut niveau. Grâce à une victoire 105-97 à Cleveland, les Warriors décrochaient un quatrième trophée dans leur histoire.
Au-delà du titre, cette consécration représentait une première pour Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green. Le trio emblématique de la Baie s’invitait pour la première fois au sommet et posait les fondations d’une dynastie encore active dix ans plus tard. The Playoffs revient sur le premier sacre de l’ère Curry.
"The dream season is now complete. The Golden State Warriors are 2015 NBA Champions!"
— Golden State Warriors (@warriors) August 2, 2019
The MOMENT the Dubs brought the Larry O'Brien Trophy back to The Bay for the first time in 40 years 🏆#TeamDay | #DubNation pic.twitter.com/gMD51EVAfs
En 2009, Golden State sélectionnait Stephen Curry avec le 7e choix de la Draft. Les trois premières saisons du meneur se déroulaient sans éclat : 36 victoires au mieux, aucune présence en playoffs et un statut de franchise en reconstruction. En 2011, Klay Thompson rejoignait l’effectif via la Draft, accompagné par un nouvel entraîneur, Mark Jackson.
Le premier exercice des futurs “Splash Brothers” s’achevait avec seulement 23 victoires, tandis que David Lee restait la principale figure de l’équipe. L’arrivée de Draymond Green au second tour de la Draft suivante permettait enfin de former le noyau historique. Dès la première saison complète du trio, Golden State atteignait les 47 victoires avant de s’incliner au second tour des playoffs.
Avec Andre Iguodala venu renforcer l’effectif en 2013, les Warriors terminaient la saison suivante à 51 victoires, mais quittaient les playoffs dès le premier tour, battus par les Clippers. L’arrivée de Steve Kerr sur le banc en 2014 allait tout changer.
Avant le début de la saison, les observateurs plaçaient San Antonio, champion en titre, et les Clippers parmi les favoris à l’Ouest. De son côté, Stephen Curry sortait de sa première campagne All-Star et figurait dans le top 6 de la course au MVP. Klay Thompson confirmait son efficacité offensive avec près de 20 points par match, tandis que Draymond Green s’imposait comme l’ancrage défensif de l’effectif.
Sous l’impulsion de Steve Kerr, Golden State transformait son identité de jeu. Le nouvel entraîneur dessinait un système taillé pour maximiser le potentiel offensif du backcourt Curry–Thompson, en s’appuyant sur la vision de jeu de Green et l’expérience d’Iguodala et Lee. Résultat : un jeu rapide, fluide, fondé sur le spacing, la circulation et le tir longue distance. Un modèle révolutionnaire pour la NBA d’alors, encore largement centrée sur le jeu intérieur.
Avec 67 victoires au compteur, les Warriors terminaient en tête de la ligue. Stephen Curry remportait son premier trophée de MVP. En playoffs, New Orleans (4-0), Memphis (4-2) puis Houston (4-1) cédaient tour à tour face à la mécanique collective parfaitement huilée de Golden State.
9 years ago today…
— NBA History (@NBAHistory) April 23, 2024
Steph Curry hits the TOUGH corner 3 to send Game 3 against the Pelicans to OT 🔥
The @warriors would go on to win the 2015 championship, their first of four in the Curry era! pic.twitter.com/rXHyRXEQ1e
Dans la Conférence Est, Cleveland préparait son retour au sommet grâce au comeback de LeBron James. Kyrie Irving, jeune meneur déjà confirmé, et Kevin Love, arrivé du Minnesota contre le premier choix de Draft, formaient avec lui un Big Three prometteur. La saison régulière s’achevait sur un total de 53 victoires. En playoffs, les Cavaliers balayaient Boston et Atlanta avant de dominer Chicago en six matchs.
Privé de Kevin Love (épaule) et rapidement amputé de Kyrie Irving (genou, blessé lors du Game 1), Cleveland abordait les Finales diminué. Malgré tout, la première manche se disputait en prolongation. Golden State dominait la période supplémentaire 10-2 pour arracher la victoire, malgré les 44 points de LeBron. Stephen Curry et Klay Thompson cumulaient 47 unités.
Cleveland réagissait au Game 2. LeBron manquait le tir de la gagne à la fin du temps réglementaire, mais la franchise de l’Ohio s’imposait en prolongation grâce aux lancers francs de Matthew Dellavedova. Game 3 à domicile : nouvelle démonstration du King (40 points, 12 rebonds, 8 passes, 4 interceptions). Stephen Curry répondait avec 27 points, mais les Warriors s’inclinaient (91-96). Les Cavaliers prenaient l’avantage 2-1. Golden State se retrouvait dans la même situation qu’au tour précédent face à Memphis. La réponse ne se faisait pas attendre.
LeBron James dropped 40 points in an NBA Finals Game 3 win against the Warriors! (2015)
— ThrowbackHoops (@ThrowbackHoops) June 15, 2025
40 PTS
12 REB
8 AST
4 STL
2 BLK
41% FG (14/34)
83% FT (10/12) pic.twitter.com/0J0d4GeuOk
Pour le Game 4, Steve Kerr décidait de bouleverser son cinq majeur : Andre Iguodala remplaçait Andrew Bogut. Le “Death Lineup” entrait en scène. Résultat : victoire nette 103-83, avec seulement 12 points concédés dans le dernier quart-temps. Andre Iguodala terminait même avec une ligne statistique supérieure à celle de LeBron James.
Le match suivant confirmait la tendance. Stephen Curry prenait le contrôle de la rencontre avec 37 points, tandis qu’Iguodala frôlait le triple-double. L’avance 3-2 dans la série plaçait Golden State à une victoire du sacre.
Le 16 juin 2015, les Warriors débutaient le Game 6 tambour battant avec +13 dès le premier quart-temps. Cleveland répondait, rééquilibrait la rencontre, mais le troisième quart-temps tournait à l’avantage des visiteurs (28-18). L’écart restait suffisant pour permettre à Golden State de gérer la fin de match et de conclure cette campagne exceptionnelle par une victoire 105-97.
Stephen Curry bouclait les Finales avec des moyennes de 26 points, 6,3 passes, 5,2 rebonds et 1,8 interception. Andre Iguodala, précieux des deux côtés du parquet et responsable direct de la baisse de régime de LeBron, héritait du titre de MVP des Finales (16,3 points, 5,8 rebonds, 4 passes, 1,3 interception).
The 2015 #NBAFinals Game 6 Mini-Movie… as the @Warriors defeat the @Cavs 105-97 for the title! pic.twitter.com/Ur4JoTulwD
— NBA (@NBA) May 28, 2017
Ce premier titre du Big Three ouvrait une nouvelle ère pour la NBA. La dynastie ne faisait que commencer : deux sacres supplémentaires en 2017 et 2018 avec Kevin Durant, puis un quatrième en 2022, cette fois-ci avec Stephen Curry enfin MVP des Finales.
Crédit photo : David Richard-USA TODAY Sports