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Créé sur les cendres des Supersonics en 2008, le Thunder s’apprête à vivre les deuxième finales NBA de son histoire au terme d’une saison exceptionnelle, conclue par un bilan de 68 victoires pour 14 défaites (1er de la ligue). Particulièrement convaincante sur cette postseason, OKC aborde ces Finals avec le statut de favori, et pourrait bien brandir le Larry O’Brien Trophy pour la toute première fois de sa courte existence.
Si l’armoire à trophées collectifs reste vide au moment d’écrire ces lignes avec une défaite lors des Finals 2012 face au Heat, et une désillusion au mois de décembre dernier en finale de la NBA Cup (perdue face aux Bucks), le Thunder a vu défiler un paquet de grands joueurs et de légendes NBA.
The Playoffs vous présente le top 5 des joueurs, passés ou actuels, de la franchise de l’Oklahoma.
Palmarès au Thunder : 3 saisons,1x All-Star, 1x All-NBA 3rd Team, 1x All-Defensive 2nd Team
Pour sa troisième saison dans la ligue, Jalen Williams, drafté en 12ème position de la Draft 2022 par OKC, n’a pas chômé. Le dauphin de Paolo Banchero au titre de Rookie de l’Année 2023 a passé la seconde cette saison pour rafler ses premières distinctions individuelles.
Déjà considéré comme l’un des tous meilleurs 2-Way players de la ligue, à l’image d’un Scottie Pippen en son temps, l’ailier a ainsi été élu au sein de la All-NBA 3rd Team avant d’être sélectionné dans la All-Defensive 2nd Team. Un tour de force qui illustre à merveille la polyvalence du joueur, devenu le parfait lieutenant de SGA. Et l’une des principales raisons du succès du Thunder cette année.
Si l’échantillon est encore maigre (3 saisons seulement), le potentiel est trop élevé, et le niveau affiché sur ces Playoffs trop impressionnant (20,4 points, 5,8 rebonds et 5,3 assists de moyenne), pour ne pas voir Jalen Williams intégrer ce classement.
Palmarès au Thunder : 2 saisons, 2x All-Star, 1x All-NBA 1st Team, 1x All-NBA 3rd Team, 1x All-Defensive 1st Team
S’il n’est pas le joueur le plus emblématique de la franchise, Paul George n’en reste pas moins l’un des tous meilleurs. Echangé par les Pacers contre Victor Oladipo et Domantas Sabonis en 2017, le natif de Californie a brillé de mille feux dans l’Oklahoma. Sans toutefois permettre à OKC de faire mieux qu’un premier tour de Playoffs, PG a livré deux saisons de très haut niveau sur le plan individuel.
Avec en point d’orgue un exercice 2018-2019 qui a vu Paul George terminer 3ème à l’élection du MVP de la saison (28,0 points, 6,8 rebonds et 6,2 assists de moyenne), grâce notamment à un incroyable triple-double à 47 points (47/12/10), compilé un soir de février 2019, ou à sa place tout en haut du classement des meilleurs intercepteurs NBA (2,2 par match).
Un passage aussi fulgurant qu’impressionnant donc, qui a notamment permis à OKC de faire venir Shai Gilgeous-Alexander au Thunder. Désireux de gagner « tout de suite », les Clippers avaient en effet décidé d’associer Kawhi Leonard à Paul George à l’été 2019 dans l’espoir de rafler un 1er trophée. Un choix qui avait entraîné le transfert de PG à L.A. en échange notamment du prometteur SGA et d’un 1er tour de Draft 2022. Un pick qui permettait au club de sélectionner un certain Jalen Williams.
Palmarès au Thunder : 6 saisons, 1x MVP, 3x All-Star, 3x All-NBA 1st Team, 1x meilleur marqueur NBA
Voir SGA figurer sur la dernière marche du podium en dit long sur la qualité des joueurs passés par OKC. Auteur de trois campagnes à plus de 30 points de moyenne dont une dernière couronnée par un titre de MVP, Shai Gilgeous-Alexander serait bel et bien au sommet du classement de nombreuses équipes NBA.
Meilleur marqueur NBA et top scoreur du Thunder sur une saison en 2024-2025 (1 045 points), véritable leader de la meilleure équipe de la ligue cette année, le Canadien s’est affirmé comme l’un des tous meilleurs joueurs du monde. Seule son ancienneté (6 saisons) l’empêche de figurer plus haut dans notre classement.
Nul doute que la conquête d’un premier titre dans le courant du mois pourrait lui permettre de grimper dans la hiérarchie. Sans même parler d’une dynastie annoncée par nombre de médias étasuniens alors que le Thunder pourrait devenir la plus jeune équipe jamais sacrée dans la grande ligue (24,8 ans de moyenne).
Palmarès au Thunder : 9 saisons, 1x MVP, 1x Rookie de l’Année, 7x All-Star, 5x All-NBA 1st Team, 4x meilleur marqueur NBA
Le passage de Kevin Durant avait tout du compte de fée. Drafté par Seattle en 2007 avant de migrer à Oklahoma un an plus tard, KD a parfaitement mis sur la carte la jeune franchise du Thunder. Eblouissant à titre individuel (4x meilleur marqueur NBA, MVP en 2014) et clairement au niveau de la hype qui l’entourait après être devenu le premier freshman de l’histoire à finir meilleur marqueur NCAA, le médaillé d’or aux jeux de Paris sous le maillot de team USA a passé 7 saisons d’exception à OKC.
Une histoire malheureusement auréolée d’aucun titre collectif, OKC échouant notamment face au Heat lors des Finales NBA 2012. Et un passage hélas terni par un départ précipité et controversé à l’été 2016 pour le grand rival Golden State, bourreau du Thunder en finale de conférence Ouest quelques semaines plus tôt après avoir été mené 3-1 dans la série.
Une fin de parcours en eau de boudin et une décision que les fans du Thunder ne lui ont jamais pardonné en dépit de ses exploits (27,4 points, 7,0 rebonds et 3,7 assists de moyenne en 641 matchs).
Palmarès au Thunder : 11 saisons, 1x MVP, 8x All-Star, 2x All-NBA 1st Team, 5x All-NBA 2nd Team, 1x All-NBA 3rd Team, 2x meilleur marqueur NBA
Aucun joueur n’a incarné le Thunder comme Russell Westbrook l’a fait 11 années durant. Véritable poumon de cette équipe et machine à highlights, Russell Westbrook a formé l’un des duos les plus redoutables de la ligue avec Kevin Durant avant de devenir une usine à basket sans précédent au départ de son camarade.
L’espace de 3 saisons, Russ a fait ce que nul ne pensait faisable : tourner à un triple-double de moyenne ! Un exploit plus réalisé dans la grande ligue depuis Oscar Robertson dans les années 60, qui lui aura notamment permis de ravir son unique trophée de MVP en 2016-2017.
Et si l’histoire d’amour n’a pas débouché sur un sacre collectif, le Californien reste un joueur à part dans le cœur des fans, reconnaissants de la fidélité du 4ème choix de la Draft 2008. Désormais sous les couleurs de Denver, Westbrook a eu droit à son ovation lors de chacun des matchs disputés par les Nuggets sur le parquet du Thunder lors des derniers Playoffs. Preuve de l’attachement du club à son joueur le plus iconique.
Credit : © Brad Rempel-Imagn Images